Catégories chronique nouveautéÉtiquettes , , ,

Mustang, Memento Mori (Close Harmonie)

Mustang…Commencer par la fin – Memento Mori -, se souvenir effectivement que l’on va mais alors que les dernières notes s’évaporent, s’apercevoir que ces dix chansons nous laissent entre deux eaux – entre la vie et la mort – avec des questions plein la tête, et dans la bouche, pour reprendre les lignes d’un poème lu récemment, « le goût du sang mêlé au goût d’une figue fraîche ». Parler de Memento Mori en désordre, au gré des marques qu’il a laissé, et vous présenter toutes ses chansons et ses personnages. Continuer la lecture de « Mustang, Memento Mori (Close Harmonie) »

Catégories sériesÉtiquettes , , ,

12. Désirade

En deux jours, un texte sur chaque chanson du nouvel album de Chevalrex, “Providence” (Vietnam)

Désirade, tu as surgi dans cette vie pesante, et voilà que mon cœur m’a semblé – comme par magie – si léger. Tu m’as amené haut, très haut, comme rarement je l’ai été. Rien que d’écrire ton nom – Désirade –, rien que de le dire – Désirade –, et voilà que je sens que les possibilités d’une vie plus humaine sont à ma portée. Qu’est-ce que je te trouve belle Désirade. Il y a cette voix, si douce, si empreinte de sensibilité qui chante ces paroles – ambiguës –, ces paroles qui questionnent et se répondent. Continuer la lecture de « 12. Désirade »

Catégories chronique nouveautéÉtiquettes , , ,

Simeon Walker, Winnow (autoproduit)

Simeon WalkerIl y a les musiques à qui on a envie dire, de qui êtes-vous le silence ?

Il y a les musiques où l’on se sent inexplicablement aimé.

Il y a les musiques qui, comme la vie, s’éloignent de nous après nous avoir parlé et de leur passage demeure une – la – couleur mélancolique, le bleu.

Il y a les musiques qui vous font dire qu’à la fin, le ciel sera toujours plus bleu – et on voudrait que ça ne s’arrête jamais. Continuer la lecture de « Simeon Walker, Winnow (autoproduit) »

Catégories hommageÉtiquettes , ,

Broken Dreams Club

Disparition à 38 ans de l’américain Chet « JR » White

Chet « JR » White
Chet « JR » White
Pour tout vous dire, je n’y ai pas cru. C’est Christophe Basterra qui a annoncé la nouvelle – « C’est un matin si triste … » – en relayant les mots, plus tristes encore, de Christopher Owens. Alors, quand Christophe m’a demandé si je pouvais écrire quelques lignes, je me suis souvenu de ce texte, écrit il y a des années où il est question de pop, d’amour. Et de Chet « JR » White.

Continuer la lecture de « Broken Dreams Club »

Catégories chronique nouveautéÉtiquettes , , ,

The Apartments, In And Out The Light (Talitres)

The ApartmentsComment parler de ce disque sans parler de soi ? Car ce qui fascine, c’est ce qu’il provoque – va provoquer – sur chacun de ses auditeurs : ce sentiment d’avoir, dès les premières notes, l’âme ouverte en deux. Tout ce que l’on vous racontera sur ce disque, tout ce que vous lirez, ne sera qu’une suite d’expériences personnelles racontées avec plus ou moins de pudeur. Des mots aux mélodies, des instruments aux voix – car il y a la voix de Peter Milton Walsh et celle de Natacha Penot, ici voix-fantôme – , tout ici sert le sujet du disque : l’amour perdu, celui qui, cousu dans les entrailles, dicte votre vie.

Continuer la lecture de « The Apartments, In And Out The Light (Talitres) »

Catégories surimpressionsÉtiquettes , , , , ,

Alain Bashung – Novice

Dans l’album de Bashung se cache la proposition d’un monde, celui créé par David Lynch dans “Twin Peaks”.

Laura Palmer dans Twin Peaks de David Lynch.

… Et tous ces artistes pourquoi chantent-ils ?
Pourquoi ? Peut-être parce qu’ils sont mal placés dans leur époque, parce qu’ils s’y sentent dépaysés. Tout simplement.
Comme le Alain Bashung de Novice ?
Oui. Continuer la lecture de « Alain Bashung – Novice »

Catégories mixtapeÉtiquettes , , , ,

I Like 2 Stay Home #33 : Murat, Jean-Louis.

Un mix thématique par jour à écouter en temps de confinement.

Une fois le voile levé, en d’autres termes, une fois les chansons brillants de milles sons, en d’autres termes rééditées, celles-ci sont alors venues – définitivement – me pénétrer l’âme et le corps. Comme si je ne pouvais pas jusqu’à présent, comprendre, ce que Jean-Louis Murat appelle quand il parle de ses textes, ce latin des âmes perdues. Car, excusez-moi, oui, c’est de Jean-Louis Murat qu’il s’agit. Et de mon obsession récente pour ses disques. Tous ses disques. Jean-Louis Murat ne se résume pas à un album, il faut plonger dans son œuvre en intégralité pour mieux comprendre – vous pouvez remplacer comprendre par ressentir – cette œuvre gigantesque et ces incroyables mutations. Tour à tour môme éternel, pop cubiste, folk proustien,  électro-mélancolisme, électronomatopées, pop let-triste (avec ou sans tiret), tourbillons d’électricité Van Gogh-ien, aucun disque de Murat ne se ressemble mais tous, ressemblent à Murat, à cet homme mystérieux, romantique, contemplatif, colérique, féminin, vivant, terrien, mélancolique. Tout ça mis ensemble donne l’impression d’un désordre, d’une richesse, d’une explosion de sentiments – nouveaux et anciens -, de quelque chose qui se livre totalement. Bref, d’être une musique qui s’ébat libre et heureuse de n’être que ce qu’elle est. Continuer la lecture de « I Like 2 Stay Home #33 : Murat, Jean-Louis. »

Catégories disques rares et oubliésÉtiquettes , , , , ,

David Pajo, 1968 (Drag City, 2006)

David Pajo, 1968Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Peut-être pour les quelques souvenirs qu’il m’avait laissés ou bien parce que ce soir, je n’(en) attendais pas grand-chose si ce n’est des moments de beauté qui viendraient se glisser entre les silences. Pourquoi l’avoir acheté à l’époque d’ailleurs ? Sûrement la pochette et les quelques histoires que j’avais lu sur lui. Ou peut-être ces mots lus récemment – « ….simplicité qui donne de la profondeur. » – ces mots qui m’ont fait penser à Bark PsychosisHex (1994)- , SlintSpiderland (1991)-, puis qui m’ont donné envie de. Tout ça, ce ne sont que des questions qui ne méritent pas de réponses. Continuer la lecture de « David Pajo, 1968 (Drag City, 2006) »