
« Nouvelle génération
Pas d’la chair à patrons
On veut plus travailler
Changer la société »
Quand on s’était repris de passion pour la chanson française dans sa grande acceptation contemporaine, on avait découvert émerveillés le disque d’Odessey & Oracle paru sur Another Record (Crocorama avec entretien dans Groupie, tout ça) puis on était remonté dans le temps pour leur premier francophone sur Bongo Joe, aussi parce qu’on avait l’intuition que leur histoire allait bien finir, genre une trilogie homogène, pochettes à l’avenant, tout ça, ligue de légende. On avait bien vu, même si le dernier chapitre à tarder à s’afficher, on ne rentrera pas dans les cuisines du groupe, mais on a là sans doute un album qui a failli rejoindre les mythes du lost album, si cher à nos cœurs crypto complo-complétistes : déjà enregistré, déjà pressé, mais empêché. Continuer la lecture de « Odessey & Oracle, Technicolor (Dur & Doux) »
« Drive for miles, and never turn off
On attendait un retour en fanfare un peu plus bling pour la légende
« Qui est-ce que je suis
Musique instrumentale de pleins, de déliés et de vides, cette Lyonnaise des eaux troubles nous plonge dans un monde de l’attente : d’un trajet sur une route de montagne, d’une planque dans un quartier chelou, d’une salle du même nom d’un dentiste ou d’un doc, d’un rendez-vous dans un café désert, d’une journée fériée… C’est tout un univers cinétique quasi immobile qui s’ouvre dans sa lenteur et sa masse, devant nous.
« L’heure sonne et je m’étonne encore d’être ici »
