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Crosby, Stills & Nash, Crosby, Stills & Nash (1969, Atlantic)

Crosby Stills & NashÀ n’en pas douter, le premier album du trio Crosby, Stills & Nash, sobrement intitulé Crosby, Stills & Nash (1969) figure dans de nombreuses discothèques de darons à travers le monde entier. Disque hippie par excellence, l’album est l’un de ces vinyles que tout le monde a sur ses étagères. S’il est devenu un point culminant de la culture classic rock, ce n’est pas uniquement parce qu’il est sorti à la bonne période. Crosby, Stills & Nash, hors contexte, reste un très grand disque, voire un chef d’œuvre. Continuer “Crosby, Stills & Nash, Crosby, Stills & Nash (1969, Atlantic)”

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The Damion inside me

Retour sur un album de Tim Hardin, “Suite for Susan Moore and Damion” (1969)

Tim & Damion Hardin

Comment peut-on à ce point, et en toute mauvaise foi, s’accrocher à une promesse, comme d’autres à un rêve ? Depuis le temps que je ressasse tout ça, il est pourtant à peu près clair que jamais je ne me déciderai à rendre visite à Damion.

Damion et moi avons sensiblement le même âge. Je suis né une poignée de jours avant l’accident de moto de Dylan, et lui peu de temps après. Il passa d’ailleurs ses premières années près de Woodstock, à quelques encablures de là où un Bob Dylan convalescent portait le deuil de sa Triumph 500 fracassée. Ensuite, la majeure partie de son enfance eut pour cadre Hanover, New Hampshire. Dans le pli des 70’s, 220 miles tout au plus nous séparaient. A 8-9 ans, nous avions les mêmes jeux, probablement la même vie, à l’absence d’un père près. Continuer “The Damion inside me”

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The Who, Tommy (Polydor)

Les chroniques anniversaire de l’été

Tommy The Who

Cinquante années et quelques semaines après sa sortie, Tommy demeure un disque encombrant, souvent pointé comme une catastrophe : le groupe rock adolescent formidable qui se rêve adulte et sombre ainsi dans la prétention, ouvrant la voie aux errances des années 1970 avant que n’arrive le salut par le punk. Autrement dit, l’affreux Tommy incarné par le chanteur Roger Daltrey, ses boucles et ses franges, qui entonne à Woodstock au premier degré certaines des graines de tout ce qui est censé foirer ensuite. Un opéra-rock inspiré par les prêches de Meher Baba, gourou du guitariste et leader Pete Townshend. Un truc trop sérieux pour être sérieux.

Cette histoire confortable, depuis qu’elle existe, est souvent racontée.

La vérité est forcément plus compliquée. Continuer “The Who, Tommy (Polydor)”

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Dance To The Music #3 : Brit Soul, la playlist

Pour accompagner la lecture de l’article sur la Brit Soul, voici une playlist de 20 morceaux racontant l’évolution de la musique soul, puis du funk, en Angleterre, entre 1965 et 1974. Version jukebox ou playlist commentée, pour varier les usages. Continuer “Dance To The Music #3 : Brit Soul, la playlist”

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Chicago, Chicago Transit Authority (Columbia)

Les chroniques anniversaire de l’été

Par réflexe œdipien, il est souvent question de rejeter les goûts des parents à l’adolescence et se plonger à corps perdu dans une musique qui, si possible, emmerde les vieux. Cette tradition a certainement perdu du poil de la bête dans certaines familles où le rock / metal s’est transmis de génération en génération mais il y a toujours quelque chose de viscéral à s’opposer symboliquement à ses géniteurs, et quoi de mieux que de le faire à travers les œuvres culturelles ? Continuer “Chicago, Chicago Transit Authority (Columbia)”

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David Bowie, Space Oddity (Parlophone)

Les chroniques anniversaire de l’été

David Bowie

Juillet 1969 fut exceptionnel pour l’humanité mais également à un niveau plus personnel pour David Bowie. Si Neil Armstrong et Buzz Aldrin posèrent le pied sur la lune, tandis que Michael Collins survolait l’objet céleste depuis le module de commande d’Apollo 11, Bowie lança sa propre fusée, sur le thème de l’espace : Space Oddity. La chanson fut en effet un moment décisif dans la carrière du chanteur androgyne. Elle fut son premier véritable hit en atteignant la cinquième place en Angleterre et une plus modeste mais déjà impressionnante quinzième position aux Etats-Unis. Elle contribua aussi beaucoup à définir la personnalité de Bowie telle que nous la connaissons et aimons. À l’occasion des cinquante ans de sa sortie, Parlophone réédite le single sous la forme d’un coffret deux singles comprenant la version originale et un nouveau mixage ainsi que diverses photos inédites d’époque du chanteur britannique. L’occasion de revenir sur le premier jalon de la carrière fantastique de David Bowie. Continuer “David Bowie, Space Oddity (Parlophone)”

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Holger Czukay, Cinema (Grönland)

KRAUTROCK Special

Environ six mois après sa disparition, l’œuvre de Holger Czukay se voit gratifier d’une dense anthologie (cinq disques, quand même) publiée chez les anglais de Grönland Records. Intitulée Cinema, elle vient nous rappeler que la vie du bassiste moustachu ne saurait, en effet, se résumer à sa seule participation au groupe allemand Can – aussi essentielle fut-elle. Continuer “Holger Czukay, Cinema (Grönland)”

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Gilles Pellegrini & the Stew with Dave & J.J., Live at Week-End Club de Paris (Cameleon)

Gilles PellegriniDepuis quatre ans, le label Cameleon chine le patrimoine français (et parfois international) à la recherche de raretés et perles à rééditer. Ainsi, grâce au travail de Claude Picard, nous avons pu mettre la main sur quelques-uns des 45 tours hexagonaux les plus hallucinants des années soixante (Les Homards Violets, Le Chorus Reverendus, Les Fraises des Bois), des classiques du punk français (Soggy, Angel Face, Gazoline) comme des albums d’une folie rare (l’étonnant Demon & Wizard). Continuer “Gilles Pellegrini & the Stew with Dave & J.J., Live at Week-End Club de Paris (Cameleon)”