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Teledetente 666, retour de flamme

Une formation souterraine affiliée à la nébuleuse Grande Triple Alliance Internationale de L’Est, composée de musiciens vus dans Le Renard, Delacave, Tobi Wolf, Le Chemin de La Honte… Une discographie légère mais culte, un album autoproduit en 2011, un 45 tours chez Sweet Rot Records, label Canadien au catalogue impressionnant (UV Race, Pheromoans, Dream Salon, Blind Shake entre autres) mais aussi la crème des groupes obscurs made in Alsace Lorraine (The Anals, Sida, Feeling Of Love, AH Kraken…) et surtout un album, Karen, et ses tubes Mr Marcaille Is Watching You, Soleil Nord-Est pour ne citer qu’eux. Continuer la lecture de « Teledetente 666, retour de flamme »

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Maxwell Farrington & Le SuperHomard, Window Tax (Talitres)

Oui. L’album est en effet sorti au printemps dernier mais après tout, pourquoi toujours confondre vitesse et précipitation – encore plus à une époque où il n’existe plus d’ailleurs que la précipitation –, comme si un nouveau disque, après tout, avait une date de péremption – et qu’en parler quelques  semaines, mois, voire années après sa sortie relevait de l’incongruité et que cela revenait à se ridiculiser pour n’avoir pas crié avec les loups… De toute façon, je m’en fous car cela s’imposait pour moi comme une évidence et la pochette disait beaucoup : ces feuilles mordorées qui jouent des coudes pour imposer leur reflet dans l’eau faisaient forcément de cet un album un disque d’automne ou d’été indien. Un disque de lumières plus douces, d’air plus léger, de nuits qui tombent ni trop tard ni trop tôt, de conversations qui se murmurent. Continuer la lecture de « Maxwell Farrington & Le SuperHomard, Window Tax (Talitres) »

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Collapsis de Dillon Fence, extrait de l’album Outside In (Mammoth, 1993)

Dillon Fence (Mammoth Records)

La chronique du numéro d’été ou de rentrée des Inrockuptibles citait*, de mémoire, Big Star, Teenage Fanclub ou encore The Posies. Soit une part fondamentale de notre panthéon, finalement assez peu ébranlée depuis. Le label ne nous était pas franchement inconnu, puisque Mammoth abritait également notre dulcinée d’alors Julianna Hatfield ainsi que son groupe d’origine Blake Babies.

Et si cette rubrique a pour base de vous révéler LE morceau absolument génial d’un disque par ailleurs oubliable alors, Collapsis, morceau d’ouverture du troisième album de Dillon Fence (Chapell Hill, North Carolina), est un cas d’école. C’est même doublement une anomalie par le biais qu’il ne constitue de fait qu’un demi morceau. Mais alors quel tremblement, le grand jeu d’emblée, l’effondrement de bonheur, les genoux à terre en génuflexion extasiée devant l’autel de cette power pop mélancolique. Continuer la lecture de « Collapsis de Dillon Fence, extrait de l’album Outside In (Mammoth, 1993) »

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Dona Casque, Le Reflet de Maman (Turbo Discos)

Dona Casque se sont d’abord fait connaître par leurs concerts, parmi les meilleurs des souterrains parisiens, et au-delà, car Dona Casque (dont on vous avait déjà parlé ici) se carapate partout : France, Europe, côte Ouest des États-Unis cet été, et présentement l’Allemagne. Rapide, coriace et endurant, Dona Casque est à la conquête du monde, sur le terrain, et pour cause, c’est un excellent groupe de scène. Déjà, ce n’est pas le trentième guitare/basse/batterie que l’on voit passer dans l’année ; c’est plutôt le premier, et probablement le dernier voix/clavier/basse + voix/batterie/clavier : Maë Favory d’un côté, Danny Kendricks de l’autre. Ce n’est pas que visuel, leurs concerts sont instables et efficaces, chaotiques et maitrisés, vivifiant. Le public a moins mal aux jambes. La buvette marche. Les deux ami⋅es font cinq choses en même temps et racontent des choses incohérentes et drôles entre chaque morceau. L’atmosphère se vide des jours qui passent, d’hier et de demain, se remplit du soir. Continuer la lecture de « Dona Casque, Le Reflet de Maman (Turbo Discos) »

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Selectorama : Straight Arrows

Straight Arrows / Photo : DR
Straight Arrows / Photo : DR

Pour avoir eu le bonheur de me trouver en juillet dernier au Folk Blues festival de Binic, – point de rendez-vous hexagonal de tous les adeptes de garage, de rock and roll et de punk -, je n’hésiterais pas une seconde à décerner la palme de la coolitude aux Straight Arrows. Avec d’autres groupes australiens à l’affiche comme Dom Sensitive ou Clamm, le quatuor de Sydney est même parvenu à relever le défi a priori impossible de me consoler de l’annulation de Tee Vee Repairmann, pour lequel j’avais traversé la moitié du pays. Menés de front par l’inépuisable Owen Penglis, enchaînant leurs innombrables tubes avec une énergie, un sens du fun et un enthousiasme sans limite, les quatre Sydnéens auront mis le public dans leur poche à chacune de leurs prestations (car à Binic chaque groupe doit jouer le vendredi, le samedi et le dimanche). Piochant dans tout leur répertoire, ils n’avaient que l’embarras du choix en matière de hits imparables. On n’aura pas non plus boudé notre plaisir de les voir reprendre What Do I Get des Buzzcocks ou l’excellente Ice Pick de Supercharger, transformée pour l’occasion en Dog Bite, en référence à la récente morsure de chien qui a valu à Owen de jouer de la gratte avec un bandage sur la main droite, sans que celui-ci ne semble en avoir été le moins du monde affecté.

 

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Just Another Dance(r)

Another Dancer / Photo : DR
Another Dancer / Photo : DR

Le quintet Bruxellois qui nous avait gratifié d’un splendide premier album en 2024, revient en Septembre avec The Plot à paraître chez Bruit Direct Disques et Aguirre. Sur Hollywood, seul titre en écoute pour le moment, Another Dancer magnifie la pop cristalline à tendance expérimentale. La voix de Margot peut évoquer la façon de chanter de chanteuses qu’on cite presque à chaque occasion : Trish Keenan et Laetitia Sadier, car elle pose ses textes comme du velours sur une composition cotonneuse et aérienne. La singularité de Another Dancer réside dans sa capacité de mélanger éléments synthétiques, voix qui se répondent, légèreté et orchestration. Hollywood est sorti cet été à point nommé, et tout laisse à penser qu’elle sera une des chansons que l’on écoute au lever ou au coucher du soleil, peu importe la saison.


Another Dancer reviennent le 13 Octobre au Chinois pour une soirée SDZ & Bruit Direct Disques, accompagnés de Subtle Turnhips et Retail Simps.

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Boris Maurussane : Larmes de joie

Boris Maurussane / Photo : Marjorie Chaumet
Boris Maurussane / Photo : Marjorie Chaumet

La plus belle moustache du douzième arrondissement de Paris remet enfin le couvert quatre longues années après l’inaugural Social Kaleidoscope, et le festin auquel nous sommes conviés dépasse nos espérances : Tears Of English Town vole très haut et confirme s’il en était encore besoin l’immense talent de cet étrange spécimen. De Maxwell Farrington & Le SuperHomard à Dorian Pimpernel en passant par Olivier Rocabois, Orwell, Discover ou Astrobal, la scène pop française n’en finit plus de nous éblouir et Boris Maurussane – qui préfère parler à son sujet de Third Stream Pop Music – fait plus que tenir son rang. Il rayonne, il survole – il stratosphérise. Tears Of English Town aligne les merveilles comme à la parade – il faudrait toutes les citer. Un disque tel un creuset dans lequel s’invitent Musique Populaire Brésilienne, pop sophistiquée et quelques échos de jazz – un sommet psychedelico-bucolique. Continuer la lecture de « Boris Maurussane : Larmes de joie »

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Tchotchke : Poupées de son

Tchotchke / Photo : DR
Tchotchke / Photo : DR

Ne vous fiez pas aux apparences. Derrière leur esthétique délicieusement surannée et leurs looks de Shangri-Las modernes, les filles de Tchotchke ont des compositions aussi solides que leur sens de l’humour et des harmonies vocales. Découvertes en Europe en première partie des Lemon Twigs, le trio est né pendant le confinement des cendres de Pinky Pinky qu’Anastasia Sanchez (chant, voix) et Eva Chambers (basse) avaient formé à Los Angeles en 2017. Continuer la lecture de « Tchotchke : Poupées de son »