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Mixtape Section26 #4 : Hypnolove

Depuis 20 ans, Hypnolove cultive les grands écarts. Dès leur premier maxi hors commerce playlisté par le producteur vedette Jacques Lu Cont sur son mix FabricLive 09, les têtes pensantes du trio formulent une pop vitalisante aux meilleurs extraits de leur discothèque personnelle. Une sorte de touche française ouverte au vent du large, qui sait donc trousser régulièrement des hits mineurs : Eurolove donc en 1996 déjà à Mademoiselle en 2005, Holiday Reverie en 2011 jusqu’à La Piscine en 2016. Continuer « Mixtape Section26 #4 : Hypnolove »

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Contes d’Hoffman

Réédition de « Meggido », premier album de Lauren Hoffman

Lauren Hoffman
Lauren Hoffman

Lauren Hoffman fait partie des chanteuses iconiques de mon adolescence, dont la photo était punaisée au mur de ma chambre, à côté de celles de Kim Deal, Kim Gordon, Kazu Makino et Chan Marshall. Il aurait été presque criminel de ne pas célébrer, en retard mais en grandes pompes, la réédition de ce petit bijou de l’indie rock qu’est Meggido, sorti en 1997- réédition en vinyle « tout analogique » s’il vous plaît ! Continuer « Contes d’Hoffman »

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KG, Jesus weint Blut (Herzfeld)

KG Jesus weint BlutRetranscription d’une conversation par messenger avec KG, 2 septembre 2019.
Moi : Salut KG, merci pour ce beau moment musical samedi, c’était juste parfait. Dans la foulée, j’ai écouté ton disque qui débute par un éclat de rire (pour moi) et se termine dans les larmes (ce morceau magnifique Un autre demain). Du coup, mon papier écrit avant d’écouter le disque ne correspond plus vraiment, ce qui est en fait très rassurant, j’ai dû presque tout jeter…
KG : Oh flûte alors, ta chronique en aveugle ! Tu me la feras lire quand même ? Oui, c’était une bien chouette soirée, tous les amis étaient là, ça faisait plaisir. Continuer « KG, Jesus weint Blut (Herzfeld) »

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Anthony Reynolds, A Painter’s Life (Rocket Girl Records)

Anthony Reynolds, A Painter’s LifeDès l’instant où j’ai entendu ma voix répondre « oui », je savais que j’avais fait une erreur. Pourtant, l’attaché de presse a eu la gentillesse de m’accorder une seconde chance : « Et donc, tu en es sûr, on peut organiser l’interview après le concert ? »
Bruxelles, 2002. C’est peut-être le printemps. Anthony Reynolds est le chanteur du groupe Jack, qui sort un troisième et dernier album au titre génial (The End Of The Way It’s Always Been), avec une chanson promise à l’éternité (With You I’m Nothing). Pour couronner le tout, l’histoire voit le jour sur le label belge ressuscité Les Disques du Crépuscule, alors, dire qu’on est proche de la perfection relève du pléonasme. Continuer « Anthony Reynolds, A Painter’s Life (Rocket Girl Records) »

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Première : Joseph Black, Wildest Dreams

Joseph Black, Wildest DreamsOn s’étonnera toujours du relatif insuccès de Joseph Black. Sous Surveillance avec son premier projet Honeydrum, single du mois de mai 2014 avec sa chanson Minha Menina et élu troisième meilleur album de cette même année toujours sous le nom de Donovan Blanc dans la RPM, on a eu le temps de ruminer nos espérances et nos frustrations. L’an passé, il a aussi fait paraître Northern Exposure, une jolie cassette parue sur le petit label Chill Mega Chill. Depuis, l’ami Joseph a décidé de mettre les petits plats dans les grands et de peaufiner avec un soin obsessionnel son nouvel album. Continuer « Première : Joseph Black, Wildest Dreams »

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Machines #7 : Roland TR-808, la playlist

Trente raisons de redécouvrir la TR-808, la machine culte de Roland, en complément de l’article de la série Machines #7 à lire ici.

Roland TR-808

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Machines #7 : Roland TR-808, transistor mi amor

Photo : Alexandre Gimenez Fauvety

La TR-808 est désormais un classique. Ses sonorités figurent sur beaucoup de nos disques favoris. Le sujet, vaste et intimidant, se devait d’être traité avec le regard Section26, mais comment faire au juste ?  À chaque interstice de la toile, des analyses ou des documentaires sur la vénérable 808 de Roland. À notre tour, nous nous penchons sur la boîte à rythmes à la robe gris métallique et aux boutons poussoirs aux allures de dégradé de coucher de soleil. Continuer « Machines #7 : Roland TR-808, transistor mi amor »

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Big Thief, ou comment rencontrer son groupe préféré à 38 ans (7/7)

Septième épisode : The Toy

Photo : Clément Chevrier
(Lire le précédent épisode ici)

“The toy in my hand is real.”

Vous pouvez écouter cet album trois fois de suite, puis cette chanson attentivement, sa fin, puis Two Hands qui suit. Peut-être éprouverez-vous, sentirez-vous, déciderez-vous que Big Thief tient là son chef-d’œuvre. Ou un chef-d’œuvre de plus.

C’est possible.

Ou peut-être vous direz-vous que Big Thief en entier est un chef-d’œuvre, et qu’on peut réfléchir deux minutes à ça, à ce genre de renversement-là. A masterpiece. Continuer « Big Thief, ou comment rencontrer son groupe préféré à 38 ans (7/7) »

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Have you ever FELT?

pierre le tan illustrateur mort
Pierre Le Tan pour la couverture Folio de « Rue des Boutiques Obscures », Patrick Modiano

Ce fut par un après-midi d’été qui ne semble en rien différent à tant d’autres, de ceux qui se versent sans effets les uns dans les autres, qu’au détour d’un verre, j’avoue à Thomas S. – à peine honteux – que je ne comprends pas un traître mot à l’affirmation « heureux détenteur du 06 de Lawrence-de-Felt » qui orne le fanzine de niche dont il est l’un des fondateurs.

Je viens d’y signer un minuscule confetti de texte et j’ai alors la jeunesse nécessaire pour revendiquer mon ignorance lorsque je lui jette au visage  : « Mais qui est Lawrence-de-Felt ? ». J’ai deux hypothèses ce jour-ci, elles sont toutes fausses, j’en dispense donc les lecteurs. Je les dispense aussi des réponses qui me sont proposées par Thomas S. : elles sont, sur ce média, bien représentées.

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Approaching Perfection : A Tribute to DC Berman

David Berman
David Berman, septembre 1998 / Photo : Edie Vee

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Indie Commandements

Factory Records FAC53
FAC53

Ni état des lieux de ce premier quart de XXIe siècle, ni texte à valeur historique. En quelques pages, faits et une poignée d’anecdotes, juste l’envie de rappeler que l’indépendance, en musique et parfois ailleurs, c’est peut-être avant tout un état d’esprit. Continuer « Indie Commandements »

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Lispector without a map

Lispector
Julie – Lispector / Photo : Katura Jensen

Sur un forum de Belle & Sebastian, je découvre son nom et une adresse e-mail, on est aux alentours de 2001 / Je la contacte pour sortir en France son disque Human Problems & How to Solve Them (celui avec l’image du cheval sur du papier millimétré) avec mon label Antimatière / Julie est d’accord / Je viens à Paris pour discuter avec mon distributeur Chronowax. C’est Jérôme Mestre qui me reçoit et qui me passe un savon pendant une demi-heure : on ne peut pas travailler comme ça, la pochette souple en plastique transparent, l’absence de code barre… mais finalement il veut bien le faire / Continuer « Lispector without a map »

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Jeffrey Lewis & The Voltage, Bad Wiring (Don Giovanni Records / Moshi Moshi Records)

Jeffrey Lewis & the VoltageAprès bientôt 20 ans passés à écrire des chansons, à bourlinguer à travers le monde dans une sorte de « neverending tour », mais aussi à réaliser incessamment dessins et B.D., Jeffrey Lewis aurait pu se lasser, s’émousser ou tout simplement se ranger des voitures. Pourtant, à l’écoute de son nouvel album, on constate que l’éternel adolescent new-yorkais déborde toujours autant d’inspiration et de créativité. Depuis ses débuts avec The Bundles en 2001 – groupe dont faisait partie la légendaire Kimya Dawson des Moldy Peaches – jamais Jeffrey ne paraît avoir baissé le niveau d’exigence de ses textes et de sa musique, ni renoncé à son éthique anti-folk faite d’absence de compromis, de complète sincérité et de coolitude. Continuer « Jeffrey Lewis & The Voltage, Bad Wiring (Don Giovanni Records / Moshi Moshi Records) »

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3776, 歳時記 [Saijiki] (Natural Make)

Pochette de Saijiki de 3776En japonais, le terme 歳時記 [Saijiki, littéralement chronique d’une année] désigne une liste réunissant un ensemble de kigo, des mots ou phrases associées aux saisons et utilisés dans les haïkus. À chaque période et mois de l’année est associé un corpus de termes correspondants, systématiquement inclus pour préciser la temporalité du poème. Fin avril, on évoquera ainsi les fleurs de cerisiers (sakura), comme dans ce haïku de Bashō datant du 17e siècle :

tant et tant de choses  /  samazama no

me reviennent à l’esprit  /  koto omoidasu

fleurs de cerisiers  /  sakura kana

Les cigales occupent le mois de juillet tandis que les grenouilles sont l’apanage de février et mars. La lune symbolise elle l’automne tout entier. Le saijiki forme ainsi une sorte de dictionnaire du temps qui passe et de ce cycle en perpétuel mouvement. Un calendrier d’idées. Le fourmillement de la nature en quelques lieux communs. Continuer « 3776, 歳時記 [Saijiki] (Natural Make) »

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Big Thief, ou comment rencontrer son groupe préféré à 38 ans (6/7)

Sixième épisode : Two Hands

Big Thief
Big Thief / Photo : Clément Chevrier
(Lire l’épisode précédent ici)

Écrire comme activité peut se vider facilement, s’asphyxier sans peine : il suffit de ne pas vouloir être lu. Ou de croire donner à lire, en ne donnant qu’à l’inaccessible, au plus éloigné : un service de manuscrits, un comité de lecture, un visiteur de blog inexistant, une idole, quelqu’un qui ne répond pas, et j’en passe.

Et d’oublier que toute écriture est une inscription, une présentation de ce qui n’est pas là – soi, dont il faut savoir faire le deuil. On ne sera pas là quand on sera lu, et on ne lira que des absents. Je ne vais pas développer tout ce qu’il y a d’affaires de deuil à régler là-dessous, mais il peut s’agir d’une des nombreuses raisons qui font que l’on écrit, vraiment, ou non : accepter d’avoir maille à partir avec ça.

Ça peut effrayer, à bon droit. Ça calme parfois même les bavardages. Continuer « Big Thief, ou comment rencontrer son groupe préféré à 38 ans (6/7) »