
Oui. L’album est en effet sorti au printemps dernier mais après tout, pourquoi toujours confondre vitesse et précipitation – encore plus à une époque où il n’existe plus d’ailleurs que la précipitation –, comme si un nouveau disque, après tout, avait une date de péremption – et qu’en parler quelques semaines, mois, voire années après sa sortie relevait de l’incongruité et que cela revenait à se ridiculiser pour n’avoir pas crié avec les loups… De toute façon, je m’en fous car cela s’imposait pour moi comme une évidence et la pochette disait beaucoup : ces feuilles mordorées qui jouent des coudes pour imposer leur reflet dans l’eau faisaient forcément de cet un album un disque d’automne ou d’été indien. Un disque de lumières plus douces, d’air plus léger, de nuits qui tombent ni trop tard ni trop tôt, de conversations qui se murmurent. Continuer la lecture de « Maxwell Farrington & Le SuperHomard, Window Tax (Talitres) »






Depuis longtemps, je me demande si nous sommes nombreuses et nombreux à réagir de la sorte – mais j’oublie toujours de poser la question. Oui, je me demande si comme moi, parfois, il suffit des quelques secondes d’une intro, un simple changement d’accord, l’esquisse d’une mélodie pour que déjà, vous sachiez qu’une chanson a (entre autres) été écrite pour vous, qu’elle va tourner en boucle pendant plusieurs jours / mois / semaines / années (rayez la mention inutile si tant qu’il y en ait une) et qu’elle ouvre un album que vous allez aimer adorer (la formule “adorez aimer” fonctionne aussi)… Depuis longtemps, j’ai ce rapport à la musique – pour le meilleur, mais pour le pire aussi : l’intro de la première chanson d’un disque attendu avec une certaine impatience déçoit, et son sort en est scellé…