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Sing-Sing, l’hymne à la joie

Sing Sing / Photo : Brian David Stevens, 1999
Sing Sing / Photo : Brian David Stevens, 1999

J’en ai parfois un peu marre de cette mémoire qui va et vient, de ces souvenirs pas toujurs très nets accompagnés de flashes d’une précision absolue. C’est ainsi que bizarrement, je me rappelle très précisément d’avoir poussé la porte de Il Sorriso, la cantine de la RPM canal historique (oui, j’aime insister sur le canal historique) sise rue du Repos, avec juste derrière moi Lisa et Emma – et Mig aussi, que je connaissais déjà plutôt bien puisque l’homme avait été batteur de Moose, un groupe que j’ai vu tant de fois en concert que je serai incapable de me rappeler de chacun, et deux autres musiciens dont j’ai oublié le nom. Nous étions en décembre, à une époque où décembre rimait encore avec frimas, et sur la foi d’un single – car oui, nous étions souvent comme ça à la rédaction : une chanson suffisait pour qu’on ait envie de se battre pour un groupe dont à peu près tout le monde se contrefichait et pourtant… Continuer la lecture de « Sing-Sing, l’hymne à la joie »

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Sur la route avec Lush, raconté par Phil King et Emma Anderson

Photo extraite de Lush: A Far From Home Movie de Phil King et d'Emma Anderson
Photo extraite de Lush: A Far From Home Movie de Phil King et d’Emma Anderson

Je me souviens très bien de la première fois que j’ai vu Lush en concert. C’était dans la moiteur d’un été londonien, en plein mois d’aout de l’année 1990. Le groupe avait eu le droit à un encadré dans les pages “news” du NME – ou du Melody Maker – pour annoncer sous le pseudonyme de Hush un “concert secret” – qui ne l’était donc plus tellement –, la veille de sa participation à la garden party organisée par The Cure. Comme Phil King pour sa première fois, je ne me souviens plus vraiment des chansons jouées ce soir-là, mais très précisément de la présence de Lawrence dans la salle (et bien évidemment, je m’étais dit que c’était bon signe) avant de découvrir quelque temps plus tard que le groupe de première partie n’était autre que Moose… En revanche, je me souviens nettement mieux des autres fois où j’ai pu voir Lush sur scène, à la Cigale pour le festival des Inrocks 1991 – la fameuse soirée des noms de groupes en une syllabe –, au Bataclan pour la tournée Spooky, au New Morning en septembre 1994 – d’autant que Spring avait assuré la première partie –, au Divan du Monde et à Benicassim en 1996. Je ne pouvais qu’ignorer bien sûr que sous le soleil de la Costa del Azahar, ce serait la dernière fois que je verrai Lush en concert – et l’avant-dernière que je prendrai un polaroid du batteur Chris Acland, qui était venu passer après coup quelques jours de vacances en Bretagne et au festival de la Route du Rock. Avant de se donner la mort deux mois plus tard…

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Selectorama : Emma Anderson

Emma Anderson
Emma Anderson

Tout commence par des remerciements. Des remerciements à la violoncelliste et arrangeuse Audrey Riley et au dénommé Robin Guthrie –oui, celui-là même qui était jadis l’une des trois têtes de l’hydre Cocteau Twins. Des remerciements pour avoir été parmi les tout premiers à faire comprendre à Emma Anderson qu’il fallait bien qu’un jour ou l’autre, elle fasse un pas en avant pour oser se retrouver sous la lumière même diffuse des projecteurs et chanter ses propres compositions – après les avoir laissées entre les cordes vocales de Miki Berenyi ou de Lisa O’Neil le temps de Sing-Sing (et d’ailleurs, vous me ferez penser à réhabiliter ces prochains jours le hit de poche que reste Feels Like Summer)… Après la fin en eau de boudin de la résurrection de Lush en 2016, elle s’est ainsi retrouvée avec des compositions et autres idées qu’elle avait destinées à son groupe de (presque) toujours. Continuer la lecture de « Selectorama : Emma Anderson »

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Lush, Spooky, Split & Lovelife (4AD)

Sept ans après la fin d’une reformation en eau de boudin – les tensions subsistent entre les deux têtes pensantes Emma Anderson et Miki Berenyi –, 4AD, le label anglais qui a donné au post-punk son rang de cathédrale sonique, réédite les trois albums de Lush, groupe qui n’a jamais eu le droit au statut qu’il aurait amplement mérité – et ce même si le troisième album a récolté les lauriers d’un certain succès populaire… Retour sur le parcours et les chansons d’une formation maitre dans l’art du grand écart. Continuer la lecture de « Lush, Spooky, Split & Lovelife (4AD) »