
Il n’y a aujourd’hui plus aucune raison d’en douter : l’Australie est la nouvelle Terre Promise de la pop indé, du post-punk et du rock and roll, et Melbourne sa Jérusalem. Depuis une dizaine d’années, on ne compte plus les groupes intéressants qui ont émergé du pays des kangourous : The Stevens, The Stroppies, The Shifters, UV Race, Terry, Total Control, Rat Columns, R.M.F.C., Nathan Roche, The Goon Sax, Kitchen’s Floor, Constant Mongrel, Parsnip, Eddy Current Suppression Ring, The Chats, Jackson Reid Briggs, et j’en oublie… Et si par chez nous, cet genre de rock marginal n’attire plus dans les concerts que quelques anciens de l’adolescence, quadras et quinquas à la tête chenue (quand elle n’est pas chauve), on s’étonne de voir les jeunes australiens plébisciter ce type de musique et en redemander. Tout se passe comme si ce pays vivait musicalement dans une autre temporalité que celle de l’Europe. Continuer la lecture de « The Toads ressuscite The Fall »
C’est bien le genre de la maison, ça. Attendre que le printemps frémisse pour réaliser un disque dont le titre est sans équivoque : Winter Companion. Un hiver, son froid et son heure qu’on a laissés sans regret derrière soi pendant que ce gars-là le passait du côté du Mexique, mais suffisamment désœuvré pour avoir l’envie d’enregistrer une poignée de chansons – cela dit,
Quatre albums de
Gémir n’est pas de mise aux Marquises.
Il s’en est fallu de quelques mois. Bien évidemment, pas sûr qu’on aurait acheté le disque dès sa sortie, mais il y aurait quand même eu de fortes chances – parce qu’entre autres, les virées quasi-hebdomadaires à 
Commencez par casser tous les miroirs de la maison, laissez pendre vos bras, regardez vaguement le mur, oubliez-vous. Chantez une seule note, écoutez à l’intérieur. Si vous entendez (mais cela ne se produira que plus tard) quelque chose comme un paysage plongé dans la peur, avec des feux entre les pierres, avec des silhouettes à demi nues et accroupies, je crois que vous serez sur la bonne voie, de même si vous entendez un fleuve où descendent des barques peintes de jaune et de noir, si vous entendez une saveur de pain, un toucher de doigt, une ombre de cheval.
Il n’y a pas si longtemps, j’ai réalisé avec tristesse et désespoir que je ne verrai plus jamais