
Pas la peine de tourner autour du pot : je tiens le dénommé Antonio Luque, la tête pensante du groupe Sr Chinarro, comme l’un des auteurs-compositeurs les plus doués de sa génération. En et hors d’Espagne. Depuis la découverte de son premier EP, Pequeño Circo – grâce à des connexions espagnoles qui ont rythmé plus que bercé mes années 1990, mes années folles en quelque sorte, avec la naissance de la RPM canal historique, les quelques mois comme disquaire, la casquette honorifique de « manager », pseudo-animateur d’une émission de radio très indépendante intitulée Eldorado et dont le générique était… la version instrumentale de la magnifique Mi Caracola Loca de Sr Chinarro –, j’ai souvent succombé aux mélodies douces-amères imaginées par cet homme au charisme plutôt inné, à la langue assez bien pendue et dotée – à l’instar de Jean-Louis Murat – d’une détermination de tous les instants, d’une passion inassouvie pour le verbe de sa langue natale. Continuer la lecture de « Sr Chinarro, un lugar en el pasado »


Je ne me serai pas précipité sur ce disque si elle ne m’avait pas envoyé un message m’invitant, de suite, à écouter le dernier album de
Bien que sous le joug d’une dictature conservatrice, l’Espagne ne manqua pas son rendez vous avec les années soixante. La musique pop ne répondait peut être pas aux envies du régime mais elle passionnait une jeunesse en quête de modernité et d’un peu de liberté. Cette frénésie se concrétisa avec le succès, en 1964, de Flamenco des
Cinq ans, on ne s’en rend jamais bien compte, mais ça représente vraiment quelque chose – même si à l’échelle des fans de
Te Estoy Amando Locamente de
Barcelone fut l’un des grands épicentres de la révolution rock ibérique. Après