
Le quintet Bruxellois qui nous avait gratifié d’un splendide premier album en 2024, revient en Septembre avec The Plot à paraître chez Bruit Direct Disques et Aguirre. Sur Hollywood, seul titre en écoute pour le moment, Another Dancer magnifie la pop cristalline à tendance expérimentale. La voix de Margot peut évoquer la façon de chanter de chanteuses qu’on cite presque à chaque occasion : Trish Keenan et Laetitia Sadier, car elle pose ses textes comme du velours sur une composition cotonneuse et aérienne. La singularité de Another Dancer réside dans sa capacité de mélanger éléments synthétiques, voix qui se répondent, légèreté et orchestration. Hollywood est sorti cet été à point nommé, et tout laisse à penser qu’elle sera une des chansons que l’on écoute au lever ou au coucher du soleil, peu importe la saison.
La musique électronique et la pratique du live ont toujours entretenu des relations complexes. Un certain cliché irait même jusqu’à en opposer les termes : quoi de plus éloigné de la plus ou moins grande spontanéité de l’interprétation instrumentale que la soi-disant froideur des séquenceurs et autres systèmes de programmation. Évidemment, comme tout cliché, c’est sa part de fausseté qu’il convient de souligner. On pourrait même établir une histoire passionnante du live électronique et de ses singularités : du concert d’enceintes avec la musique acousmatique à l’impro live néo-psych du côté de la free party, en passant par les expérimentations de la scène indus ou de la scène laptop/Extreme Computer Music. Ou encore plus précisément, ces quinze dernières années, du côté du revival analogique. 
À 17 ans, on n’aurait jamais eu l’idée de chanter en français.