
Krautrock ! Qui mieux que Faust, grand pataquès protéiforme, Velvet Underground occulte de Wümme (alors RFA) à l’influence avérée sur des centaines d’autres têtes chercheuses (de Nurse With Wound à Joy Division en passant par Pascal Comelade) aurait pu faire sien et détourner un terme à priori xénophobe ? Car l’appellation, aujourd’hui reconnue AOC de qualité fut au départ un terme vaguement méprisable énoncé par une presse anglaise pas vraiment finaude, ni tout à fait remise du blitz. Rock choucroute, le kraut étant non seulement ce fascinant légume, mais aussi le petit nom donné à nos amis d’Outre Rhin, eut égard aux horreurs d’un conflit alors récent. Alors, quitte à détourner l’insulte, Faust en fit, en ouverture de son quatrième album (Faust IV, chez Virgin, 1973) un morceau hypnotique, terrassant et dont la toxicité ne se démentira toujours pas, presque cinq décennies plus tard. Et qui ouvrira ce concert tant attendu au festival BBMix ce dimanche puisque l’incarnation actuelle rejouera dans son intégralité ledit album. Rarement cité en premier lorsqu’il s’agit de Krautrock, Faust a pourtant eu un retentissement durable et permanent. Sur le marché anglais en faisant vendre son troisième album (The Faust Tapes, 1973) au prix d’un single, et en écoulant ainsi plus que prévu (« Certains s’en sont servi pour jouer au frisbee, pour d’autres ça a changé leurs vies… »), d’autre part en réussissant de manière absolument tonitruante sa reformation au mitan des années 90. Alors même si l’on sait à peu près à quoi s’attendre, on ne saurait pourtant trop vous conseiller d’y aller avec le moindre sentiment de sécurité, un concert de Faust étant par nature beaucoup plus imprévisible, toxique, ouvert et libre que le tout venant, bref, tout sauf ordinaire. En prélude, quelques vraies pépites et pas moins de fausses pistes dans ce selectorama concocté par Jean Hervé Péron. Continuer la lecture de « Selectorama : Faust »

A l’automne 2011, soit 10 ans tout juste ou presque, je restais plein d’espoir sur les premières facéties d’
Voici un digest succinct de ce chédeuvrabsolu, sur lequel gageons que tous les rédacteurs de ce site de pointe auront leur mot à dire et émettront un avis valable. Je vous livre mes notes de lecture au débotté, sous le coup d’une vive émotion, tel un 

Si elle a toute sa place au rayon de soleil automnal d’un après-midi pluvieux chez Mémé, voire dans les attentats pâtissiers du regretté*
Ce fut d’abord une simple annonce de type strictement commerciale il y a quelques saisons, pour un site proposant à nouveau des t shirts officiels, des badges et des planches de skate, pas grand chose en fait mais l’espoir d’une reformation inespérée pointait alors et agita pendant une semaine ou deux le landerneau. On connaissait désormais tout des circonstances (suicide du manager, inévitables problèmes de substances) du sabotage d’un des groupe les plus influent de tous les temps, on savait aussi l’impossibilité chronique des trois anciens compères à se mettre d’accord depuis sur quoi que ce soit. Il aura donc fallu toute la passion, la prévenance, la diplomatie et la pugnacité des gens de chez