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C’était un 7 mars.

Jour pour jour en 1983, New Order sortait « Blue Monday ».

"Blue Monday" New Order Peter Saville, 1983.
Pochette de « Blue Monday » de New Order par Peter Saville, 1983.

C’était un 7 mars, donc. Je pourrais récrire l’histoire et dire que, si ce n’est le jour même, j’ai acheté ce disque la semaine de sa sortie – à New Rose, après avoir été poursuivi par une horde de skinheads assoiffés de sang. Mais non. Ce n’est pas si important la date exacte de l’achat d’un disque. L’important, c’est l’impact. L’impact de la chanson. L’impact des images. Parce que je me souviens avoir vu la prestation de New Order à Top Of The Pops aux Enfants du Rock, présenté par Lenoir – c’était il me semble dans la version du samedi soir (et non du jeudi soir), à une heure tardive sur la 2e chaine (quand même, quel coup de génie du directeur de la chaine : programmer une émission un jour et à une heure où la cible privilégiée est en train de, au choix, siroter des bières éventées, danser dans une boite dite new-wave ou dans une surboum, de pogoter à un concert, de draguer, de baiser). Moi, j’étais trop jeune pour participer à tout cela – le « trop jeune » avait été décrété par mes parents. Mais ils ne se doutaient pas que de me donner la permission de regarder pareille émission allait avoir des conséquences prégnantes dans les années qui allaient suivre. Continuer « C’était un 7 mars. »

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Rebecca Boulton : « Rob Gretton avait raison sur toute la ligne »

La femme dans l’ombre de New Order revient sur son parcours.

Rebecca Boulton, Paris, octobre 2019 / Photo : Alain Bibal

Rebecca Boulton est aux côtés d’Andy Robinson la manageuse de New Order et Joy Division depuis 1999. Celle qui a commencé en tant qu’assistante de Rob Gretton a accompli un travail monumental pour que les deux groupes figurent aujourd’hui au sommet de leur popularité. La tâche n’a pas été facile : rongé par des querelles internes, New Order est resté inactif pendant une décennie. Rebecca a malgré tout réussi à maintenir la popularité du groupe et à relancer leur carrière en 2011 avec le succès que l’on connaît. La qualité de son travail lui a valu d’être récompensée ce 14 novembre du saint graal convoité par toute équipe de management, le Manager’s Manager Award. Dans un rare entretien, elle nous parle de sa carrière qui a commencé derrière le bar de l’Hacienda, de sa relation avec New Order et de l’envers du décors d’une des réussite artistique et commerciale les plus fabuleuses de l’histoire de la musique. Continuer « Rebecca Boulton : « Rob Gretton avait raison sur toute la ligne » »

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Stephen Morris : « Un livre à l’encontre de la perception du public »

« Record Play Pause », les mémoires du batteur de Joy DIvision et New Order

Stephen Morris New Order
Stephen Morris – New Order / Photo : Alain Bibal

Après Bernard Sumner et Peter Hook, c’est au tour de Stephen Morris, batteur légendaire de Joy Division et New Order de sortir ses mémoires. Record Play Pause en est le passionnant premier volume, celui allant de son enfance à la création de New Order. Loin des règlements de comptes du livre de Peter Hook ou du manque de détails de celui de Bernard Sumner, Record Play Pause apporte une vision nouvelle et fraîche où l’humour se mélange à la noirceur. C’est à l’hôtel des Bains Douches de Paris, dans les murs qui avaient accueilli la seule date française de Joy Division il y a 40 ans, que Stephen Morris nous a accordé un entretien exclusif au lendemain du concert de New Order au Grand Rex. Affable et chaleureux, il rentre en détail sur tout un pan de l’histoire de la musique, celle de son premier groupe Joy Division, dont l’influence sur la musique de ces quarante dernières années n’est plus à démontrer. Continuer « Stephen Morris : « Un livre à l’encontre de la perception du public » »

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New Order, Théâtre antique de Fourvière, vendredi 28 juin 2019.

Barney vs. Ian / Photo : Hannah Milon Delafosse

C’était une certitude. Cela ne pouvait pas se terminer autrement. Et peu importe la relation nouée avec le groupe. Parce que la foule compacte du Théâtre antique de Fourvière qui affiche complet depuis des semaines est le parfait reflet de ce qu’est en 2019 le public de New Order. On jette un coup d’œil sur les gradins, dans la fosse et c’est cela qui saute aux yeux : la diversité générationnelle. Ils sont tous là, les différents fans du quatuor de Manchester – devenu quintette (avec cette drôle d’équation « – 1 + 2 ») : les quinqua qui ne jurent que par Power Corruption & Lies, voire Movement ; les trentenaires et quarantenaires qui ont pris en pleine poire le single du retour discographique – Crystal, en 2001 ; les plus jeunes qui cherchent à chaque fois dans les morceaux les traces de l’ADN de Joy Division ; ceux qui rêvent de se retrouver sur un dancefloor à ciel ouvert avec les étoiles en guise de boules à facette. Et donc ? C’est bien un fait : se rendre à un concert de New Order aujourd’hui, c’est la quasi-assurance d’être déçu. De rester sur faim. De sortir en se demandant « pourquoi elle et pas une autre ? » Continuer « New Order, Théâtre antique de Fourvière, vendredi 28 juin 2019. »

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Peter Hook : « Nous pouvions écrire de la très bonne musique, mais il nous manquait quelque chose. »

Peter Hook
Peter Hook

Quatre décennies à arpenter les scènes avec son jeu de basse identifiable et unique, Peter Hook se souvient au long de différents ouvrages, dont le dernier en date, Substance, New Order Vu De L’Intérieur (Le Mot et le Reste). De Joy Division à New Order, qu’il a quitté depuis 2006 avec perte et fracas, de son club emblématique l’Haçienda jusqu’à Peter Hook & The Light qui revisite une discographie exemplaire, le natif de Salford dans la banlieue mancunienne se livre sans détour, quelques semaines avant la parution de ce troisième ouvrage à l’automne 2017. Touché au cœur par ses anciens compagnons de route et presque dans sa chair par l’horrible attentat de mai 2017 à la Manchester Arena, le bassiste défend sa vie et son œuvre, et écorne la légende qu’il a contribué à façonner, avec cet humour vache du Nord de l’Angleterre. Aminci et sobre, amical et sensible, Hooky revient alors sur sa vision de l’histoire de Joy Division et New Order, et celle de Manchester. S’il n’a toujours pas remisé sa basse au placard, en témoignent les récentes dates françaises de début 2019 avec Peter Hook &The Light, un accord avec son ancien groupe a été signé peu de temps après cette interview, déjà publiée, mais dont voici une extended version inédite.

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L’art de l’esquive

Les 30 ans de « Technique » de New Order

Technique New Order
« Technique » de New Order (Factory, 1989)

Il y a 30 ans, New Order sortait Technique, album annoncé comme hédoniste, voire résolument “house”, soi-disant enregistré à Ibiza en plein “été de l’amour”. Le bassiste Peter Hook, pourtant à l’origine de cette parenthèse enchantée dans l’histoire du groupe, l’ignore alors mais il s’agit là de son chant du cygne.

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Playlist Peter Hook : basse fidelité

Peter Hook, le bassiste démissionnaire de New Order n’est pas qu’un spécialiste du grand écart (et des quatre cordes) : chanteur, guitariste ou producteur, il a traversé près de cinq décennies musicales avec une aisance désarmante. Retour sur un parcours moins médiatisé que d’autres à travers une playlist dédiée.

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La groupie du bassiste

Peter Hook Memorabilia

The Peter Hook Signature Collection.

Le 26 décembre dernier, Peter Hook expliquait au magazine Rolling Stone pourquoi il avait décidé de vider son garage et de mettre en vente la majeure partie de ses souvenirs liés à Joy Division : « J’ai assisté à la mise en vente de la maison de Ian Curtis et à la mise en vente de la table de cuisine de Ian Curtis. Les gens sont prêts à se battre pour ça, et j’ai l’impression d’être comme un roi enfermé dans son château en train de compter son or. » La vente aura lieu le 2 mars prochain et un catalogue peut être commandé par correspondance, pour la modique somme de 12 livres sterling (20 livres si vous le préférez signé) – frais de port non compris.

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