
Pas plus qu’il ne se (la) raconte à travers la musique, Étienne Menu laisse la musique se raconter à travers lui. Personne ne reflète mieux l’esprit de (ce que je pense être) mon époque que ce touche à tout, multipliant les expériences de critique musicale. Tenterait-il de raccommoder ce tissu déchiré en minuscules lambeaux que nous laisse le net après 20 ans de niches et d’esprits de chapelle exacerbés par les réseaux sociaux ? Parce que derrière l’illusion de l’accessibilité et de la connaissance instantanée, se cache un puzzle bien compliqué à rassembler, avec des réflexes de fermeture parfois bien visibles. Étienne Menu est un paradoxe : en apparence isolé, il réussit à activer autour de lui de nombreuses communautés et courants, autour du plaisir simple de l’échange, de la parole et de l’écriture. Continuer la lecture de « Papivole#6, Mon histoire avec la presse musicale, 1978-2018 : Étienne Menu et Musique Journal »

« Parfois, j’aimerais qu’on fasse un disque aussi bon qu’
I. A Strasbourg, il y a quelques années, il y avait un groupe étonnant qui s’appelait
« J’m’en sortirai, comme d’habitude, en écrivant une bonne petite chanson bavarde »
Le dimanche, des gens se pressent dans des stades voir des clubs amateurs se défoncer sur des terrains stabilisés ou des gazons décatis. L’ouvrier fauche le prof de sport qui a juste le temps de décaler l’employé pour un superbe assist’ que le portier, boulanger du coin, ira chercher au fond des filets. C’est pas la Coupe d’Europe, ni la Coupe du monde. Personne, accoudé au rambardes blanches qui entourent le terrain, ne fait semblant d’être devant Bein Sport, et pourtant, personne ne manquerait le match de la semaine suivante… Je me suis toujours demandé ce que foutaient ces gens, qu’est-ce qu’ils attendaient au fond, de ces joutes amateures. 