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The Dukes of Stratosphear, 25 O’Clock (Virgin)

Au milieu des années quatre-vingt, les membres d’XTC s’offrent une pause en enregistrant 25 O’ Clock (1985) avec l’aide précieuse de John Leckie (Stone Roses, Human League, Felt, The Posies…) À la surprise du groupe, l’EP se vend mieux que The Big Express (1984), le disque précédent de la formation de Swindon. Derrière l’alias The Dukes of Stratosphear, nous trouvons ainsi les têtes pensantes d’XTC (Andy Partridge et Colin Moulding) accompagnées du fidèle Dave Gregory (membre quasi-permanent du groupe à partir de 1979) et de son frère Ian à la batterie. Les prémices du projet remontent à la fin des années soixante-dix. Continuer “The Dukes of Stratosphear, 25 O’Clock (Virgin)”

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Dominique Ané, Fleurs plantées par Philippe (Mediapop éditions)

Avec Michel et Joël, on avait décidé de se poser sur un banc, au parc des Contades, à deux pas de la synagogue. On a discuté musique évidemment, et on a évoqué la réformation de Marquis de Sade, qui avait joué à Strasbourg il y a peu, beaucoup grâce au grand frère de Joël, Thierry. Marquis de Sade est un groupe important pour les deux frères. Pour Michel, je ne sais pas. Pour moi, pas trop. Trop lointain, trop sec, trop cérébral, une musique tout en chocs électriques, une voix spectrale… J’ai dit, un peu bravache : ” j’attendrai avec plaisir le moment où Philippe Pascal reformera Marc Seberg, là, je viendrai.” de Joël, Thierry. Marquis de Sade est un groupe important pour les deux frères. Pour Michel, je ne sais pas. Pour moi, pas trop. Trop lointain, trop sec, trop cérébral, une musique tout en chocs électriques, une voix spectrale… J’ai dit, un peu bravache : ” j’attendrai avec plaisir le moment où Philippe Pascal reformera Marc Seberg, là, je viendrai.”
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Suede – Still Life

Discographie commentée par le groupe à l’occasion de la sortie d’un nouveau Best Of et de l’annonce de dates en 2021 pour les 25 ans de “Coming Up”

Il n’en faut pas beaucoup pour que les souvenirs affleurent. Cet automne, la réédition d’une compilation de b-sides – See You In The Next Life (2004) – à l’occasion du Disquaire Day puis la sortie d’un nouveau Best Of – Beautiful Ones – et l’annonce simultanée de quelques dates commémoratives au printemps 2021, afin de célébrer le vingt-cinquième anniversaire de Coming Up, 1996 ont suffi. Il y a eu cette première vie, glorieuse et fascinante et ces trois premiers albums qui confortent un peu plus chaque année leur statut de classique. Et puis le déclin, l’éclipse provisoire avant un retour en 2013 sur lequel on n’aurait pas misé plus de quelques pennies et qui, pourtant, n’est dépourvu ni de panache ni de pertinence. Un pas en avant, un coup d’œil en arrière :  c’est ainsi que Suede a décidé de durer. C’est en janvier 2016, pour évoquer la sortie de Night Thoughts, une œuvre dense et arrangée qui confirmait le regain de forme inattendu du groupe, que l’on avait évoqué les fleurons majeurs de cette discographie avec Brett Anderson et son inamovible bassiste Mat Osman. Continuer “Suede – Still Life”

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Le club du samedi soir #21 invite le journal Groupie

Groupie
Photo : Mathieu Wernert

Un mix de Groupie comme un jeu à point géant, où se bâtit cette bande-son saisonnière en excavant des disques durs des trucs téléchargés ici et là, hier (Super Timor, 2 Cheval) et aujourd’hui (Imre Kiss, Coy, Roméo Poirier, Harmonious Thelonious, Vague Imaginaires et dYmanche). Des pistes pour demain même (LL, Sinaïve), jamais entendues. Une ambiance lourde et brumeuse, entre la chaleur d’un été indien et les flottements de nuits hivernales désertées, dans lesquelles des silhouettes filiformes semblent s’effacer, comme dans la photo désagrégée de Mathieu Wernert. Une sorte d’attente en caisson d’isolation sensorielle, avec un orage violent, quelques voix perdues ou découpées en morceaux, des envies de bouger, frustrées et empêchées. Notre vie.

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Sinaïve, Dasein EP (Buddy records) / Reprise Party (Langue Pendue)

Dasein Sinaïve

Il y a bien longtemps, dans une très petite galaxie fort lointaine, nous nous battions, parfois à mains nues mais surtout verbalement, au sujet de l’usage de la langue française dans un contexte noisy pop. Nous hantions, faute de collectif, nos propres chapelles et le résultat fut que finalement, ce fut hors du bruit que les choses se sont jouées.

Trente ans plus tard, je me permets de reformuler un potentat.

Vous n’aviez jamais rêvé d’un groupe qui cristalliserait tous vos rêves d’adolescent mais en mieux, de voir la charge de l’intelligence défoncer, la serpe à la main, tous vos misérables renoncements ?

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Sentiment océanique – Nelly Pons, Paul Watson, Orchid Mantis

Echo & The Bunnymen Ocean Rain
Ocean Rain

Pour Emma.

La lettre que l’on n’attendait plus, le message sorti de l’oubli – la bouteille à la mer. Il y a quelques jours, je relisais ce témoignage bouleversant, Lettres à sa fille de Calamity Jane. Vie d’aventures où cette cavalière, cette « reine des plaines », écrivit entre quelques affrontements avec la justice, vingt-cinq lettres à sa fille. Une descendance qu’elle confia, très tôt, à un couple : Jim et Helen O’Neil. Janey, l’abandonnée, ignora tout de sa mère jusqu’à ses trente-ans. Calamity précise d’emblée : « Il est possible que mes lettres ne te parviennent jamais. » Continuer “Sentiment océanique – Nelly Pons, Paul Watson, Orchid Mantis”

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Bee Appleseed reprend “There Is A War” de Leonard Cohen

Leonard Cohen est probablement mon artiste préféré, toutes disciplines et époques confondues. C’était donc une expérience merveilleuse de reprendre une de ses chansons. Celle-ci semble particulièrement pertinente pour décrire la folie du climat politique. C’est pour cette raison que je l’ai choisie. Sur un coup de tête, j’ai décidé de tagger Adam, le fils de Leonard Cohen, quand j’ai pour la première fois partagé cette chanson. A ma grande surprise, il m’a contacté pour me dire qu’il aimait ma version. Il  m’a aussi confirmé que, pour lui aussi, les mots de son père datant de 1974 n’ont fait que devenir plus pertinents au fil des ans. J’ai invité ma petite amie Nora Keyes pour faire les chœurs et Blobbie Kirkhuff à jouer de la SOMA Pipe (tous deux sont membres d’Elf Freedom)… Ensemble, on est devenu des pros de l’enregistrement à la maison ces derniers temps. Alors, si vous avez aimé cette chanson, d’autres ne vont pas tarder.”

 

On reviendra prochainement sur le cas du brillant Bee Appleseed. En attendant, on peut écouter écouter sa discographie solo ici  et ses productions avec Nora Keyes, la muse du Los Angeles arty et indie derrière ce lien.

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Cabane – “Trébucher n’est pas chuter”

Marc A. Huyghens et Thomas Jean Henri
Marc A. Huyghens et Thomas Jean Henri / Photo : Elise Peroi

La dernière fois qu’ils se sont trouvés en face de moi, c’était au siècle dernier. Ce n’était pas des centaines de kilomètres et un écran qui nous séparaient mais quelques mètres et une scène, celle de cette très belle salle qu’est le Botanique. Comme surgi de nulle part – alors qu’en fait pas du tout –, leur groupe défrayait la chronique avec sa formule entièrement vouée à l’acoustique (guitare, contrebasse, violon, batterie minimale et expérimentations soniques), un hit miniature virevoltant, She’s So Disco, et un premier album joliment intitulé Welcome To The Modern Dancehall.

>>>A la fin de l’article, découvrez en avant-première la reprise de Take Me Home, Pt II de Cabane par Marc A. Huyghens.

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Broken Dreams Club

Disparition à 38 ans de l’américain Chet « JR » White

Chet « JR » White
Chet « JR » White

Pour tout vous dire, je n’y ai pas cru. C’est Christophe Basterra qui a annoncé la nouvelle – « C’est un matin si triste … » – en relayant les mots, plus tristes encore, de Christopher Owens. Alors, quand Christophe m’a demandé si je pouvais écrire quelques lignes, je me suis souvenu de ce texte, écrit il y a des années où il est question de pop, d’amour. Et de Chet « JR » White.

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The Reds, Pinks & Purples, You Might Be Happy Someday (Tough Love)

Hier soir, j’ai décidé que You Might Be Happy Someday était le plus beau disque de l’année. Il fallait bien que quelqu’un la prenne, cette décision. Je n’ai pas eu à me forcer et je ne vois pas comment je pourrais me dédire au cours des trois prochains mois. Avec toute l’objectivité de jugement que me laissent ces huit chansons, une fois le cœur transpercé en plein dans le mille, il ne peut pas en être autrement, car ce disque est une merveilleuse évidence. Du « sur-mesure », pour ceux qui aiment Sarah Records. Continuer “The Reds, Pinks & Purples, You Might Be Happy Someday (Tough Love)”

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Robert Wyatt, His Greatest Misses (Domino)

Toutes les occasions sont excellentes. Celle-ci tout autant que les précédentes – l’exploration d’un fragment de discothèque confinée pour célébrer, quand même, le retour du printemps en réécoutant At Last I’m Free (1980) ; la republication pour le Disquaire Day automnal de Summer Into Winter (1982) cosigné avec le jeune Ben Watt, évoqué il y a peu ici. Plus que toute autre – en tous cas, davantage que beaucoup – l’œuvre de Robert Wyatt est de celle qui se prête volontiers aux plaisirs de la redécouverte, vierge de toute balise trop convenue tant elle semble, à chaque fois, s’échapper de toute part vers l’Inouï. Et force est de constater qu’elle confère encore l’envie d’écouter et d’écrire. Continuer “Robert Wyatt, His Greatest Misses (Domino)”

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Odessey & Oracle, Crocorama (Another Record)

Odessey & Oracle “Prise au piège
D’un manège
La tête enveloppée de papier chiffonné  / Les nouvelles
Bien trop cruelles
Vitrifiant les cœurs d’impuissants spectateurs  / Des sourires ébréchés qu’on ne peut plus consoler / Mais ressaisis-toi ! Faut pas pleurer comme ça”

Après avoir vu, il y a quelques mois, un concert ébouriffant des Lemon Twigs à la Laiterie à Strasbourg, j’étais resté sur le flanc. Pour tout vous dire, je ne suis pas spécialement intéressé par la virtuosité, la maîtrise instrumentale étant très éloignée de mes préoccupations. Je peux même vous dire, et ça n’est sans doute pas une surprise si vous me lisez plus ou moins régulièrement ici, que je suis souvent plus attiré vers l’inverse, ce qui « sonne plus humain » (comme on dit en studio quand on n’a pas envie de refaire une énième prise imparfaite), quelque chose qui se met en place, qui coince, qui couine, qui peine et qui galère. Continuer “Odessey & Oracle, Crocorama (Another Record)”

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Le club du samedi soir #20 : Autechre

Autechre

Sign, le quatorzième album d’Autechre, marque le retour à un certain «classicisme» IDM. Celui des années 1993-1998, de Tri Repetae ou du fameux LP5, avec ses breakbeats déconstruits et ses longues plages ambient. Un disque magnifique, plus abordable que l’abstraction expérimentale et fascinante de Exai ou des NTS Sessions par exemple, qui réconciliera peut être avec Autechre ceux qui (à tort selon nous) se sont détachés d’un travail jugé trop hermétique. L’occasion avec cette mixtape de revenir sur une œuvre capitale, en en proposant une traversée chronologique : de leurs premières tentatives électro sous le nom de Lego Feet à la radicalité de elseq, en passant par l’Anti EP ou certains remixes de tout premier ordre (Dalcan, Seefeel, Merzbow).

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Selectorama : Dead Famous People

 

Dons Savage
Dons Savage / Photo : Frances Carter

Les Néo-Zélandais de Dead Famous People viennent de sortir Harry, leur troisième album en plus de trente ans de carrière. Si le nom du groupe ne parlera sans doute qu’aux amoureux de pop moderne les plus pointus, le parcours de Dons Savage, unique rescapée du line-up d’origine, réveillera de vieux souvenirs. Dead Famous People figure par exemple au générique de l’m Your Fan, hommage à Leonard Cohen sorti par les Inrockuptibles en 1991. On retrouve également Dons Savage au chant sur Kiss And Make Up, reprise des Field Mice par Saint Etienne. Rien que pour ça, nous lui devons une reconnaissance éternelle. De leurs débuts chez Flying Nun Records à leur récente signature chez Fire, les perles pop “option guitare cristalline” de Dead Famous People semblent toutes avoir été composées et produites dans la deuxième moitié des années 80. Ce n’est sans doute pas pour rien que ce Selectorama regarde dans le rétroviseur. Avec dix titres entre classiques absolus (Nick Drake, Joy Division) et choix plus discutables (Gilberto Nunes Orchestra), Dons Savage affiche clairement la couleur : “Malheureusement aucun titre moderne car la majorité d’entre eux sont ignobles”.  Continuer “Selectorama : Dead Famous People”

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Le grand saut – The Replacements, Lisa Fittko, Lewis Trondheim & Alfred

Collage sauvage et de mauvaise foi de l’actualité culturelle de la semaine

Longtemps, j’ai fait mes choix de livres ou de disques par une sorte de saut, comme un risque à prendre. Je me souviens, sans rien en connaître, acheter avec empressement Premier Amour de Samuel Beckett. Inutile de préciser que je fus surpris par ce texte aride et prodigieux à la fois, bien loin de mes attentes, suscitées par le titre du livre. Jolie confusion qui nous surprend et nous guide ailleurs. C’est comme regarder, non stop et toute une journée, plusieurs films de Claude Sautet – bruits de bistrots, ambiances lourdes de tabac et corps collés contre le zinc – puis sortir le soir dans les rues de Paris, tiens au hasard la rue de Ménilmontant et ne voir que haute solitude. Incroyable ravissement que ces situations que l’on vit tous, où l’on chemine un peu au hasard droit devant – ainsi le réel semble nous voler un peu de nos mémoires. On en oublierait presque notre dernier amour merdique. Continuer “Le grand saut – The Replacements, Lisa Fittko, Lewis Trondheim & Alfred”

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Manson’s Child reprend “I Know Where Syd Barrett Lives” des Television Personalities

J’ai découvert les Television Personalities dans l’appartement étroit d’un couple d’amis, Elsa et Hervé, début 1990, place de Zurich. Un peu perdu à Strasbourg, j’aimais passer du temps dans ce minuscule endroit, sous prétexte de garder le chat pendant que ses maîtres vivaient des moments que j’imaginais fous et intenses (ils l’étaient) dans des endroits interlopes. En première année d’histoire (enfin, en première année d’histoire des Inrockuptibles), je préférais ma vie de rat de discothèque, écoutant pour la première fois les Modern Lovers, les Vaselines, et donc les 45t et les premiers albums des TVPs. Continuer “Manson’s Child reprend “I Know Where Syd Barrett Lives” des Television Personalities”

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Sous surveillance : Molto Morbidi

Molto Morbidi
Molto Morbidi / Photo : Bénédicte Dacquin

Qui ?

Une jeune femme prénommée Swan, qui rêvait enfant de devenir compositrice de musiques de film et déjà croisée il y a quelque temps au sein de Shadow Motel, un trio mixte défendant à mains nues un rock abrasif et sous tension – l’album Ausfahrt Nach, paru en 2013 chez Cranes Records, en témoigne. Désormais, elle jongle (presque) seule entre ses synthés – dont un clavier midi pour les rythmiques – et sa basse. Mais quand même, elle précise : “Le projet est solo mais pas complètement solitaire, parce que je suis bien entourée par des amis qui, même s’ils ne prennent pas part à la composition, s’impliquent de plein de manières différentes – en me trouvant des dates, en créant des visuels, en écoutant mes mix et mes expérimentations”. Continuer “Sous surveillance : Molto Morbidi”

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Section Sixteen #8 : Gabrielle M.

Qu’écoutent réellement nos kids ?

section16 Gabrielle M.

Section16
Logo : Gabrielle B.

Elles / ils sont des filles de, fils de – ou peut-être des cousines ou des cousins, des nièces, des neveux. Toute la journée, toute la semaine, ils subissent la musique forcément cool qu’écoutent leurs parents ou les membres de leur famille avant que ces derniers n’écrivent quelques lignes ou des tartines pour Section 26 – voire d’autres sites du même acabit. Alors, ces ados et pré-ados sont-ils déjà condamnés à écouter ce qu’on leur impose au presque quotidien ? Pas forcément, la preuve par 16, comme en témoigne la huitième mixtape de cette série, concoctée par Gabrielle.

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Young Gun Silver Fox, Canyons (Légère Recordings)

Young Gun Silver Fox

Sorti en mars dernier, en plein confinement, Canyons, troisième album de Young Gun Silver Fox, a la lourde tâche de succéder au superbe AM Waves. Le duo ne change ici guère la formule éprouvée sur les précédents albums : une plongée dans les contrées ensoleillées du Yacht Rock seventies. Canyons n’apparaît pourtant pas comme une redite. Un peu moins immédiat que son prédécesseur, l’album se laisse approcher délicatement. L’attente est récompensée, Canyons est un plaisir pour les sens et l’âme. Continuer “Young Gun Silver Fox, Canyons (Légère Recordings)”

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Clip : Molto Morbidi, I’m Calling You At Night (Flying Saucers)

Molto Morbidi
Molto Morbidi / Photo : Bénédicte Dacquin

La première fois, ça a duré à peine trente secondes. Le temps d’un extrait sur la story Instagram d’une amie, avec laquelle je partage pas mal de groupes mais surtout memoryhouse et Memory Tapes et donc, forcément, malgré les conditions peu enviables (un téléphone portable, des voisins qui parlent fort), l’envie de tendre l’oreille. Suivie très vite par l’envie d’en savoir plus, la faute à une mélodie qui flirte avec l’onirisme, un nom qui intrigue (et comme on l’apprendra plus tard, un vrai faux ami), le graphisme un rien naïf d’une pochette qui séduit… Alors, c’est la curiosité récompensée, la découverte du monde un peu fragile de Molto Morbidi (placé en Sous Surveillance dès ce jeudi), projet de la seule Swan, croisée il y a quelque temps au micro du trio lillois Shadow Motel et aujourd’hui jeune femme orchestre qui a publié au tout début de l’été sur l’organisation Flying Saucers sa deuxième cassette EP, Expiration Date. Une cassette si joliment ponctuée par I’m Calling You At Night, petit miracle de gravité mélodique accompagné d’un très beau clip réalisé par Jo Anatole (l’auteur de ladite pochette, pour celles et ceux qui suivent) qui fait  – mais entre nous, comment pouvait-il en être autrement ? – la part belle à la mélancolie bleutée. Touché.

Molto Morbidi jouera vendredi 23/10 aux côtés de En Attendant Ana au festival Le Grand Saut à Angers.
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Ben Watt, Summer Into Winter (1982) & North Marine Drive (1983), (Cherry Red)

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Le premier maxi de Ben Watt (Summer Into Winter, 1982) jouit enfin d’une réédition vinyle dans le cadre du Disquaire Day. Belle initiative dont on ne pouvait se passer de vanter les mérites. L’occasion également de mettre en lumière les débuts de carrière du guitariste et producteur aujourd’hui essentiellement connu pour la discographie plus flamboyante qu’il construira sur la longueur au sein d’Everything But The Girl avec sa compagne Tracey Thorn, rencontrée en 1981 sur les bancs de l’université de Hull. La parution de cette réédition a été largement retardée par la situation sanitaire, l’occasion pour Ben Watt, complètement reclus depuis le début du confinement car souffrant d’une maladie auto-immune depuis de nombreuses années, d’évoquer en toute simplicité sur les réseaux sociaux les circonstances pour le moins extraordinaires qui ont conduit à son enregistrement. Continuer “Ben Watt, Summer Into Winter (1982) & North Marine Drive (1983), (Cherry Red)”

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En Attendant Ana en live chez vous, maintenant.

Depuis le lancement de Section26 (ainsi que dans Mushroom, son prélude version fanzine qui fête ses 3 ans bientôt), nous n’avons cessé de vous parler de ce groupe francilien qu’on avait adoré voir à leurs débuts en concert dans un certain nombre de salles locales, du Zorba à Belleville au Chinois à Montreuil, au moment de la sortie de leur premier album, via Buddy Records et Montagne Sacrée. Cette année, on avait été magnétisés par leur prestation à La Boule Noire, pour célébrer leur second album Juillet, désormais relocalisé chez les chicagoans Trouble In Mind. Continuer “En Attendant Ana en live chez vous, maintenant.”

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Sahara, Triptyque I – It’s Only Talk (Pazapas / Le Gospel)

De niveau trilingue, cette nouvelle entité, Sahara, est aussi à bloc en musicologie :  elle propose deux pistes longues, une en français (Gris climatique), l’autre en franco-allemand (Europa), et une reprise de King Crimson (Elephant Talk), fermez le ban. A travers Sahara, duo garçon/fille de Bordeaux entouré de musiciens, il est étonnant de constater à nouveau comment les collectifs de musiciens ont évolué en France : du quatuor basique (chant, guitare, basse, batterie), le temps est au collectif informel qui émarge dans tous les styles, on peut penser à La Femme, Aquaserge ou à Catastrophe, où l’on sent que le projet, le nom, est plus important que ses membres, que ces ensembles sont plus que l’addition de leurs membres. Continuer “Sahara, Triptyque I – It’s Only Talk (Pazapas / Le Gospel)”

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Oasis, (What’s The Story) Morning Glory ? (Big Brother/Pias)

25 ans après, que reste-t-il de l’album des frères Gallagher ?

Oasis, (What’s The Story) Morning Glory ?

Oh bien sûr, il y eut la guéguerre de la Britpop, cette rivalité avec Blur dont nous n’allons pas vous refaire le plan de bataille marketing.
Oh bien sûr, il y eut la Britpop tout court, qui transforma tout un pan du rock indépendant anglais en un phénomène de masse.
Oh bien sur, il y a Wonderwall, cette scie grotesque (« Mais après tout, t’es mon super mur. » Super paroles, non ?) dont on subit encore régulièrement les interprétations les plus fantaisistes à chaque fête de la musique et qui donna lieu à une sanglante bataille d’égo entre les deux frères.
Mais toutes ces choses sont à replacer dans leur contexte et si vous n’avez pas eu la chance ou la malchance de vivre cette époque, des livres existent désormais.
Alors, au bout du compte, que reste-t’il du deuxième album d’Oasis ?
Juste un putain de grand disque ? Continuer “Oasis, (What’s The Story) Morning Glory ? (Big Brother/Pias)”

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Le club du samedi soir #19 : NZ Alert, vol. II

The Kiwi Animal
The Kiwi Animal

Après avoir écouté l’émission consacrée au label mythique Flying Nun sur Rinse France dimanche dernier, présentée par Thomas, Fred et Matthieu, j’ai eu envie de me replonger dans l’écoute de groupes phares ou plus confidentiels de ce bout d’île lointaine. Une sélection de 26 titres, de la fin des années 70 à nos jours, qu’ils soient parus chez Flying Nun, Xpressway, Every Secret Things ou d’autres micro labels éphémères à l’époque, en allant jusqu’à des labels plus récents comme Epic Sweep ou Melted Ice Cream qui permettent à cette  scène bien ancrée de continuer d’exister et de s’affirmer. Un pays où depuis toujours, les membres de groupes se mélangent et jouent ensemble, font tout eux-mêmes dans leur coin, humblement, avec un sentiment que la musique est quelque chose de fondamental. Pour eux autant que pour nous, finalement.

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Dance To The Music #7 : La fièvre Disco

Paradise Garage, NYC, 1979.
Paradise Garage, NYC, 1979.

Nous avons tous l’impression de connaître le disco. Qui n’a pas dansé sur les Bee Gees, les Trammps ou Gloria Gaynor ? Le disco semble à première vue si frivole, pourtant cette musique a un passé militant et porte dans son ADN l’identité des minorités qui l’ont créée. Du Loft jusqu’à La Fièvre du Samedi Soir, une tentative pour y voir plus clair et rendre hommage à une période cruciale dans l’histoire de la dance music et du clubbing moderne. Une remise en perspective d’autant plus nécessaire en cette période difficile où danser et sociabiliser dans un club nous manquent terriblement.

NDLR : Pour une meilleure expérience de lecture, press play ci-dessous.

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Traiter du désespoir – Roberto Bolaño, The Flaming Lips et François Truffaut

Collage sauvage et de mauvaise foi de l’actualité culturelle de la semaine

Fanny Ardant
Fanny Ardant chez François Truffaut

On peut pendant, longtemps, mal recevoir et mal traduire une livre, un film ou un disque. Un malentendu, comme l’on dit souvent. Notre époque n’en manque pas. C’était l’une des obsessions de Roberto Bolaño, régler son compte à toutes formes de langage « mauvais », ce langage articulé pour désinformer, pour créer le vide. L’auteur de 2666 s’est souvent amusé à reproduire une scène littéraire – celle que l’on peut discerner à chaque automne, ici, en France avec toujours les mêmes noms et visages – en y montrant toute la vanité de ces éternels ambitieux du moindre prix. Continuer “Traiter du désespoir – Roberto Bolaño, The Flaming Lips et François Truffaut”

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Devenir oiseau

A propos de “Eight Gates”, l’album posthume inédit de Jason Molina sorti cet été

Jason Molina Sébastien Berlendis

Eight Gates est le dernier enregistrement de Jason Molina, leader de deux groupes majeurs, Songs Ohia et Magnolia Electric co, qui ont traversé la fin des années 90 pour le premier et les années 2000 pour le second. Eight Gates comporte neuf titres inédits, ne dure que vingt-cinq minutes, il est sorti au début du mois d’août. Continuer “Devenir oiseau”

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Section Sixteen #7 : Louna

Qu’écoutent réellement nos kids ?

Louna
Louna

Section16
Logo : Gabrielle

Elles / ils sont des filles de, fils de – ou peut-être des cousines ou des cousins, des nièces, des neveux. Toute la journée, toute la semaine, ils subissent la musique forcément cool qu’écoutent leurs parents ou les membres de leur famille avant que ces derniers n’écrivent quelques lignes ou des tartines pour Section 26 – voire d’autres sites du même acabit. Alors, ces ados et pré-ados sont-ils déjà condamnés à écouter ce qu’on leur impose au presque quotidien ? Pas forcément, la preuve par 16, comme en témoigne la septième mixtape de cette série, concoctée par Louna.


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Shinichi Atobe, Yes (DDS)

La biographie de Shinichi Atobe est pour le moins parcellaire. Pendant de nombreuses années, le nom du japonais ne résonnait aux oreilles des connaisseurs que pour un mythique maxi d’ambient crépusculaire, Ship-Scope, sorti en 2001 sur le label Chain Reaction de Moritz von Oswald et Mark Ernestus. Trop peu pour laisser une trace indélébile, certains en étaient même venus à suspecter un avatar d’un des artistes phares du label allemand (René Löwe) mais c’était sans compter sur la force des réseaux sociaux et autres sites participatifs qui allaient, le temps passant, faire de ce maxi un trésor caché. Continuer “Shinichi Atobe, Yes (DDS)”

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The Creation, les EP français (Cameleon Records)

The Creation

Les années soixante furent une période très compétitive pour les groupes de rock britannique. Peu nombreux furent les élus, ceux capables d’atteindre les cimes du classement. Vingt ans plus tard, les passionnés redécouvrirent de nombreuses et valeureuses formations, à l’ombre des têtes d’affiche de l’époque (The Beatles, Kinks, Who, Stones, Small Faces…). The Creation fit incontestablement partie des plus belles trouvailles des archéologues du rock sixties outre-Manche, aux cotés de The Smoke, The Sorrows ou The Action. Leur musique influença ainsi rétrospectivement de nombreux groupes et labels parmi lesquels Ride (ils ont repris How Does It Feel to Feel), Oh Sees (cover de If I Stay Too Long) et bien sûr Creation Records. Continuer “The Creation, les EP français (Cameleon Records)”

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Juniper, Juniper (Fabcom ! Records)

juniperD’abord, il y a Juniper Shelley. Au premier plan. Elle est âgée d’une quinzaine d’années à peine. ” Elle chante depuis aussi longtemps qu’elle – ou que quelqu’un d’autre – s’en souvienne “ lit-on dans une biographie forcément brève. Cela laisse déjà entendre que sa précocité a eu des témoins et qu’ils ont été attentifs : c’est très important. Mais on y reviendra. Juniper a publié il y a quelques mois un premier album, celui d’une jeune fille de quinze ans, bien élevée, mais pas trop. Elle y interprète –et y compose même quelques fois –  des chansons à la fois de son âge et d’un autre, plus ancien : des fragments d’adolescence poisseux comme du bubblegum, des chroniques méditatives sur les garçons, la vie de collège et la musique, où la candeur des sentiments, exprimés avec une sincérité qui ne se targue jamais d’être pure, n’exclut pas des traits de génie d’une implacable lucidité – Kids On My Corner, portrait drôle, à la fois impitoyable et attendrissant, des groupes qui trainent dans les garages des environs. Continuer “Juniper, Juniper (Fabcom ! Records)”

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Ce Syd-là est une bande de jeunes à lui tout seul

Working Men’s Club, un premier album signé chez Heavenly Recordings

Working Men's Club
Working Men’s Club / Photo : Rosie Butcher

“Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous.” Mea culpa, j’avais raté celui avec Working’s Men Club en novembre 2019 au Supersonic, cette salle parisienne de concerts souvent gratuits, idéale pour juger de la qualité d’un groupe au-delà de ses premiers enregistrements. Pourquoi aurais-je dû alors déjà m’intéresser à Working Men’s Club ? Parce que le single inaugural Bad Blood était sorti début 2019 sur Melodic, label de Manchester souvent bien inspiré depuis 1999 (Lucky Pierre, moitié d’Arab Strap, The Isles, The Longcut, plus récemment W.H. Lung) ? Parce que le disque suivant, Teeth, en faisait la nouvelle signature de Heavenly ? Parce qu’au gré des informations, le groupe était présenté comme originaire de Manchester ou bien de Sheffield, ce qui reste de bon aloi ? Continuer “Ce Syd-là est une bande de jeunes à lui tout seul”

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Le club du samedi soir #18 : Swedish Summer Nostalgia

Hej då sommar ! Au revoir l’été… même si j’ai l’impression qu’en cette année de chaos, on n’a même pas pu prendre le temps de se dire hej ou plutôt bonjour correctement.
L’automne est bel et bien installé et les vacances d’été semblent loin déjà, et surtout, je n’ai pas pu passer l’été en Suède comme chaque année depuis longtemps. Nostalgie et besoin de me replonger dans les souvenirs de mes étés suédois dans la petite ville de Åhus, située dans le Sud Est sur la mer Baltique, la ville d’origine de la Vodka Absolut (ça ne s’invente pas, à boire avec modération bien sûr) et également le berceau de quelques musiciens, groupes et un label indépendant (Labrador Records) au programme de cette playlist.
La musique de Eggstone, Kent, Neneh Cherry et d’autres compatriotes dont certains sont des amis me font revivre ces moments d’étés heureux, de longues journées passées sur la plage, entre le bleu du ciel et de la mer et l’éclat doré du soleil et du sable fin.

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La Chemise

Au sujet de la sortie du coffret Deluxe de “Power, Corruption & Lies” de New Order

La chemise
La chemise / Photo : Étienne Greib

Il y a environ 25 ans, je collaborais à un fanzine top délire dont l’intitulé Panzerfaust has Sex W/ Bobby Briggs laissait entendre qu’on en avait suffisamment rien à foutre – et pourtant, la vie nous prouverait le contraire – pour tout se permettre.
Douce ironie des post slackers associés à la malévolence des riot grrrls, nous étions d’une idiotie rare et encore juvénile malgré nos quarts de siècle. Je me souviens que j’avais fait un petit mot d’humeur sur le coffret des Pet Sounds Sessions des Beach Boys qui sortait à l’époque (Pfiou, time flies, comme ils disent au pub) où j’ironisais fièrement sur le comportement parfaitement rétrograde qui allait devenir le moi d’après. Continuer “La Chemise”

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Le festival de l’automne

Collage sauvage et de mauvaise foi de l’actualité culturelle de la semaine

Lee Hazlewood
Lee Hazlewood

C’est une intensité rare qui sort de cette moustache noire de jais frémissante. Lee Hazlewood convoque, mieux qu’un autre, le sentiment d’automne. Grande et hautaine saison pour la pop musique. Peut-être, Fred Neil arrive, le temps d’un This Water Is Wide a retranscrire cette même grâce. Mais pour quelques happy few, cette chanson – My Autumn’s Done Come – relève de la liturgie. Ritournelle qui rend l’empreinte parfaite d’une saison et qui se reformule, comme un sublime aveu, chez les autres – Alpha, Tindersticks, Jarvis Cocker ou encore Richard Hawley. L’automne, c’est le temps de ce qui est réversible, de ce qui se répète mais de manière insaisissable. Continuer “Le festival de l’automne”

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Joel Jerome reprend “MTV Makes Me Want To Smoke Crack de Beck

Cette semaine, c’est la tuile. Pas de reprise inédite à proposer. Mais puisqu’on vient d’apprendre que l’excellent Joel Jerome édite pour la première fois en vinyle When Beck Was Cool Vol. 1, sa compilation de reprises d’un autre Californien, on s’est dit que l’occasion était parfaite pour rappeler l’existence de l’une des meilleures blagues pop des dernières années. Voici donc le fameux hommage, irrévérencieux et potache, d’un fan à son idole partie trop tôt, dans des circonstances qui, vingt ans plus tard, paraissent toujours aussi nébuleuses.

RIP Beck.

PS : On apprend qu’un second volume de reprises est en préparation.

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Selectorama : Chiens de Faïence

Chiens de Faïence
Chiens de Faïence

Fail & Foil, second album du trio de Nanterre Chiens de Faïence sorti il y a quelques semaines à peine via trois labels (Howlin’Banana Records, Hellzapoppin Records et Safe In the Rain Records) vous avait été proposé en écoute en avant-première ici. Pour prolonger le plaisir de leur pop DIY et lo-fi, nous leur avons demandé quelques références dans cet univers bien moins tendre qu’il n’y paraît. Boris, Harmonie et Malo sont allés chercher dans leurs bacs à disques / disques durs respectifs quelques pierres fondatrices, dont Jean-Luc Le Ténia, Electrelane ou Yo La Tengo, et un petit tour du côté de la Nouvelle-Zélande avec The Great Unwashed chez Flying Nun Records. Continuer “Selectorama : Chiens de Faïence”

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Nouveauté : Lisa Li Lund, This Side of The Moon (Song For Jacob), Pan European Recording

Lisa Li Lund
Lisa Li Lund

Sans nouvelles musicales de Lisa Li Lund depuis maintenant dix annuités et son Big Crunch Theory paru chez Versatile, on commençait à s’inquiéter. Nous voilà donc complètement rassurés puisque sort aujourd’hui en avant première d’un album à paraître en janvier prochain, un premier extrait soyeux, This Side Of The Moon, presque pile pour la pleine lune en Bélier de demain soir. Pour le peu qu’on en ait écouté, Glass Of Blood, enregistré en compagnie du dude Guillaume Léglise, devrait définitivement faire taire les mauvaises langues et mettre tout le monde d’accord. On vous en reparlera rapidement, et on peut déjà dévoiler une part du casting : Etienne Jaumet et Cosmic Neman (Zombie et Zombie), Chloe, Kim, Romain Turzi et Ben Mc Connell (Beach House, Buvette, Oiseaux Tempête). Indiquons aussi un changement de crèmerie puisqu’il sortira chez Pan European Recording qui en a profité pour mettre en ligne une part importante si ce n’est intégrale du back catalogue de notre franco-suédoise préférée.

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Section Sixteen #6 : Noam

Qu’écoutent réellement nos kids ?

Shadok music / Dessin : Noam

Section16
Logo : Gabrielle

Elles / ils sont des filles de, fils de – ou peut-être des cousines ou des cousins, des nièces, des neveux. Toute la journée, toute la semaine, ils subissent la musique forcément cool qu’écoutent leurs parents ou les membres de leur famille avant que ces derniers n’écrivent quelques lignes ou des tartines pour Section 26 – voire d’autres sites du même acabit. Alors, ces ados et pré-ados sont-ils déjà condamnés à écouter ce qu’on leur impose au presque quotidien ? Pas forcément, la preuve par 16, comme en témoigne la sixième mixtape de cette série, concoctée par Noam.

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Tapeworms, Funtastic (Howlin’ Banana, Cranes, Testcard et Coypu Records)

TapewormsNous avions fait connaissance avec Tapeworms au printemps 2018, à l’occasion de la sortie de leur second EP, Everything Will Be Fine. Les lillois y affirmaient leur identité – un shoegaze tapageur et terriblement efficace – et nous annonçaient leur projet d’album (ndlr, rencontre à retrouver ici). Repoussé par la pandémie, le tant attendu Funtastic a finalement vu le jour ce vendredi, porté par plusieurs labels dont les français Howlin’ Banana et Cranes Records.

Si l’on y retrouve tous les codes de ses prédécesseurs, Funtastic, par la liberté créative qu’il inspire, propulse Margot, Théo et Eliott dans la cour des grands. Il ne s’agit plus pour eux de fantasmer la décennie de Loveless mais de reconquérir leurs propres souvenirs de ces années-là. Après tout, ces trois-là aussi ont connu les années 1990. C’est dans la MJC du village d’enfance de Margot qu’ils ont choisi de s’installer pendant un mois. Dans ce décor de gymnase, ils se sont amusés, en ne se posant aucune limite. Continuer “Tapeworms, Funtastic (Howlin’ Banana, Cranes, Testcard et Coypu Records)”

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Clip : Movie Star Junkies, East End Serenade (Teenage Menopause)

Movie Star Junkies
Extrait du clip de Movie Star Junkies, East End Serenade (Teenage Menopause)

Inspiré par les écrits brûlants de Hubert Selby Jr, Shadow Of A Rose, le cinquième album des turinois Movie Star Junkies est arrivé sur les platines en plein chaos, ce printemps, par l’entremise de la brillante maison parisienne Teenage Menopause. Alors, à défaut d’avoir pu les écouter sur scène, voici le dernier clip issu de cet album, réalisé par Barbara Henri, artiste collagiste de Rouen. Des photos de famille remplis de fantômes du passé, de papiers peints déchirés, de guitares tranchantes comme des regrets.

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Crosby, Stills & Nash, Crosby, Stills & Nash (1969, Atlantic)

Crosby Stills & NashÀ n’en pas douter, le premier album du trio Crosby, Stills & Nash, sobrement intitulé Crosby, Stills & Nash (1969) figure dans de nombreuses discothèques de darons à travers le monde entier. Disque hippie par excellence, l’album est l’un de ces vinyles que tout le monde a sur ses étagères. S’il est devenu un point culminant de la culture classic rock, ce n’est pas uniquement parce qu’il est sorti à la bonne période. Crosby, Stills & Nash, hors contexte, reste un très grand disque, voire un chef d’œuvre. Continuer “Crosby, Stills & Nash, Crosby, Stills & Nash (1969, Atlantic)”

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Clip : Les Marquises, Shape The Wheel

Les Marquises, Shape The Wheel.
Extrait du clip de Les Marquises, Shape The Wheel.

Shape The Wheel est le quatrième extrait de La Battue, album sorti en juin et composé par le groupe Les Marquises. Le clip est cette fois réalisé par Anthony Le Grand et il est comme les trois précédents, splendide. Le choix des images d’archives (des travaux d’usine), le montage très cut et dessinant une chorégraphie de gestes répétitifs s’accordent avec le rythme de Shape The Wheel qui alterne entre moments calmes, voix presque élégiaque de Jean-Sébastien Nouveau et rythmes plus compulsifs. La caméra tantôt surplombe lentement l’usine et les machines, tantôt se rapproche des travailleurs, des mains qui poussent des leviers, tournent des roues, assemblent des morceaux de voitures lorsque le rythme se fait plus métronomique. Dans les mots énigmatiques de Martin Duru, il est question de chemins à suivre, et les chemins sont accidentés, pleins de trous, de mouvements à accomplir, on entend la volonté de partir, d’ouvrir des brèches (Just strive/ Open the breach/ This night/ I want to leave/ The move). Ouvrir des brèches, l’expression ne saurait mieux caractériser l’entreprise des Marquises depuis quatre albums. Et alors que Shape The Wheel se termine, les images délaissent la noirceur de la fabrique pour embrasser les espaces plus édéniques d’une campagne, et nous, nous quittons le morceau une nouvelle fois conquis, hypnotisés.

Shape The Wheel par Les Marquises est à télécharger gratuitement sur leur bandcamp.

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In memoriam, Trish Keenan : Where are you ?

Trish Keenan et James Cargill, Broadcast
Trish Keenan et James Cargill, Broadcast

Les années passent et le souvenir reste. Chaque année à la même date, celle de l’anniversaire de Trish Keenan, disparue début 2011, James Cargill publie un morceau où l’on peut se rappeler combien la voix de sa compagne au sein de Broadcast était touchante et magnétique. Cette année, le si bien nommé Where are you?, extrait d’une démo 4 titres datant de 2002.

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SECTION26 NEWS#9 : 09.2020

Visuel playlist du mois de septembre 2020 section 26

Est-ce que vous aussi vous pensiez, ce printemps, que tout serait revenu à la normale d’ici septembre ? Que l’on se bousculerait à nouveau dans des caves, en sueur, devant des artistes venus des quatre coins du monde ? Si 2020 nous aura appris quelque chose, c’est la patience, et le cynisme n’aura pas raison de notre curiosité. Ce mois-ci encore, de belles sorties se sont fait remarquer. Nous vous en proposons, comme tous les mois, un assortiment. (Coralie Gardet) Continuer “SECTION26 NEWS#9 : 09.2020”

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The Durutti Column, LC (Factory Benelux, 1981)

The Durutti Column, LC

C’est peu dire que si je l’ai découverte en été, la musique de Vini Reilly ne se savoure pleinement qu’à l’arrivée de l’automne, ses teintes de brou de noix s’accordant au mieux avec les premiers frimas. Et si l’exhumation de la chronique de cette réédition date de 2013, on ne saurait vous conseiller de scruter attentivement le vénérable travail de réédition qui entoure The Durutti Column, ces dernières années et lors des récents RSD notamment. Il y eut tout d’abord l’album inédit, Short Stories For Pauline (offert à qui de droit, évidemment) et depuis, les occurrences se font régulières. Vini Reilly et Obey The Time, tous deux parus à l’orée des années 90 ont eut droit à un traitement deluxe grâce à Factory Benelux. Plus rare encore, le plus récent Idiot Savants (2007) se voit orné d’un beau disque blanc chez Demon. Pour les complétistes les plus chevronnés, un superbe 45 tours clear vinyl Free From All The Chaos / Number Three portant la référence LOTTA003 se trouvera au prix de quelques efforts supplémentaires, avec une pochette cartographique revenant à l’essentiel, Salford > Manchester. Mais revenons plutôt à LC, datant de 1981. Continuer “The Durutti Column, LC (Factory Benelux, 1981)”

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Mixtape Section26 #10 : It’s Immaterial

It's Immaterial
It’s Immaterial

Vers le milieu des années 1980, il y a eu une poignée d’albums qu’on n’a pas vraiment su classer – ou plutôt, qui échappaient à nos références principales et donc, à nos catégories (des catégories qui de toutes façons n’allaient plus tarder à complètement voler en éclats). Sans ordre chronologique d’apparition, je me souviens du Boat To Bolivia de Martin Stephenson & The Daintees, de Walk Accross The Rooftops et Hats de The Blue Nile ou du Steve McQueen de Prefab Sprout. Ce sont des disques qu’on aimait passionnément sans vraiment comprendre d’où ils venaient, d’où ils sortaient – mais finalement, était-ce important ? Et en 1986, après quelques singles disséminés au début de la décennie (à côté desquels j’étais pour ma part complètement passé), It’s Immaterial s’est immiscé dans mon quotidien. Continuer “Mixtape Section26 #10 : It’s Immaterial”

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Landfill Indie : retour sur l’indie-rock des années 2000

The Cribs
The Cribs / Photo : Steve Gullick

Depuis quelques mois, le débat sur le Landfill Indie resurgit dans les pages (virtuelles) de la presse anglaise, notamment chez Vice, The Guardian, ou le NME (qui le défend bien sûr). Le nom attribué à ce genre a de quoi surprendre, Landfill signifiant littéralement décharge. Dans la grande tradition des genres aux noms moqueurs (Shoegaze, Krautrock), le nom s’imposera-t-il définitivement ? Peut-être comme de nombreuses autres insultes, il sera porté en étendard par ceux qui en ont été victime. Continuer “Landfill Indie : retour sur l’indie-rock des années 2000”

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Charlie Megira – Soleil noir

Charlie Megira
Charlie Megira

Cette stèle noire découpe l’air – ou plutôt – elle ressemble à une nuit entourée de flammes. Contraste, beauté du contraste, que l’on retrouve ailleurs entre quelques tombes, lorsque se pavanent, quelques coquelicots. Le rouge et le noir scintillant entre tout ce gris, ce vermoulu, ce bronze et le vert terrible de la végétation, laissée là, totalement libre. C’est un chaos adorable où repose Gabriel “Gabi” Abudraham. Un coin du cimetière juif de Berlin, comme ultime refuge, pour ce natif de Bet She’An. Continuer “Charlie Megira – Soleil noir”

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Julien Gasc reprend “Baby I’m A Want You” de The Moments (qui reprend Bread)

portrait de Julien Gasc
Photo : Cayo Scheyven

Et voilà que la pluie et le froid reviennent subitement après l’équinoxe, mais qu’importe car aujourd’hui notre Julien Gasc national (avec à la production Aurélie Mestres), nous offre un moment tendre et doux avec sa reprise de Baby I’m A Want You inspirée par la version de 1972 de The Moments (les plus « dad rock » d’entre vous, en connaissent certainement la version originale du groupe — supposément — favori d’Homer Simpson, Bread). L’idée de la reprise de la reprise fut déclenchée par l’émerveillement de Julien à la découverte du groupe qui ne s’appelait pas encore à l’époque Ray, Goodman & Brown. Des nombreuses cordes à l’arc de Gasc, nous connaissions le tropisme vers le tempo brasileiro, le goût pour la poésie de sens en français, le nez futé de fin limier de la pop la meilleure et le voici qui nous dit : fi du Soft Rock, vive la Soft Soul !

Julien Gasc sera en concert à Bruxelles au MIMA / festival Francofaune le 13 octobre.
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Pictures On My Wall : Joe Dilworth

Joe Dilworth
Joe Dilworth

C’était à Londres, un jour de peu de soleil, à la toute fin de l’hiver ou au début du printemps. Je me rappelle d’ailleurs la promenade le long des canaux de Camden Town, le sous-sol du magasin de disques à quelques mètres du métro, le verre au Good Mixer, dont les dorures avaient déjà passé, à peine quelques mois après les premiers essoufflements de la britpop. Broadcast était sur le point de réaliser la compilation de ses trois premiers singles – deux publiés par Duophonic Super 45’s, le label de Stereolab, et le troisième par Wurlitzer Jukebox. Le disque, dont le titre mystérieux annonçait Work & Non Work, allait paraitre chez Warp – ce qui avait un peu surpris tout le monde. Comme l’écrit le photographe aujourd’hui, le groupe venait d’achever sa balance dans la petite salle emblématique du Dingwalls – le soir même, il y délivrait un concert magnétique, emmené par une Trish Keenan à la beauté diaphane (“Elle s’excuserait presque d’être là”, avais-je gribouillé encore impressionné dans l’introduction du papier écrit pour la RPM) et face à un Bobby Gillespie enthousiaste. Pendant la session, je m’étais tenu à l’écart, mais j’avais observé la façon de travailler de Joe Dilworth. Plus qu’une séance photo, cela ressemblait à une discussion entre des gens qui partagent pas mal d’amis et de passions – ce qui d’ailleurs était le cas. Je ne suis pas sûr, mais je crois qu’il utilisait un Rolleiflex. Au bout d’à peine dix minutes, il m’avait dit : « C’est bon ». Quelques semaines plus tard, quand j’ai vu le résultat, j’ai bien sûr tout de suite compris qu’il ne m’avait pas menti. Continuer “Pictures On My Wall : Joe Dilworth”

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Section Sixteen #5 : Faustine

Qu’écoutent réellement nos kids ?

Concert de Cage The Elephant, le 24 février 2020 / Photo : Faustine

Section16
Logo : Gabrielle

Elles / ils sont des filles de, fils de – ou peut-être des cousines ou des cousins, des nièces, des neveux. Toute la journée, toute la semaine, ils subissent la musique forcément cool qu’écoutent leurs parents ou les membres de leur famille avant que ces derniers n’écrivent quelques lignes ou des tartines pour Section 26 – voire d’autres sites du même acabit. Alors, ces ados et pré-ados sont-ils déjà condamnés à écouter ce qu’on leur impose au presque quotidien ? Pas forcément, la preuve par 16, comme en témoigne la cinquième mixtape de cette série, concoctée par Faustine.

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Ian Skelly, Drifter’s Skyline (Silver Songs) / Paul Molloy, The Fifth Dandelion (Spring Healed)

Ian Skelly Paul Molloy

Comme toujours, dans ces cas-là, on commence par parler d’albums solo. « C’est pas faux », comme dirait l’autre, histoire de laisser entendre que l’on a, justement, rien compris d’essentiel. Plus que jamais, l’expression apparaît comme une commodité de langage qui ne restitue rien d’exact, ni de vraiment fidèle au contenu des deux œuvres ou à l’intention manifeste qui les anime. Deux membres émérites de The Coral ont, certes, publié coup sur coup deux albums estivaux signés de leurs noms propres. Pourtant, à les écouter, il semble difficile d’y entendre les velléités de ruptures et d’émancipation communément associées à ces prises d’autonomie discographique. Continuer “Ian Skelly, Drifter’s Skyline (Silver Songs) / Paul Molloy, The Fifth Dandelion (Spring Healed)”

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Clip : Solaris Great Confusion, Traffic Jam (Mediapop Records)

Solaris Great Confusion
Solaris Great Confusion / Photo : Christophe Urbain

En excellente compagnie – Elise Humbert au violoncelle, Yves Béraud à l’accordéon, Aurel Troesch aux guitares, Jérôme Spieldenner à la batterie, Foes Von Ameisedorf à la basse et Jacques Speyser aux chœurs – Stephan Nieser alias Solaris Great Confusion s’apprête à publier un deuxième album de folk élégant et plein de nuances acoustiques subtiles, Untried Ways. Comme en témoigne ce deuxième extrait, où les contrepoints du violoncelle, les arpèges des guitares et les bruissements des balais s’accordent parfaitement à la trame rêveuse de la mélodie, c’est encore une fois à l’Est – le grand, of course – que le soleil finit par se relever.

Untried Ways, le second album de Solaris Great Confusion sortira le 23 octobre chez Mediapop Records.
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Los Shain’s, El Ritmo de los Shain’s (Odeon) / Los Yetis, Los Yetis (Discos Fuentes)

Los Shain's / Los Yetis
Los Shain’s / Los Yetis

El Ritmo de Los Shain’s et Los Yetis, tous les deux sortis en 1966, témoignent de l’émergence du rock en Amérique du Sud et plus précisément ici au Pérou et en Colombie. Les deux disques, des premiers essais, constituent des jalons de l’éclosion du rock dans leurs pays respectifs. Los Shain’s naissent à Lima au Pérou en 1963 influencés initialement par des groupes britanniques comme les Shadows ou les Beatles, tandis que los Yetis démarrent à Medellín, deux ans plus tard. Les deux groupes appartiennent à cette génération née dans le sillon des Beatles. Si Elvis fut un détonateur du rock, les quatre Britanniques se révélèrent en être les missionnaires les plus zélés. À n’en pas douter, le groupe de Liverpool a essaimé les formations beat à travers le monde et notamment dans le monde hispanique. Continuer “Los Shain’s, El Ritmo de los Shain’s (Odeon) / Los Yetis, Los Yetis (Discos Fuentes)”

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Pop Crimes en live chez vous, maintenant.

Pop Crimes
Pop Crimes

Pop Crimes a concocté depuis sa salle de répétition un live d’une quinzaine de minutes, élégamment filmé en noir et blanc, au cadrage soigné. À défaut de pouvoir les voir en chair et en os, cette vidéo nous rappelle au bon souvenir de leur indie-pop nerveuse et exaltée. Les quatre membres du groupe n’ont rien perdu de leur verve pendant le confinement et veulent toujours autant en découdre. Nous reconnaîtrons deux titres de leur premier EP paru en cassette en début d’année chez Howlin’ Banana mais aussi des inédits d’excellente facture. Le groupe prépare une tournée en octobre de cinq/six dates et l’album est dans les tuyaux pour 2021. En attendant, savourez cette session live en leur compagnie.

A lire aussi : Sous Surveillance Pop Crimes par Alexandre Gimenez-Fauvety
Tracklist : Goes et Season & Storms sont extraits de l’EP Debut sorti chez Howlin’ Banana et Don’t Look Back et Where Do They Fly? sont à paraître prochainement.
UPDATE : Pop Crimes partagera la scène avec Siz (Sylvain Palis, frère de Thoineau / Th Da Freak) au Supersonic hors les murs le samedi 3 octobre sur la terrasse du Trabendo à Paris.