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Los Shain’s, El Ritmo de los Shain’s (Odeon) / Los Yetis, Los Yetis (Discos Fuentes)

Los Shain's / Los Yetis
Los Shain’s / Los Yetis

El Ritmo de Los Shain’s et Los Yetis, tous les deux sortis en 1966, témoignent de l’émergence du rock en Amérique du Sud et plus précisément ici au Pérou et en Colombie. Les deux disques, des premiers essais, constituent des jalons de l’éclosion du rock dans leurs pays respectifs. Los Shain’s naissent à Lima au Pérou en 1963 influencés initialement par des groupes britanniques comme les Shadows ou les Beatles, tandis que los Yetis démarrent à Medellín, deux ans plus tard. Les deux groupes appartiennent à cette génération née dans le sillon des Beatles. Si Elvis fut un détonateur du rock, les quatre Britanniques se révélèrent en être les missionnaires les plus zélés. À n’en pas douter, le groupe de Liverpool a essaimé les formations beat à travers le monde et notamment dans le monde hispanique. Continuer “Los Shain’s, El Ritmo de los Shain’s (Odeon) / Los Yetis, Los Yetis (Discos Fuentes)”

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The Damion inside me

Retour sur un album de Tim Hardin, “Suite for Susan Moore and Damion” (1969)

Tim & Damion Hardin

Comment peut-on à ce point, et en toute mauvaise foi, s’accrocher à une promesse, comme d’autres à un rêve ? Depuis le temps que je ressasse tout ça, il est pourtant à peu près clair que jamais je ne me déciderai à rendre visite à Damion.

Damion et moi avons sensiblement le même âge. Je suis né une poignée de jours avant l’accident de moto de Dylan, et lui peu de temps après. Il passa d’ailleurs ses premières années près de Woodstock, à quelques encablures de là où un Bob Dylan convalescent portait le deuil de sa Triumph 500 fracassée. Ensuite, la majeure partie de son enfance eut pour cadre Hanover, New Hampshire. Dans le pli des 70’s, 220 miles tout au plus nous séparaient. A 8-9 ans, nous avions les mêmes jeux, probablement la même vie, à l’absence d’un père près. Continuer “The Damion inside me”

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Yuzo Koshiro, Streets of Rage (I-II-III)

Le 30 novembre 1990, l’Europe découvrait la Mega Drive, deux ans après le Japon, l’une des premières consoles 16 bits du marché. Trois décennies plus tard, elle est rééditée par Sega sous forme d’émulateur, une tendance lourde du marché depuis quelques années avec l’apparition de version miniature et moderne (connectique HDMI, alimentation USB etc.) des NES, Super Nintendo, Playstation ou Neo Geo. Au-delà de la nostalgie des trentenaires et quadras pour la console de leur jeunesse, il y a la qualité de nombreux jeux de cette génération, exploitant souvent de manière très ingénieuse les limitations des machines de l’époque afin d’en tirer la quintessence, sur le plan sonore comme visuel. La Mega Drive inspira de nombreux programmateurs ou musiciens. Elle peut ainsi compter sur un solide catalogue, faisant souvent jeu égal avec sa principale rivale. La série Streets of Rage, en particulier les deux premiers épisodes, représente le zénith d’un genre, devenu beaucoup plus discret depuis, le Beat’em Up. Au delà des mécaniques imparables de jeu, la série séduit par son esthétique générale, à laquelle contribue largement la musique géniale de Yuzo Koshiro. Celle-ci se suffirait presque à elle-même, au point d’avoir été rééditée plusieurs fois en vinyle, notamment par le label britannique Data Disc. Continuer “Yuzo Koshiro, Streets of Rage (I-II-III)”

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David Pajo, 1968 (Drag City, 2006)

David Pajo, 1968Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Peut-être pour les quelques souvenirs qu’il m’avait laissés ou bien parce que ce soir, je n’(en) attendais pas grand-chose si ce n’est des moments de beauté qui viendraient se glisser entre les silences. Pourquoi l’avoir acheté à l’époque d’ailleurs ? Sûrement la pochette et les quelques histoires que j’avais lu sur lui. Ou peut-être ces mots lus récemment – « ….simplicité qui donne de la profondeur. » – ces mots qui m’ont fait penser à Bark PsychosisHex (1994)- , SlintSpiderland (1991)-, puis qui m’ont donné envie de. Tout ça, ce ne sont que des questions qui ne méritent pas de réponses. Continuer “David Pajo, 1968 (Drag City, 2006)”

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Peter Davison, Glide (Avocado Records, 1981)

La pochette de Glide de Peter DavisonIl faut croire que l’on a besoin d’un peu de paix. De silence. C’est peut-être l’époque qui veut ça. Une lourde fatigue greffée à l’échine, filant des envie d’ailleurs où s’étendre de tout son saoul pour oublier la pulsation des artères. Regardez-nous, explorateurs immobiles, ballotés au vent aléatoire des suggestions YouTube, tombant amoureux en cascade d’un obscur disque dédié aux plantes vertes, nous perdant par paquets de mille dans sa douceur analogique au point de la faire revenir des morts (immense Plantasia de Mort Garson, réédité en vinyle ce mois-ci chez Sacred Bones). Continuer “Peter Davison, Glide (Avocado Records, 1981)”

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Advertising, Jingles (EMI Records, 1978)

AdvertisingOn s’en aperçoit quarante ans plus tard : en l’an 1 post-punk (à savoir 1978), le réseau de la presse pop française a tiré la grande majorité de ses câbles pour traverser la Manche, et connecter nos cerveaux de façon quasi-exclusive à la new wave de nos voisins grands-bretons. Du coup, du haut de la tour Eiffel, l’équivalent outre-Atlantique de la même époque ressemble encore aujourd’hui à une contrée étrangère et vaguement inconnue mais ça, c’est une autre histoire, et on y reviendra un peu plus loin. Continuer “Advertising, Jingles (EMI Records, 1978)”

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Section 25, The Key Of Dreams, Factory Benelux, 1982

Section 25N’en déplaise aux conservateurs du Rock and Roll Hall Of Fame, la petite histoire de la musique pop moderne est pleine de disques passés aux oubliettes, et dont la valeur ne peut s’estimer au regard des exemplaires vendus, ni de leur descendance. La sensation de la redécouverte, c’est justement ce qui rend l’exercice de chercheur d’or auquel nous nous adonnons tous si passionnant, et les erreurs (rarement manifestes) ne se révèlent souvent que lors de la rencontre d’une subjectivité un peu snob avec l’un de ces disques laissés pour compte. Et tant mieux si le phénomène ressemble parfois davantage au frottement de deux babouches qu’à celui de la lampe par Aladdin. Ainsi, aujourd’hui encore, Section 25 est le groupe mineur de deux disques essentiellement réservés aux initiés : Always Now (1981) et From The Hip (1984). Continuer “Section 25, The Key Of Dreams, Factory Benelux, 1982”

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The Nerves, The Nerves (auto-produit)

Depuis Los Angeles, cité des rêves déchus, épicentre de l’industrie du film et en partie de la musique, The Nerves n’auront, en quatre années d’existence (1974-1978), sorti qu’un unique EP 4 titres, auto-publié en 1976. S’ils n’ont guère laissé une discographie pléthorique, il serait cependant malheureux de s’en tenir à ce court curriculum vitae tant le groupe marqua les esprits, a posteriori de son existence. Continuer “The Nerves, The Nerves (auto-produit)”