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Le club du samedi soir #32 : He Had The Whole World In His Hand – Phil Spector (1939/2021)

Phil Spector et Veronica Bennett, alias Ronnie Spector
Phil Spector et Veronica Bennett, alias Ronnie Spector

Une compilation anglaise parue en 1968, The Phil Spector Sound, avait pour autre intitulé Basic History Of Modern Pop. On ne saurait mieux ni plus simplement résumer l’apport et le génie d’Harvey Phillip Spector ce petit (1 mètre 65 sans les talonnettes) juif new-yorkais né le jour de la Saint Étienne en cette première année de la deuxième guerre mondiale. Être (in)humain frappadingue, alcoolique (Manishevitz et Cognac) paranoïaque (menaçant de mort sa compagne Ronnie Spector si elle le quittait), violent, fasciné par les armes (dont il menaçait régulièrement ses poulains, des Ramones à Leonard Cohen) et finalement féminicide, condamné en 2009 pour le meurtre de l’actrice Lana Clarkson, mort en prison où il côtoyait dit-on Charles Manson, qui n’en avait lui aucun, de génie. Continuer la lecture de « Le club du samedi soir #32 : He Had The Whole World In His Hand – Phil Spector (1939/2021) »

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À voix nue – Jean-Philippe Toussaint, Frida Hyvonen, Billy Wilder

Collage sauvage et de mauvaise foi de l’actualité culturelle de la semaine

Fedora de Billy Wilder (1978)
Fedora de Billy Wilder (1978)

C’est un arbre. Un chêne. Un vieux chêne qui porte de vieilles coupes sur son écorce. Il est beau, simplement là, depuis 1793. Il se nomme : arbre de la liberté. Sa résistance à être présent, je la trouve bouleversante. J’imagine la répétition des jours, des mois et des saisons. Ici, rien ne change véritablement. La bruyère incruste sa beauté entre les ardoises, au loin sur les routes un boucan de fleurs résonne à chaque rond-point. C’est marée haute et le sel dépose sa patine sur les vitres. Continuer la lecture de « À voix nue – Jean-Philippe Toussaint, Frida Hyvonen, Billy Wilder »

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12. Désirade

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)

Désirade, tu as surgi dans cette vie pesante, et voilà que mon cœur m’a semblé – comme par magie – si léger. Tu m’as amené haut, très haut, comme rarement je l’ai été. Rien que d’écrire ton nom – Désirade –, rien que de le dire – Désirade –, et voilà que je sens que les possibilités d’une vie plus humaine sont à ma portée. Qu’est-ce que je te trouve belle Désirade. Il y a cette voix, si douce, si empreinte de sensibilité qui chante ces paroles – ambiguës –, ces paroles qui questionnent et se répondent. Continuer la lecture de « 12. Désirade »

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11. Mauvais Départ

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)


« Cow-boy retire ton chapeau oh-oh-oh » entonne quelque part un Rémy Poncet hâbleur à l’oreille du taciturne Stéphane “Thousand” Milochevitch. C’est l’une des répliques d’Une Rose est une rose, tir croisé jubilatoire, insolente pleine lucarne et climax (anti) romantique de cette nouvelle collection de chansons. Continuer la lecture de « 11. Mauvais Départ »

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10. Une rose est une rose (feat. Thousand)

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)

Pépite de deux minutes et vingt secondes lovée dans le dernier quart de l’album de Chevalrex, cette petite chose qui galope, manches de guitares au vent, vaut bien sûr par l’apparition surprise de Thousand – il faudrait redire « cette voix ! » à chacune de ses sorties – éloigné de son univers crypté et cabossé (Le tunnel végétal en 2019, et Au paradis, l’année dernière). La confrontation amicale qui en résulte installe Stéphane Milochevitch dans une sorte d’ouate accueillante dans laquelle il va fredonner et échanger avec la voix tendre du propriétaire des lieux, Rémi Poncet, une sorte de buddy movie de poche. Continuer la lecture de « 10. Une rose est une rose (feat. Thousand) »

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09. Dis À Ton Mec

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)

Avec moi, c’est toujours la même histoire. Enfin presque. C’est presque toujours la même histoire, donc. Tout commence par des images. Des images que suscitent la chanson, les arrangements, le tempo, quelques mots qui s’échappent du texte. Et il n’a pas fallu beaucoup de temps pour qu’ici, elles se bousculent… Alors, c’est une photo magnifique de Bruce Davidson, ce couple de Brooklyn réuni autour d’un distributeur de cigarettes ; c’est le bar tenu par Tom Waits dans Rumble Fish, au moment même où l’on comprend que Smokey a piqué Patty à Rusty ; c’est bizarrement plus l’Amérique d’Eggleston que la France de Doisneau – les couleurs comme pastel qui l’emportent –, mais c’est plus logiquement la fête du Grand Meaulnes qu’une de celles organisée par GatsbyContinuer la lecture de « 09. Dis À Ton Mec »

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08. L’endroit d’où je parle

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)

« … la voix pourrait être l’équivalent de ce que la personne a de plus caché et de plus vrai. »
Italo Calvino, Sous le soleil jaguar

La direction prise par la voix de Rémy Poncet alias Chevalrex sort de l’ordinaire et convoque par la lente pulsation, la prosodie fine et la poésie du quotidien des Etienne Daho, Dominique A ou Bertrand Burgalat. Avec une mélodie estompée par une succession de noires, Rémy Poncet affirme d’une voix douce une mélodie solitaire et intimiste non résolue… Continuer la lecture de « 08. L’endroit d’où je parle »

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07. Monarchie

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)

A la fin tu es las de ce monde ancien.

Parce que,

tu le sais,

tout finit.

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Amour Courtois reprend “Souvenir Glacé” de Testpattern (inédit)

Artwork : François Dejoie / Photographie : Aurore Bagarry / Traduction obi : Kumi – solo – Okamoto

Je me souviens de la première fois que j’ai écouté une chanson de Joseph Sainderichin. C’était à l’occasion du premier et (pour l’instant) unique concert organisé par Section 26. Le jeune homme, sous le nom de Suoni Sognati, avait pour délicate mission d’assurer la première partie d’une performance mémorable de Jorge Elbrecht au Zorba. Dans la chaleur caniculaire de ce mois de juin 2019 à peine tempérée par la moiteur de la cave dans laquelle il s’est produit, il me reste le souvenir diffus d’une adaptation de La Ballade des dames du temps jadis de François Villon, et surtout d’un univers et d’un courage singuliers. Pour résumer les enjeux, on sentait davantage d’aspirations poétiques qu’un désir de coolitude, ce qui est forcément bon signe. Depuis, le même Joseph, toujours seul mais désormais derrière le nom d’Amour Courtois, ne cesse de m’impressionner.

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05. Ophélie / 06. Ophélie suite

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)

C’est une « ghost track » qui porterait bien son nom, mais qu’on n’aurait pas voulu reléguer en dernière place dans un jeu un peu artificiel avec l’auditeur. Ophélie est un morceau caché qui ne se cache pas, que Chevalrex expose comme une cicatrice. Une chanson fantôme de fantôme (« Sans Ophélie quel est mon nom ? »). La guitare classique y entre dans l’espace comme des musiciens qui se tiendraient hors champ d’un plan-séquence au milieu d’une clairière (où l’on entend les oiseaux, le vent, la rivière). Continuer la lecture de « 05. Ophélie / 06. Ophélie suite »

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04. La Tombe de Jim

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)

On avait pu s’échapper, quelques décennies en arrière, sous les océans, mobiles dans le mobile, et vous pouvez me voir venir, par cette guitare slide, sorte d’écho qui annonce la même ampleur : d’une Affaire à un Cheval, on rencontre toujours la chanson comme on rencontre un toit où se chauffer. Mais chez de tels amis, la terre est-elle si morte alentour ?
Autre question : d’où vient ce frisson qui pousse spontanément à s’abriter dans l’un de ces grooves de milieu de tempo ? Continuer la lecture de « 04. La Tombe de Jim »

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03. Tant de fois

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)

Ça te cogne comme on n’ose pas, le rythme, ça s’assouplit avec la voix qui sait, les mots qui savent, puis la guitare de science, puis déjà le refrain, à peine, sans peine. Ce n’est pas un tube, ni un rouleau, ni ce genre d’engin, c’est d’un autre genre, celui de la chanson aux contours internes plutôt qu’externes, qui tremblent en dedans plutôt qu’ils n’arrêtent en dehors, ce genre de contours. Continuer la lecture de « 03. Tant de fois »

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02. Providence

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)

C’est depuis mon lit, avec 38.4° de fièvre, que j’écris ce texte sur Providence, neuf mois après avoir terminé le mix de l’album. Je n’avais encore jamais expérimenté un tel délai entre la finalisation d’un disque et sa sortie. Il y a eu de l’impatience par moment mais je dois dire aujourd’hui que cette période a été bienvenue. Après avoir passé des mois à travailler sur l’album entre 2019 et début 2020, à guetter la lumière, rayer des quantités invraisemblables de phrases, de mots dans mes carnets, je crois que sortir le disque plus tôt ne m’aurait pas permis d’avoir les idées aussi claires sur ce qui le constitue intimement. Continuer la lecture de « 02. Providence »

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01. Au Crépuscule

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)

C’est le début.
Le début de la nuit ou le début du jour.
Le début de l’histoire et le début du disque.
C’est le début et rien n’a encore été dit, rien n’a encore pris forme.
Tout est calme, le temps prend son temps et l’air réchauffe les corps.
Au loin, on entend le bruit d’une sirène.
Un chant, une prophétie, une voix nouvelle. Continuer la lecture de « 01. Au Crépuscule »

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Daniel Knox, Won’t You Take Me With You (H. P. Johnson Presents)

Le paradoxe du songwriter vaut bien celui du comédien. Il y a ceux qui cherchent à restituer au plus proche l’illusion de l’intimité, qui jouent le jeu du dévoilement privé pour mieux laisser croire à chaque auditeur qu’il partage, le temps d’une chanson, un peu d’un secret singulier et authentique. L’art sans artifice en quelque sorte. Daniel Knox n’est décidément pas de ceux-là. Pour son cinquième album en un peu moins de quinze ans, il demeure profondément ancré dans le camp du subterfuge où se regroupent tous ceux qui semblent persuader que l’émotion juste ne se conquiert qu’au terme d’un labeur spécifique qui engage une part de dissimulation, de transfiguration et de mise en forme. La vérité la plus crue révélée grâce aux masques. Continuer la lecture de « Daniel Knox, Won’t You Take Me With You (H. P. Johnson Presents) »

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Buzzcocks, Singles Going Steady (IRS/UA, 1979)

Ever Fallen In Love? des Buzzcocks est le genre de chanson si mémorable que l’on en oublierait presque que le groupe n’était pas seulement l’aventure d’une nuit. Pendant des années, il était mal vu de la passer aux platines dans les bars, tant elle était jouée. Aujourd’hui, cette affirmation serait, somme toute, plus difficile à défendre. Le rock (et ses tubes) n’est plus cette forteresse imprenable qu’il faut contester. Au contraire, affirmons ses évidences et son souffle à travers l’actualité et ses classiques. Singles Going Steady (1979) fait incontestablement partie de cette seconde catégorie. Certains en seraient peinés pour les Buzzcocks. Pas tant à cause du caractère culte de la chose, mais de la nature scolaire derrière l’idée de classique. La lecture du passé selon un schéma établi se prête bien mal à la nature contestataire du punk. Continuer la lecture de « Buzzcocks, Singles Going Steady (IRS/UA, 1979) »

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Antoine Loyer & Mégalodons malades / Bégayer, Sauce chien et la guitare au poireau (Gluck, Le Saule)

“Vous êtes plus penchés que nous, vous êtes trop lourds parce que vous êtes penchés, et vous êtes penchés donc vous tombez dans la boue”

Quand Antoine m’a proposé d’écouter ce disque longtemps avant sa sortie (repoussée plusieurs fois, dans l’espoir de le voir s’accomplir sur scène j’imagine), j’y ai d’abord décelé, au doigt mouillé et à vue de nez, une approche assez simple, folk(lorique) et expé. Puis j’y ai décelé des pistes pour l’avenir des musiques vivantes, peu ou prou. Car ce disque bicéphale, une face Bégayer, une face Antoine Loyer & Mégalodons malades, fait écho à une tribune récente de Vincent Moon qui m’avait passionné. Après avoir fait le tour du monde des musiques, disons de transes pour aller vite, celui-ci détaillait son nouveau projet sur le territoire ; le bien nommé Territoires, justement. Continuer la lecture de « Antoine Loyer & Mégalodons malades / Bégayer, Sauce chien et la guitare au poireau (Gluck, Le Saule) »

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Le club du samedi soir #31 : A is For…

Tauba Auerbach, How to Spell the Alphabet, 2005. As seen in Tauba Auerbach
Tauba Auerbach, How to Spell the Alphabet, 2005. Source : Letterform archive

Nous voilà arrivés au 16 janvier de cette nouvelle année 2021 à peine démarrée et tout semble déjà désordonné. Il était difficile d’imaginer, même depuis des temps récents, que le monde puisse être capable de tourner tant à l’envers ! À échelle individuelle, peu de remèdes efficaces face à la crise, si ce n’est sans doute de tenter de reprendre les choses dans l’ordre pour voir ce qui nous avait peut-être échappé. Au jeu du langage humain, et d’où qu’il vienne géographiquement, l’ordre alphabétique forme cette petite musique fondamentale que nous connaissons depuis l’enfance et qui a bâti notre esprit. Lettres sacrées, inconnues mathématiques, prétextes acrostiches : qu’importent leurs formes et leur sens, ces signes ensemble illuminent le monde de notre pensée. Et à défaut de le guérir ou de le tordre dans un sens ou un autre, chérissons-le dans sa forme et dans son cœur tout simplement. Quelques titres donc, piochés ça et là dans ma mémoire typographique, en clin d’œil à tous ceux qui, comme moi, adorent les alphabets.

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Buck Meek : “L’enregistrement a été une guérison”

Rencontre avec le guitariste de Big Thief pour la sortie de son second album solo.

Buck Meek
Buck Meek / Photo : Adrianne Lenker

Reconnaître.
On a quelques nuages devant soi, l’arrière du crâne doucement enfoncé dans la pelouse, et on reconnaît. Si l’on a devant soi des nuages, on peut reconnaître des formes. Ou les laisser venir sans les associer à quoi que ce soit, et les apprécier tout aussi tranquillement, apparitions, disparitions.
Si l’on a dans les oreilles un nouveau disque – je pense souvent au plafond de ma chambre, à l’encadrement de la fenêtre et au ciel bleu de l’été tandis que je découvrais et reconnaissais infiniment Washing Machine l’été d’après sa sortie, interdit par l’émotion, c’était mon premier –, on peut y reconnaître ou non des formes. Continuer la lecture de « Buck Meek : “L’enregistrement a été une guérison” »

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Le crabe-tambour – Pierre Schoendoerffer, Belinda Cannone, Valium Aggelein

Collage sauvage et de mauvaise foi de l’actualité culturelle de la semaine

valium aggelein black moon
La lune noire de Valium Aggelein

La puissance des marées, la puissance de ce qui revient. Je soulevais une pierre presque noire et dessous, caché, presque en sourdine, un crabe. Un crabe au vert nébuleux, replié et secret. Signe zodiacal de l’aimée, celle qui revient – toujours. La courageuse, la lunaire à la coupe des yeux unique. Mon amour. Alors, je le regarde ce crabe, méfiant et désirant la force du repli, celui de la cachette. Il se hâte, lentement, il vacille vers les roches. Il regagne l’eau et je le sais -instinctivement – il reviendra ici, dans ces lieux. Il reviendra près de mon cœur. Continuer la lecture de « Le crabe-tambour – Pierre Schoendoerffer, Belinda Cannone, Valium Aggelein »

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Pain-Noir et Balzane reprennent “Je Pense Encore à Toi” de Francis Cabrel (inédit)

Outdoor ceremony at the church, ca. 1900 / Photo : Charles R. Pratsch

On avait peu de nouvelles depuis ce qui paraissait des lustres de l’ami Pain-Noir, une grande chanson, des échos de déménagements, quelques mots de chaleur lors du premier confinement, ce moment que des majorités silencieuses ont dédié, comme souvent le font les majorités silencieuses, à la fraternité.

On a le droit d’aimer ces silences-là, apparents, calmes. Ça va bien avec l’idée que je me fais de Pain-Noir, peu de bruit et peu de fureur, mais des chansons qui de loin en loin, quand on s’y attend le moins, vous explosent en plein cœur.

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Selectorama : Andrew Taylor (Dropkick)

Andrew Taylor / Dropkick
Andrew Taylor / Dropkick

” Si j’avais choisi mes chansons préférées de tous les temps, j’aurais certainement choisi Elvis Costello, Tom Petty et les Beatles. Mais ça aurait été un peu trop évident : tu me connais déjà. “ C’est vrai qu’on a fini par se connaître un peu, avec Andrew Taylor. De loin en loin, on cause même parfois, à l’occasion. Et puis surtout, il a fini par comprendre – sa modestie naturelle dût-elle en souffrir – que j’entretiens un rapport de plus en plus obsessionnel avec ses chansons. Mélodiques et harmonieuses, simples et belles. Au fil des ans, il s’est même créé comme un équilibre bienheureux entre ma compulsion croissante et sa productivité de plus en plus impressionnante. Continuer la lecture de « Selectorama : Andrew Taylor (Dropkick) »

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Joe Wong, Nite Creatures (Decca)

Joe WongIl n’aura pas fallu bien longtemps pour le dénicher – l’oubli malencontreux, l’omission impardonnable, la boulette du palmarès. L’année 2020 s’achève à peine et mon album préféré vient tout juste de me parvenir. Les circonstances atténuent quelque peu, il est vrai, l’ampleur de la faute. Il est peu fréquent, en effet, dans une ère d’accessibilité universelle et instantanée qu’un album – publié de surcroît sous un label prestigieux et majeur – demeure aussi difficilement accessible : une sortie annoncée en fin d’été, une ou deux vidéos alléchantes diffusées en marge de toute opération de promotion repérable, quelques exemplaires vendus à la sauvette sur le seul site de l’artiste et… et c’est à peu près tout. A se demander si l’œuvre entraperçue est bien réelle. Heureusement, l’assouvissement d’un désir stimulé par ces quelques longs mois d’attente ne s’accompagne, en l’occurrence, d’aucune déception. Au contraire. Quand bien même aurait-on tenté d’imaginer plus bel album qu’on n’y serait sans doute pas parvenu. Continuer la lecture de « Joe Wong, Nite Creatures (Decca) »

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The Bangles, All Over The Place (1984, Columbia)

Dans le milieu des années quatre-vingt, poser avec une Ricken’ sur une pochette de disque a tout d’une déclaration d’intention, particulièrement sur une major. Pensez donc, la gratte des Beatles, Byrds, Creedence Clearwater Revival et des Who ! Deux ans avant All Over The Place des Bangles, nos Dogs s’y étaient essayés sur Too Much Class For The Neighbourhood dans une photo à l’esprit très similaire. Quelques années plus tôt c’était Tom Petty qui posait avec sa guitare fièrement, devant un fond rouge. Les temps ont cependant changé entre Damn The Torpedoes (1979) et All Over The Place (1984). Cinq ans peuvent sembler une infime fraction de temps, mais à l’échelle du rock, c’était alors un tourbillon. Continuer la lecture de « The Bangles, All Over The Place (1984, Columbia) »

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Devs, bande originale de la série (Invada)

devs ost

Mon année 2020 a été marquée par une expérience télévisuelle intense : la série américaine Devs raconte l’histoire d’un laboratoire très secret de recherche et développement, mis en place par une entreprise de haute technologie qu’on devine hégémonique (à la GAFAM). Installée dans une forêt à quelques kilomètres de San Francisco, Amaya, c’est son nom, est dirigée par une sorte prophète de l’informatique, Forest, qui ressemble au Brian Wilson barbu de 1977, et qui a mis au point, avec son équipe, un ordinateur ultra puissant, objet de nombreuses convoitises. Ce thriller ne s’arrête heureusement pas à ce postulat, entre espionnage et hard science, mais déroule un monde passionnant qui s’étend sur huit épisodes sans aucune faiblesse, se permettant même d’aboutir à une fin satisfaisante – chose de plus en plus rare – qui boucle une intrigue serrée, sans en affaiblir la portée follement stimulante. Continuer la lecture de « Devs, bande originale de la série (Invada) »

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Ce qu’il faut savoir sur Felt pour épater la galerie

Felt, 1987 / Photo : Daniel Dauxerre

• Le nom de Felt a été inspiré à Lawrence par le morceau Venus, présent sur le premier album de Television, Marquee Moon (1977).

• Pas évident de prime abord, il existe un point commun entre tous les titres des albums originaux, la présence de l’article “the” : une volonté de Lawrence.

• Au départ, l’homme interdit à ses batteurs, Nick Gilbert puis Gary Ainge d’utiliser les cymbales de leur batterie. Continuer la lecture de « Ce qu’il faut savoir sur Felt pour épater la galerie »

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Le club du samedi soir #30 : The damned don’t cry (neo-romantism begins at home)

Steve Strange
Steve Strange

Comme pour la Movida, le premier souvenir qui revient en mémoire est un article. Un article à nouveau paru dans Rock And Folk – alors que j’étais plus Best, je crois  –, un article qui détaillait un monde qu’on aurait juré imaginaire. C’est la fin des années Collège, celles des premiers vinyles achetés le samedi après-midi dans le petit magasin de la contre-allée de l’avenue de Saint-Cloud, celles des groupes qu’on découvre en écoutant Feedback à la radio – le poste miniature dissimulé sous l’oreiller car on devrait déjà dormir -, celles des pages des mensuels qu’on dévore jusqu’à presque les connaitre par cœur – au détriment parfois d’autres apprentissages.

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Sheggi forever

Retour sur la frontgirl des Fat Tulips avec les souvenirs de son ami et batteur du groupe, Matt Johnson.

Sheggi Fat Tulips
Sheggi / Photo : Alison Wonderland via Damaged Goods Records facebook page

En novembre dernier, nous apprenions la disparition de Sheggi (de son vrai nom Katy Clarkson), guitariste et chanteuse des Fat Tulips. Comme Alex Taylor des Shop Assistants – également décédée cette année -, Frances McKee des Vaselines ou encore Amelia Fletcher de Talulah Gosh et Heavenly, Sheggi faisait partie de ces frontgirls iconiques des années 1980-1990 qui ont incarné la quintessence d’un certain type d’indie pop conjuguant l’amour des mélodies acidulées, des rythmiques souvent rapides et des parties de guitare énergiques. Continuer la lecture de « Sheggi forever »

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L’annonce – Elliot Page, Sarah Mary Chadwick, Emmanuel Chaussade

Collage sauvage et de mauvaise foi de l’actualité culturelle de la semaine

Sarah Mary Chadwick
Dessin : Sarah Mary Chadwick

Les premiers verres échangés de l’année, avec une amie précieuse, ont été bus pour une annonce. Les collines environnantes retenaient la brume des grandes marées, les cimes noires et hautes de la cathédrale de Saint-Pol-de Léon, pointaient leur admirable austérité vers le ciel. Ici, tout panorama est gigantesque. Elle, marchant au soda et moi, décimant une bouteille de Viognier, nous en étions au plaisir des retrouvailles. La mer, comme horizon. Lorsqu’elle me dit qu’elle attend un enfant, je trouve ce hasard savoureux, c’est très fort le hasard. C’est très fort car cela n’existe pas. Quel plus beau signe de bienvenue que l’annonce d’un enfant ? Continuer la lecture de « L’annonce – Elliot Page, Sarah Mary Chadwick, Emmanuel Chaussade »

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A propos de “Sometimes” de Guy Blakeslee

Guy Blakeslee
Guy Blakeslee

Nous ne sommes que le 6 janvier et déjà le monde semble partir en vrille. L’Écosse où doit repartir ma fille est reconfinée et il semblerait qu’on remette ça nous aussi dans les semaines à venir. On annonce quotidiennement le nombre de vaccinations dans les différents pays du globe et, comme à l’Eurovision, nous arrivons derniers. Ce soir, les partisans de Trump, galvanisés par la parole folle de leur idole, ont envahi le Capitole. Les images qui inondent les réseaux sociaux sont ahurissantes, partout des casquettes rouges et des types aux allures débiles qui se prennent en photo dans le siège du président du Congrès. Cette année ne marque encore que six jours au compteur et déjà j’ai envie d’en voir le bout, de tout effacer, de faire un grand reset, please, ça ne peut pas déjà ressembler à ça, on a assez donné. Fucking Dry January. Juste avant d’éteindre l’ordinateur sur lequel je m’échine à tenter d’écrire quelques lignes, je tombe sur une chanson, par hasard. Continuer la lecture de « A propos de “Sometimes” de Guy Blakeslee »

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Sous Surveillance : Blanketman

Blanketman
Blanketman / Photo : Through The Eyes Of Ruby

Qui ?

Blanketman compte dans ses rangs :
– Adam Hopper (Chant/ Guitare)
– Dan Head (Guitare principale)
– Ellie-Rose Elliot (Batterie)
– Jeremy Torralvo Godoy (Basse)

Où ?

A Manchester depuis 3 ans, ils viennent tous et toutes de villes différentes (Driffield, Reading, Leicester et un français en provenance de St Etienne), ils se sont rencontrés par le biais d’une annonce postée par Adam.

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Simeon Walker, Winnow (autoproduit)

Simeon WalkerIl y a les musiques à qui on a envie dire, de qui êtes-vous le silence ?

Il y a les musiques où l’on se sent inexplicablement aimé.

Il y a les musiques qui, comme la vie, s’éloignent de nous après nous avoir parlé et de leur passage demeure une – la – couleur mélancolique, le bleu.

Il y a les musiques qui vous font dire qu’à la fin, le ciel sera toujours plus bleu – et on voudrait que ça ne s’arrête jamais. Continuer la lecture de « Simeon Walker, Winnow (autoproduit) »

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Steely Dan, Aja (1977, ABC)

Détesté ou adoré, tout le monde, ou presque, a son avis sur Aja (1977) de Steely Dan. Disque par excellence pour tester sa chaîne hi-fi haut de gamme, l’album synthétise son époque, dans ses excès, ses folies mais aussi sa grandeur. Il marque le zénith d’une approche perfectionniste jusqu’à la maniaquerie du studio, devenu principal médium d’expression pour Walter Becker et Donald Fagen. Aja de Steely Dan est, en effet, aux années soixante-dix ce que Pet Sounds des Beach Boys est à la décennie précédente : un remarquable concentré de savoir-faire condensé en moins de quarante minutes par des musiciens aussi doués qu’obsédés. Continuer la lecture de « Steely Dan, Aja (1977, ABC) »

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Delphine Dora, L’inattingible (Three:Four)

“Comment décrire
ce qui ne nous est jamais apparu ?”

Il est des disques – L’inattingible est sorti l’hiver dernier, une éternité – qui mettent du temps à se révéler, auxquels on s’accroche sans trop savoir pourquoi, puis qui tombent comme une évidence quand on pense à nos satanés bilans de l’année. Il est des disques qui ne se présentent pas avec le mode d’emploi, qui ne sont pas là pour vous prendre par la main. Ou plutôt si, pour vous amener en pleine forêt et vous y abandonner, comme un Petit Poucet, privé de cailloux et d’encyclopédie du rock. L’inattingible est de ceux-là, et si comme moi, votre vocabulaire est légèrement allergique aux termes à la mode, genre sorcière, il va falloir creuser un peu pour décrire ce qui vous met en joie en cette fin d’année magnifique par la densité en propositions musicales d’ici hors du commun. Continuer la lecture de « Delphine Dora, L’inattingible (Three:Four) »

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Une brève histoire du Shoegaze

Shoegaze

Le terme Shoegaze vient d’une pique de journaliste constatant que les groupes d’alors regardaient plus l’étrange ballet de leur pieds sur leurs pédales d’effet que leur public. Ou comment en plusieurs décennies, on est passé de la science des effets à l’effet de mode d’un revival constant. Il y a les incontournables (My Bloody Valentine, Ride, Slowdive) et puis il y a les autres, ceux de l’époque dont l’histoire a vaguement retenu les qualités (Swervedriver, Lush) ou qu’elle a préféré jeter, souvent à raison, aux oubliettes (Chapterhouse, Catherine Wheel, Adorable). Et puis il y a ceux qu’il faut en toute subjectivité, redécouvrir. Continuer la lecture de « Une brève histoire du Shoegaze »

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Le club du samedi soir #29 : Le Japon, l’autre pays du shoegaze (2003 – 2020)

Je me souviens de la première fois que j’entendais ces vagues de riffs évanescents, sonnant comme une sirène d’alerte au tsunami, et cette batterie qui arrive au moment où l’on s’y attend peut-être le moins. C’était à la fin du mois de février 2019. Encore inscrit sur cette célèbre application de dating infernale jusque dans son logo, j’accueillais ce soir-là dans mon petit appartement à deux pas de la Maroquinerie une charmante jeune fille. Après avoir dégusté les falafels décevants du Libanais d’en face, nous en venons naturellement, au regard de la décoration dudit appartement faite de piles de vinyles, de setlists collées au mur et de guitares qui prennent la poussière, à causer musique. C’est ainsi qu’on entame mon activité de rendez-vous galant favorite : un son par personne, et on alterne. L’invitée étant reine en mon domaine, je la laisse inaugurer l’exercice.


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Année Zéro – Vladimir Maïakovski, Julien Gasc, Joseph L. Mankiewicz

Collage sauvage et de mauvaise foi de l’actualité culturelle de la semaine

Gene Tierney
Gene Tierney dans “The Ghost and Mrs. Muir” de Joseph L. Mankiewicz (1947)

Le compte à rebours des années s’est donc brutalement arrêté. 2020, année zéro. On aura tous notre rapport intime avec cette pelletée de mois obscurs et indomptables. À contre courant, ce fut pour moi l’année d’une naissance – mon fils – et celle d’une renaissance, la mienne. Et derrière les volets clos et autres enfermements involontaires, au fil de ces jours où il a bien fallu se réinventer, j’ai réappris à connaitre la joie. Année zéro, celle d’un nouveau départ et d’un nouvel horizon. Cet affichage libre sera celui d’un bilan. Continuer la lecture de « Année Zéro – Vladimir Maïakovski, Julien Gasc, Joseph L. Mankiewicz »

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Nos reprises inédites du jeudi, un florilège.

Visuel : Pauline Nuñez
Visuel : Pauline Nuñez

Série à la périodicité (parfois) hasardeuse, notre Jeudi Cover nous tient beaucoup à cœur. Elle nous a paru comme une évidence à la suite de Approaching Perfection, l’album hommage que nous avons spontanément initié à la mémoire de David Berman. Ainsi, chaque semaine, nous tentons de publier une reprise inédite d’un artiste que nous aimons en lui laissant un choix total sur l’objet, la fin et les moyens. Étonnamment, et malgré la somme de travail que cela représente, de nombreux musiciens se sont déjà pliés au jeu en rendant leur version d’une chanson qu’ils admirent – probablement parce que ces derniers, comme nous tous, ont découvert des artistes par l’intermédiaire d’adaptations de chansons méconnues. Cette chaine nous semble l’une des plus belles qu’a offerte la pop depuis ses début et demeure à nos yeux un perpétuel sujet d’émerveillement. Voici donc quelques exemples de notre modeste contribution à cette grande histoire de transmission en 22 morceaux choisis.

Avec Matt Fishbeck (Joy Division), Christian Quermalet / Matthieu Malon / Nicolas Falez (Silver Jews), Joseph Fisher (Dame Vera Lynn), The Reds, Pinks & Purples (Monkees), Bill Baird (Gainsbourg), Ela Orleans (Jacno), Radio Hito (Brigitte Fontaine), eGGs (Television Personalities), Matt Fishbeck (Durutti Column), Sinaïve (Curtis Mayfield), Elg (Jim O’Rourke), The Stroopies (Wire), Julien Gasc (The Moments), Manson’s Child (Television Personalities), Herman Düne (Valerie June), R E Seraphin (Wipers), Vika Orline (Etienne Daho), Kim (Section 25), Bernardino Femminelli (Régine), Samara Lubelski (Love), Renard Empaillé (Mariah Carey).
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Porteuse d’eau

Anne Sylvestre
Anne Sylvestre, mars 1963.

Celle qui a chanté, deux ans avant la loi Veil, l’absence de mots pour dire la chair, avait un nom. Le nom des bois et des choses sauvages. Elle avait aussi un nez « trop » grand, une frange « trop » longue et portait de larges robes afghanes. Elle était de celles qui refusent le jeu de la séduction et la soumission aux codes masculins. Elle était aussi une des premières autrices-compositrices-interprètes dans un paysage essentiellement moustachu. Éduquée au maniement de la voile, au respect des éléments, timide mais tenace, Anne Sylvestre écrivait pour les gens qui écoutent leur cœur se balancer au rythme de leurs sensations, de leurs émotions. Elle composait pour ceux qui comprennent les bruits infimes des grelots, elle était une femme, amoureuse, désirante, gémissante, ensorceleuse, une femme qui cherche un mur pour pleurer et finalement une mère fabuleuse. Continuer la lecture de « Porteuse d’eau »

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Sous Surveillance : No Knuckle

No Knuckle
No Knuckle

Qui ?

No Knuckle, trio composé de…
Gage, basse et chant
Damien, batterie
Nate, guitare

Où ?

Portland, Oregon

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Catégories disques rares et oubliés, mardi oldieÉtiquettes , , , , ,

The Vapors, New Clear Days (1980, United Artists)

L’articulation entre les années 70 et 80 reste un moment particulier de la musique rock occidentale. Délimitée entre l’explosion du punk (1976) et l’assimilation des synthétiseurs par la pop mainstream (vers 1982-1983), cette demie douzaine d’années a, rétrospectivement, une saveur particulière. Qu’ils soient branchés machines ou sur les plus traditionnelles guitares électriques, nombreux furent les groupes en quête de nouveauté, contestant souvent l’héritage de leurs grands frères et, particulièrement, les déclinaisons progressives du rock. En parallèle du futur inventé par Kraftwerk et sa cohorte de disciples (Human League, OMD) ou la New Wave menée par SIRE depuis le CBGB (Talking Heads, Blondie), d’autres formations n’hésitèrent pas à se réapproprier le passé, notamment les années cinquante (Stray Cats, The Meteors) et soixante. Deux revivals secouent l’Angleterre à la fin de la décennie : le 2-Tone et le mouvement Mod.

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Cindy, Free Advice (Paisley Shirt, Mt.St.Mtn., Tough Love, Hidden Bay)

En cette fin d’année, il est plus que légitime de rendre une nouvelle fois hommage à Glenn Donaldson. Outre ses trois albums (dont le renversant You Might Be Happy Someday) et son très bel EP qui ont adouci 2020, ainsi que la magnifique reprise de The Monkees qu’il nous a offerte, il s’est aussi illustré comme un précieux prescripteur. Ainsi, c’est au détour de sa brève (mais essentielle) rubrique Failure Of All Pop sur le site Free Form Freakout que nous avons découvert le catalogue du label franciscanais Paisley Shirt et parmi celui-ci, la précieuse cassette du Free Advice de Cindy. Un disque qui a depuis reçu de nombreux suffrages dans nos rangs et ailleurs au point d’être édité en vinyle chez Mt.St.Mtn. et de profiter ces jours-ci d’une distribution européenne par l’intermédiaire du label britannique Tough Love. Continuer la lecture de « Cindy, Free Advice (Paisley Shirt, Mt.St.Mtn., Tough Love, Hidden Bay) »