à la une

Catégories billet d’humeur

2018 : les choix de la rédaction.

Chaque jour (y compris dimanche, oui, oui, nous sommes nombreux, rappelez-vous) jusqu’à début janvier, vous trouverez ici les classements de nos disques préférés de l’année 2018. Et évidemment, comme chez section26, on n’aime pas faire les choses comme tout le monde, nos contributeurs ont plus ou moins décidé eux-mêmes de la forme à donner à leur choix : albums, singles, rééditions, concerts, films, séries TV ou livres de l’année selon les goûts et les envies de chacun. La saison est ouverte, avec chaque jour, une illustration de Pauline Nunez, comme un calendrier d’avant-nouvelle année. Season greetings, les amis. Continuer « 2018 : les choix de la rédaction. »

à la une

Catégories chroniques nouveautésÉtiquettes , , , ,

Marbled Eye, Leisure (Erste Theke Tonträger)

Nous avions découvert les Américains de Marbled Eye par l’intermédiaire d’une cassette sur le label parisien Gone With The Weed (Police Control, Marauder, Sun Sick, etc.) en 2016. Le 45 tours publié l’année dernière sur Digital Regress (The Shifters) et Erste Theke Tonträger (The Coneheads) confirmait les appétences de la formation d’Oakland pour un post-punk galvanisant, sans nostalgie mal placée. Leisure (2018), premier album de Marbled Eye, toujours chez les Digital Regress (pochette rouge) et Erste Theke Tonträger (pochette bleue) vient à point nommé pour convertir les derniers récalcitrants à la nouvelle vague froide nord-américaine. Continuer « Marbled Eye, Leisure (Erste Theke Tonträger) »

à la une

Catégories portfolioÉtiquettes , , , , , , , , ,

Pictures On My Wall #1 : Louis Teyssedou

Photo : Louis Teyssedou

En jetant un coup d’œil aux photographies de Louis Teyssedou – même si elles valent surtout le coup qu’on s’y attarde –, me revient en mémoire cette jolie phrase de son homologue Philippe Lévy : “Il n’existe pas de bonnes idées, juste un beau moment, une expression, un regard …” À Amiens – où je me souviens avoir vu Moose un beau soir de 1993 ou 1994, mais c’est une autre histoire –, ce professeur trentenaire est tombé pour l’indie pop en découvrant Oasis et son single parfait (ou pas loin), Supersonic. Qu’en reste-t-il vingt-cinq ans plus tard ? Certes, plus aucune Cigarettes et plutôt du vin rouge quand il est question d’Alcohol , mais une passion intacte (ou exacerbée, au choix), alimentée par les fils d’une pelote qui ont conduit Louis plus que de raison vers la prude Albion ainsi que vers le webzine Soul Kitchen, dont il noircit les « pages » depuis dix ans exactement. Entre deux corrections, il est aussi un photographe hors-pair, qui, après avoir privilégié le Polaroid, ne travaille qu’en argentique. Auteur de ces propres tirages, déjà convié deux fois pour des expositions d’urbex, véritable « passeur » désireux de partager sa passion et de la voir passer de père en fils (comme en témoigne la très douce photo d’ouverture), Louis Teyssedou inaugure, avec dix portraits sélectionnés par ses soins, notre série dédiée aux photographes de la chose musicale. Mais, au final, surtout humaine.
Continuer « Pictures On My Wall #1 : Louis Teyssedou »

à la une

Catégories dossierÉtiquettes , ,

Machines #4 : Mellotron, Nights in White Satin

Mellotron M400 (Mark IV)

Après le microKORG, avatar le plus moderne de notre série Machines, faisons un grand bond dans le passé. Remontons le temps, bien avant le Minimoog. Nous sommes en 1963, les Beatles publient leur premier album, et un curieux instrument sort des ateliers de la société Bradmatic Ltd : le Mellotron MK1. Cette première version est une réinterprétation d’un instrument américain, le Chamberlin, dont les origines remontent aux années cinquante. Nous allons découvrir comment une firme de Birmingham, de mécanismes et têtes de lectures, a influencé toute la pop psychédélique et le rock progressif de la fin des années soixante en piquant, sans le vouloir, l’idée d’un Géo Trouvetou californien.

Continuer « Machines #4 : Mellotron, Nights in White Satin »

à la une

Catégories interviewÉtiquettes , , ,

Red : Décrocher la Lune

Les mille et une pochettes de « Felk Moon » (Bisou Records)

À l’heure où Felk Moon – son huitième et meilleur album à ce jour – paraît sur Bisou Records, force est de constater que Red ne fait décidément rien comme tout le monde… Réenregistrer son disque une seconde fois pour cause de découverte d’une nouvelle pédale d’effet, illustrer cinq-cents pochettes l’une après l’autre, proposer le principe d’une interview par messageries interposées où, pour une fois, l’Artiste posera les questions tandis que le plumitif tentera comme il peut d’y répondre. Pour finir par constater qu’assurément, cet hiver sera rouge ou ne sera pas.

Continuer « Red : Décrocher la Lune »

à la une

Catégories chroniques nouveautésÉtiquettes , , , , ,

Klaus Johann Grobe, Du Bist So Symmetrisch (Trouble In Mind)

Honnêtement, j’étais tenté de placer un cliché ultime sur les Suisses en introduction de cet article tant la régularité métronomique du duo Klaus Johann Grobe a de quoi laisser pantois : un disque tous les deux ans depuis 2014. Sevi Landolt et Daniel Bachmann reviennent donc avec ce troisième album, Du Bist So Symmetrisch, toujours chez l’excellent label américain Trouble In Mind (The Shifters, Jacco Gardner, Olden Yolk, Omni, En Attendant Ana, etc). Continuer « Klaus Johann Grobe, Du Bist So Symmetrisch (Trouble In Mind) »

à la une

Catégories chroniques nouveautésÉtiquettes , , ,

J Mascis, Elastic Days (Sub Pop)

Certains albums résonnent dès la première écoute comme des classiques instantanés. Nul besoin de se les approprier, la familiarité est installée. De la chambre au bureau, ils s’invitent et, mis au défi du quotidien, se révèlent : soit comme les bons paris pressentis, soit comme des emballements éphémères. Quelques semaines après sa sortie chez Sub Pop, Elastic Days semble bel et bien être l’un de ces albums-réconfort difficiles à déloger des platines. Continuer « J Mascis, Elastic Days (Sub Pop) »

à la une

Catégories billet d’humeur, chroniques rééditionsÉtiquettes , , , , ,

Le flou et la transparence

Lawrence, captation d’image extraite d’une vidéo YouTube de Felt « Why Do I Cry » (Live London 04/12/1985)

De même que Bernard Noël a jadis postulé qu’il y avait l’écriture du voile et celle du dévoilement, de même on peut dire qu’il y a deux façons de produire un disque : la réaliste, la non réaliste. L’une vise à donner l’illusion que les musiciens sont dans la pièce, l’autre que la musique ne vient pas d’instruments joués, mais d’un « quelque part » qui serait comme le rêve de la chanson soudain magiquement rendu à notre oreille : ainsi de la lumière sur une toile de Turner, qui paraît sans rapport avec la réalité matérielle des pinceaux… Continuer « Le flou et la transparence »

à la une

Catégories playlist

Les jours où le soleil se couche à 17 heures.

Les gens rouspètent, soufflent, s’impatient. Vivement le printemps… Ah bon ? Le printemps ne serait pas grand chose sans l’hiver. Sans ces jours qui semblent passer en accéléré tant le soleil disparait aussi vite qu’il était venu. Mais quand la nuit s’installe, c’est autre chose. Le temps attend – quoi, on ne sait pas ou l’on ne veut pas savoir. L’hiver, ce n’est pas une saison en enfer. C’est une saison où certaines chansons prennent une autre dimension. Une saison où les rêves attendent d’être vécus… Une saison où il faut (savoir) prendre le temps. Et en musique, c’est toujours mieux. Toujours.

Catégories dossierÉtiquettes , , ,

Machines #3 : microKORG, maxi populaire.

Il y a douze ans, le 8 novembre 2006, le jeune Dorian Concept poste sur YouTube une vidéo totalement amateur, filmée n’importe comment, avec tout le charme que cela comporte. « Fooling Around On Microkorg » a circulé très vite, et ceux qui ricanaient hier ont bien dû reconnaître que la performance soulful et vrillée sur le petit synthé de Korg avait de quoi surprendre. 700 000 vues plus tard (à la fois si peu et beaucoup !), dans la désormais longue histoire de la bécane, l’Autrichien a, sans le savoir, posé un des jalons d’une aventure en cours d’écriture.

Si les deux premières machines (Moog Minimoog et Roland TB-303) de notre série sont désormais « anciennes » et valent désormais des sommes affolantes, elles sont instantanément identifiables dans des centaines disques par leur son très caractéristique. En un sens, notre troisième larron en est l’exact opposé. Le MicroKORG est toujours en production, et s’échange dans les 200 euros d’occasion et vaut 321€ neuf. Le petit instrument de Korg semble peut-être incongru au coté de ses glorieux aînés, mais n’a pas à rougir de sa jeunesse ou de ses qualités, au point qu’il était évident de consacrer au mignon synthé, tout terrain et tout léger, un épisode entier de cette série.

Continuer « Machines #3 : microKORG, maxi populaire. »