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Led Zeppelin, Id. (1969, Atlantic)

Groupe aussi détesté que vénéré, Led Zeppelin ne laisse guère indifférent. Le formation britannique enregistre, en l’espace de trois ans, quatre classiques du rock.  S’il y a beaucoup à dire sur les pillages (de textes, riffs, etc.) opérés par le gang londonien, le talent et la force de Led Zeppelin rayonnent dès leur premier disque en 1969. Le groupe se forme, l’année précédente, sur les limbes des Yardbirds. Devant assurer des engagements avec ces derniers, Jimmy Page (guitariste) et le manager Peter Grant montent les éphémères New Yardbirds. Ils deviennent quelques mois plus tard Led Zeppelin. Jimmy Page est alors un guitariste émérite et expérimenté. En plus de sa participation à un groupe qui a compté trois guitaristes reconnus (lui, Clapton et Beck), il a fait ses armes, à la dure, en tant que session man. Continuer la lecture de « Led Zeppelin, Id. (1969, Atlantic) »

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The Byrds, Preflyte (1969, Together)

Artistiquement, Preflyte (1969) n’est certainement pas le disque le plus intéressant des Byrds mais il n’en constitue pas moins un témoignage fascinant sur l’un des groupes américains les plus importants des années soixante. En 1964, après un set au Troubadour, Gene Clark fait la rencontre de Jim (Roger) McGuinn. Tous les deux issus de la scène café folk californienne, les musiciens partagent un amour inconditionnel pour les Beatles. David Crosby rejoint à son tour le duo qui commence à répéter à trois, aux studios World Pacific, sous la houlette de Jim Dickson, devenu leur manager. The Jet-Set n’a alors pas encore de batteur ni de bassiste. Ils arrivent cependant à convaincre Elektra de publier un 45 tours sous le nom de The Beefeaters, mis en boite avec l’aide de musiciens de studio. Continuer la lecture de « The Byrds, Preflyte (1969, Together) »

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Henri Salvador, Homme Studio 1970-1975 (Born Bad Records)

Après deux compilations dédiées à Pierre Vassiliu (Face B et En Voyages), le label Born Bad et le musicien Guido Cesarsky (Acid Arab) s’attaque à un autre monument inattendu de la chanson française : Henri Salvador. Trésor bien gardé de la production francophone des années 60/70, la bien nommée Homme Studio apporte un éclairage nécessaire sur l’œuvre d’un des musiciens les plus iconoclastes de son époque. Déjà quarantenaire et sacrément expérimenté au moment de l’explosion yéyé du début des années soixante, Henri Salvador navigue dans les décennies avec un recul que n’ont pas toujours ses contemporains. Continuer la lecture de « Henri Salvador, Homme Studio 1970-1975 (Born Bad Records) »

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Crosby, Stills & Nash, Crosby, Stills & Nash (1969, Atlantic)

Crosby Stills & NashÀ n’en pas douter, le premier album du trio Crosby, Stills & Nash, sobrement intitulé Crosby, Stills & Nash (1969) figure dans de nombreuses discothèques de darons à travers le monde entier. Disque hippie par excellence, l’album est l’un de ces vinyles que tout le monde a sur ses étagères. S’il est devenu un point culminant de la culture classic rock, ce n’est pas uniquement parce qu’il est sorti à la bonne période. Crosby, Stills & Nash, hors contexte, reste un très grand disque, voire un chef d’œuvre. Continuer la lecture de « Crosby, Stills & Nash, Crosby, Stills & Nash (1969, Atlantic) »

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The Damion inside me

Retour sur un album de Tim Hardin, « Suite for Susan Moore and Damion » (1969)

Tim & Damion Hardin

Comment peut-on à ce point, et en toute mauvaise foi, s’accrocher à une promesse, comme d’autres à un rêve ? Depuis le temps que je ressasse tout ça, il est pourtant à peu près clair que jamais je ne me déciderai à rendre visite à Damion.

Damion et moi avons sensiblement le même âge. Je suis né une poignée de jours avant l’accident de moto de Dylan, et lui peu de temps après. Il passa d’ailleurs ses premières années près de Woodstock, à quelques encablures de là où un Bob Dylan convalescent portait le deuil de sa Triumph 500 fracassée. Ensuite, la majeure partie de son enfance eut pour cadre Hanover, New Hampshire. Dans le pli des 70’s, 220 miles tout au plus nous séparaient. A 8-9 ans, nous avions les mêmes jeux, probablement la même vie, à l’absence d’un père près. Continuer la lecture de « The Damion inside me »

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The Who, Tommy (Polydor)

Les chroniques anniversaire de l’été

Tommy The Who

Cinquante années et quelques semaines après sa sortie, Tommy demeure un disque encombrant, souvent pointé comme une catastrophe : le groupe rock adolescent formidable qui se rêve adulte et sombre ainsi dans la prétention, ouvrant la voie aux errances des années 1970 avant que n’arrive le salut par le punk. Autrement dit, l’affreux Tommy incarné par le chanteur Roger Daltrey, ses boucles et ses franges, qui entonne à Woodstock au premier degré certaines des graines de tout ce qui est censé foirer ensuite. Un opéra-rock inspiré par les prêches de Meher Baba, gourou du guitariste et leader Pete Townshend. Un truc trop sérieux pour être sérieux.

Cette histoire confortable, depuis qu’elle existe, est souvent racontée.

La vérité est forcément plus compliquée. Continuer la lecture de « The Who, Tommy (Polydor) »

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Dance To The Music #3 : Brit Soul, la playlist

Pour accompagner la lecture de l’article sur la Brit Soul, voici une playlist de 20 morceaux racontant l’évolution de la musique soul, puis du funk, en Angleterre, entre 1965 et 1974. Version jukebox ou playlist commentée, pour varier les usages. Continuer la lecture de « Dance To The Music #3 : Brit Soul, la playlist »

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Chicago, Chicago Transit Authority (Columbia)

Les chroniques anniversaire de l’été

Par réflexe œdipien, il est souvent question de rejeter les goûts des parents à l’adolescence et se plonger à corps perdu dans une musique qui, si possible, emmerde les vieux. Cette tradition a certainement perdu du poil de la bête dans certaines familles où le rock / metal s’est transmis de génération en génération mais il y a toujours quelque chose de viscéral à s’opposer symboliquement à ses géniteurs, et quoi de mieux que de le faire à travers les œuvres culturelles ? Continuer la lecture de « Chicago, Chicago Transit Authority (Columbia) »