
Retour sur la route des tournées pour les montréalais SUUNS, partis défendre ce cinquième album The Witness face à un public enfin retrouvé. En presque 15 ans d’existence, le groupe est désormais devenu un trio après le départ du claviériste Max Henry, présent depuis leurs débuts. Cette fois, ils ont travaillé en symbiose avec leur époque, en auto-enregistrant et autoproduisant ces huit titres pendant l’année noire, en 2020. Le résultat dénote, surprend, et nous envoie dans une sorte d’écho à ce monde parallèle vécu, où tout s’est ralenti et confiné. Mélodies minimales et éthérées, tempos ralentis, tout prête à l’introspection. Pour ce nouveau chapitre, ils ont accepté de nous livrer quelques-unes des clés de leur univers.

Comme souvent, tout est affaire, ici, de proximité et de connections fortuites. Entre les co-auteurs de cet album, en premier lieu, mais pas uniquement. Il y a quelques mois,
Pour beaucoup d’entre nous, les années cinquante ressemblent à un continent éloigné, une terre perdue dans la brume. La faute à ces maudites années soixante ! Essentielles dans la construction de la musique que nous aimons (
C’est fou comme certains disques sont liés à une époque, à un lieu, à une image, même si on les a écoutés longtemps après toutes ces scènes-là, même si on les écoute encore aujourd’hui – pour preuve, ma fille reconnait le groupe dès les premiers accords de cette chanson parfaite qu’est 

