« Drive for miles, and never turn off
We’ll find a cathedral city
You can be handsome, I’ll be pretty »
Camera Obscura, c’est 2006, et ça correspond à une époque de voyages initiatiques dans une petite voiture rouge siglée de chevrons argentés, enfin, une AX Citroën, quoi. Camping, parcourir l’Allemagne de bas en haut, pour monter en Suède, en passant par un ferry, dont la moquette profonde et odorante servira de lit pour une nuit, pour arriver direct chez Kurt Wallander, remonter vers le nord, les routes droites, les forêts, les forêts et encore des forêts. On ne verra pas Stockholm, vaincus par la route. Je ne conduis pas, je te laisse cette charge, pendant que je rêvasse à la portière, devant les paysages forestiers qui défilent. Continuer la lecture de « Camera Obscura, Let’s Get Out of This Country (Elefant Records, 2006) »
On n’y croyait plus. Trop longtemps, ce groupe est resté le secret le mieux gardé de la scène musicale américaine : concerts distillés au compte-goutte, disques livrés avec parcimonie. Depuis ses premiers balbutiements en 2001, il n’en avait sorti que deux – Un CD constitué de cinq morceaux, débarqué sans crier gare au crépuscule de l’année 2003 (et remerciements éternels à 


Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Peut-être pour les quelques souvenirs qu’il m’avait laissés ou bien parce que ce soir, je n’(en) attendais pas grand-chose si ce n’est des moments de beauté qui viendraient se glisser entre les silences. Pourquoi l’avoir acheté à l’époque d’ailleurs ? Sûrement la pochette et les quelques histoires que j’avais lu sur lui. Ou peut-être ces mots lus récemment – « ….simplicité qui donne de la profondeur. » – ces mots qui m’ont fait penser à