
Pour avoir eu le bonheur de me trouver en juillet dernier au Folk Blues festival de Binic, – point de rendez-vous hexagonal de tous les adeptes de garage, de rock and roll et de punk -, je n’hésiterais pas une seconde à décerner la palme de la coolitude aux Straight Arrows. Avec d’autres groupes australiens à l’affiche comme Dom Sensitive ou Clamm, le quatuor de Sydney est même parvenu à relever le défi a priori impossible de me consoler de l’annulation de Tee Vee Repairmann, pour lequel j’avais traversé la moitié du pays. Menés de front par l’inépuisable Owen Penglis, enchaînant leurs innombrables tubes avec une énergie, un sens du fun et un enthousiasme sans limite, les quatre Sydnéens auront mis le public dans leur poche à chacune de leurs prestations (car à Binic chaque groupe doit jouer le vendredi, le samedi et le dimanche). Piochant dans tout leur répertoire, ils n’avaient que l’embarras du choix en matière de hits imparables. On n’aura pas non plus boudé notre plaisir de les voir reprendre What Do I Get des Buzzcocks ou l’excellente Ice Pick de Supercharger, transformée pour l’occasion en Dog Bite, en référence à la récente morsure de chien qui a valu à Owen de jouer de la gratte avec un bandage sur la main droite, sans que celui-ci ne semble en avoir été le moins du monde affecté.
Quelque part dans le bush australien, un ancien hôpital des années 1930 — couloirs vides, lumières bourdonnantes, chambres dépouillées. C’est là que
Je crois pouvoir écrire que j’ai assité à pas mal de concerts, depuis le 18 aout 1980 – The Police (avec 
Avec une régularité exemplaire, l’éditeur 
France, terre d’asile. J’ai lu, je ne sais plus où (ou alors mon cerveau malade l’a inventé) un truc marrant : les dauphins que les hommes peuvent approcher sont parait-il, les parias de leur société. Ils ont été rejetés par leur communauté de dauphins, et c’est pour ça qu’ils recherchent de la compagnie auprès des hommes. Sinon, un vrai dauphin dauphin, intégré, impossible de l’approcher, tintin, walou. Je ne sais plus où je voulais en venir, si, bon, appliqué aux humains, c’est un peu bizarre mais ça marche. Une copine née au Japon est venue habiter en France, parce qu’elle ne supportait plus la façon dont les hommes là-bas la traitaient. Elle se sent vachement plus française, en fait. Elle est batteuse de jazz et s’épanouit loin des bureaux funestes aux mains baladeuses de son pays. France terre d’asile donc. 