
Voilà l’été. Le temps de l’insouciance pour les plus jeunes ; celui de la mélancolie pour leurs ainés – c’est à peu près ainsi, même si hâtivement résumé. Ça tombe bien. Parce qu’il y a un tout petit peu plus d’un quart de siècle, Massive Attack imaginait un label que l’on promettait à un très bel avenir et dont le nom et le mot d’ordre n’avaient pas laissé insensible la rédaction de la RPM canal historique – derrière de faux airs d’érudits qui la ramènent, il y avait beaucoup trop d’âmes sensibles : Melankolic se proclamait “glad to be sad”. Le programme était parfait, il ne restait plus qu’à la bande son d’être à la hauteur… Et entre nous, on n’en espérait pas tant. Parmi les première références, a paru l’album inaugural d’Alpha, un projet né à Bristol – au moment même où tous les projets semblaient naitre à Bristol – des cerveaux d’Andy Jenks et Corin Dingley, mélomanes taille XXL qui avaient décidé d’écrire les chansons parfaites pour tenir compagnie à notre spleen idéal. Continuer la lecture de « Alpha, À L’Ombre de Nous »


Les prénoms féminins et la musique pop (dans le sens très large du terme), ça a toujours fait bon ménage. Ou pas loin. J’ai déjà à peu près dressé une liste 
C’est bien le genre de la maison, ça. Attendre que le printemps frémisse pour réaliser un disque dont le titre est sans équivoque : Winter Companion. Un hiver, son froid et son heure qu’on a laissés sans regret derrière soi pendant que ce gars-là le passait du côté du Mexique, mais suffisamment désœuvré pour avoir l’envie d’enregistrer une poignée de chansons – cela dit,
Il s’en est fallu de quelques mois. Bien évidemment, pas sûr qu’on aurait acheté le disque dès sa sortie, mais il y aurait quand même eu de fortes chances – parce qu’entre autres, les virées quasi-hebdomadaires à 