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New York, début septembre.

La valse des commémorations, de la tragédie du 11-septembre 2001 à la renaissance du 19 septembre 1981, lors du concert de Simon & Garfunkel à Central Park.

Paul Simon et Art Garfunkel à Central Park, le samedi 19 septembre 1981.
Paul Simon et Art Garfunkel à Central Park, le samedi 19 septembre 1981.

Cette semaine, inévitablement, commémore l’anniversaire des vingt ans des attentats du 11 septembre, et l’entrée dans un XXIè siècle qui, à bien des égards, ne tient que bien peu de promesses. Mais comme à New York, rien n’est jamais complètement gris, la ville célèbre également les quarante ans d’une forme de renaissance, personnifiée par un duo folk local reformé pour l’occasion, lors du concert de Paul Simon et Art Garfunkel à Central Park, le samedi 19 septembre 1981. Continuer la lecture de « New York, début septembre. »

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The Strokes, Is This It (Rough Trade, 2001)

Il y a 20 ans jour pour jour sortait le premier album des new-yorkais.

Eté 2001, retour du classico Benicassim/Route du Rock pour rédiger un mémoire de DEA (MTV : Reflet ou création d’une jeunesse américaine ?) sur mon Imac turquoise, un an de travail délaissé pour la table du Pop In ou le dancefloor du Pulp à effectuer en trois semaines. Les affiches des deux festivals reflètent parfaitement l’époque, un mélange de passé et de présent, rarement de futur. Il y a des groupes « britpop » qui essaient coûte que coûte de se débarrasser de cette étiquette gênante, venus présenter sans enthousiasme « l’album de la maturité » (Pulp, The Divine Comedy), des routiers (Mogwai, Ash, James, Belle & Sebastian), des américains cultes (Big Star, Frank Black, Low, The Flaming Lips), des artistes « dépressifs » (Clinic, I Am Kloot pour les britanniques, Yann Tiersen et Françoiz Breut pour les bretons) et de sympathiques groupes électro-pop que les vingt dernières années auront presque effacé de la mémoire collective (Superheroes, Ladytron, Zoot Woman). L’excitation est plus à chercher du côté de la scène « électronique » (Basement Jaxx, The Avalanches, Freestylers) ou pour les amateurs du genre, des groupes rétro-pop espagnols qui ont le mérite de ne pas se prendre au sérieux et de s’habiller correctement. Les seuls non-ibères à cocher ces deux dernières cases sont les New-Yorkais d’Interpol, ravis d’être là alors qu’ils n’ont pas encore sorti d’album.
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Le club du samedi soir #50 : It’s always 5 o’clock somewhere


« It’s always five o’clock somewhere in the world », ou « It’s always cocktail time somewhere in the world », ou la justification que se donnent les anglo-saxons pour boire un cocktail à toute heure. Après des mois privés de bars et de terrasses, nous pouvons enfin goûter de nouveau à l’art du cocktail et des spiritueux. Cette playlist est là pour vous accompagner du premier drink au charme suranné au petit matin douloureux mais joyeux.

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Herman Düne reprend “Workin’ Woman Blues” de Valerie June (inédit)

A l’heure où se projeter dans le futur devient de plus en plus compliqué et où le repli sur soi est une contrainte de vie universelle, la tentation de se tourner vers un passé doré (et souvent imaginaire) est immense. Ce « retour aux racines », plus que dangereux en politique, l’est tout autant quand on parle de création, mais comment envisager l’avenir quand on est coincé chez soi ?
En construisant des ponts entre les âges et les lieux, comme dans cette reprise où David-Ivar / Herman Düne interprète pour nous Workin’Woman Blues de Valerie June (2013), artiste de Memphis dont le mélange d’Americana, de gospel et de folk-blues transcende les époques et les genres, depuis chez lui à Vinegar Tree, un quartier de San Pedro en Californie où Charles Bukowski finit ses jours.

A lire ci-dessous : la chronique de Notes From Vinegar Hill, nouvel album de Herman Düne.

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Pulp, Different Class (Island, 1995)

Trop de gens l’ignorent, mais la britpop, terme aussi galvaudé que le Cool Britannia de Tony Blair, serait née à Paris, et plus précisément à la Cigale, un soir d’octobre 1991. Ce n’est pas moi qui l’affirme mais Russell Senior, le violoniste visionnaire de Pulp qui l’écrit dans sa savoureuse autobiographie Freak Out the Squares : My Life in a Band Called Pulp. Loin du cliché de Brett Anderson enroulé dans le Union Jack pour la couverture de Select, ou de la très médiatique bataille des singles entre Blur et Oasis de l’été 95, il explique très justement comment ce soir-là, en compagnie de Blur et de Lush (tête d’affiche de cette légendaire édition du Festival des Inrocks), il y eut une prise de conscience collective et alcoolisée qu’il se passait quelque chose. Quelque chose de différent. Continuer la lecture de « Pulp, Different Class (Island, 1995) »

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Musical Ecran 2020 : “I want my MTV” de Tyler Measom et Patrick Waldrop

I want my MTV
I want my MTV

Musical Ecran BordeauxA moins d’être né aux États-Unis dans les années 70 ou d’être fan de Dire Straits, la phrase I Want My MTV ne vous dira rien. C’est le slogan de la première campagne de publicité virale, orchestrée par une bande de passionnés de rock et de télévision, qui décidèrent à la fin des 70s que la musique ne se devait plus uniquement d’être écoutée mais également vue. C’est aussi le titre du documentaire réalisé par Tyler Measom et Patrick Waldrop qui retrace la naissance de la chaîne, depuis le premier «videoclip» jamais réalisé, (Mike Nesmith, ex-Monkees) jusqu’à la création de The Real World, première émission de télé-réalité non-scriptée sur un groupe de jeunes gens vivant ensemble dans une maison. Continuer la lecture de « Musical Ecran 2020 : “I want my MTV” de Tyler Measom et Patrick Waldrop »

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B-Boy Bouillabaisse : Beastie Boys Book vs. Beastie Boys Story 

Vous voyez ces pontifes qui vous toisent des cimes de leur culture au détour d’une banale conversation devant un bar, généralement, pour vous expliquer que « le film est pas mal, mais le livre est tellement mieux » ? Tentons aujourd’hui de ne pas faire comme eux, car s’il y a bien un groupe culte qui ne saurait être associé à ce genre de pédanterie, c’est bien les Beastie Boys. Néanmoins… Continuer la lecture de « B-Boy Bouillabaisse : Beastie Boys Book vs. Beastie Boys Story  »

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I Like 2 Stay Home #50 : Recherche Adam désespérément

Un mix thématique par jour à écouter en temps de confinement.

Beastie Boys

Hier, Etienne Greib évoquait dans son excellente mixtape les passions tristes de l’adolescence, nous emmenant avec lui dans son quotidien d’adolescent strasbourgeois de la seconde moitié des années 80. Après s’être immergée dans les 590 pages de Beastie Boys Book dont on vous reparlera demain ici-même, j’ai sélectionné les 26 premiers titres cités par Mike D. et Adam Horowitz, témoignant de l’extraordinaire scène new-yorkaise de la première moitié des 80s, de Heartbeat, morceau emblématique du Paradise Garage, à She’s On It, dernier maxi sorti avant leur premier album Licensed to Ill. Depuis leur chambre de pré-ado au Bronx en passant par le légendaire club Danceteria, la énième (re)naissance du cool, et démoniaque transition du punk rock au tout début du hip hop. Continuer la lecture de « I Like 2 Stay Home #50 : Recherche Adam désespérément »