
Tout commence par des remerciements. Des remerciements à la violoncelliste et arrangeuse Audrey Riley et au dénommé Robin Guthrie –oui, celui-là même qui était jadis l’une des trois têtes de l’hydre Cocteau Twins. Des remerciements pour avoir été parmi les tout premiers à faire comprendre à Emma Anderson qu’il fallait bien qu’un jour ou l’autre, elle fasse un pas en avant pour oser se retrouver sous la lumière même diffuse des projecteurs et chanter ses propres compositions – après les avoir laissées entre les cordes vocales de Miki Berenyi ou de Lisa O’Neil le temps de Sing-Sing (et d’ailleurs, vous me ferez penser à réhabiliter ces prochains jours le hit de poche que reste Feels Like Summer)… Après la fin en eau de boudin de la résurrection de Lush en 2016, elle s’est ainsi retrouvée avec des compositions et autres idées qu’elle avait destinées à son groupe de (presque) toujours. Continuer la lecture de « Selectorama : Emma Anderson »
C’est toujours étonnant de se rendre compte que des gens qu’on ne connait pas vraiment nous connaissent suffisamment. Suffisamment pour se permettre de recommander un disque – et recommander un disque, c’est chose risquée quand la musique occupe depuis plusieurs décennies une place démesurée dans une vie. L’histoire commence donc par un message reçu sur les réseaux sociaux, message d’un ami “virtuel” avec lequel on échange depuis des années sans jamais s’être croisés – alors qu’il nous est arrivé de fréquenter les mêmes lieux, les mêmes concerts –, un ami virtuel nommé Frank G. qui écrit juste : “Je pense que tu devrais aimer”. 
Groupe culte (mais influent – ce ne sont pas les 


