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Sur la route avec Lush, raconté par Phil King et Emma Anderson

Je me souviens très bien de la première fois que j’ai vu Lush en concert. C’était dans la moiteur d’un été londonien, en plein mois d’aout de l’année 1990. Le groupe avait eu le droit à un encadré dans les pages “news” du NME – ou du Melody Maker – pour annoncer sous le pseudonyme de Hush un “concert secret” – qui ne l’était donc plus tellement –, la veille de sa participation à la garden party organisée par The Cure. Comme Phil King pour sa première fois, je ne me souviens plus vraiment des chansons jouées ce soir-là, mais très précisément de la présence de Lawrence dans la salle (et bien évidemment, je m’étais dit que c’était bon signe) avant de découvrir quelque temps plus tard que le groupe de première partie n’était autre que Moose… En revanche, je me souviens nettement mieux des autres fois où j’ai pu voir Lush sur scène, à la Cigale pour le festival des Inrocks 1991 – la fameuse soirée des noms de groupes en une syllabe –, au Bataclan pour la tournée Spooky, au New Morning en septembre 1994 – d’autant que Spring avait assuré la première partie –, au Divan du Monde et à Benicassim en 1996. Je ne pouvais qu’ignorer bien sûr que sous le soleil de la Costa del Azahar, ce serait la dernière fois que je verrai Lush en concert – et l’avant-dernière que je prendrai un polaroid du batteur Chris Acland, qui était venu passer après coup quelques jours de vacances en Bretagne et au festival de la Route du Rock. Avant de se donner la mort deux mois plus tard…

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Avant-première : Vertigo de Miki Berenyi Trio en vidéo

Miki Berenyi Trio / Photo : Sébastien Faits-Divers
Miki Berenyi Trio / Photo : Sébastien Faits-Divers

Depuis les tout débuts de leur histoire, c’était presque écrit – qu’ils finiraient par jouer ensemble. Ils ? Ce sont d’abord Miki Berenyi et Kevin J McKillop, longtemps couple à la ville sans même l’être sur scène – ce qui à l’époque des prémices de leur (Bella) union était comme impensable. Les tout débuts ? Les années 1990, une décennie pas si anodine que cela pour la musique moderne, pour pas mal de grandes et petites raisons, pour pas mal de raisons personnelles comme universelles. Sous couvert d’un de ces mouvements inventés de presque toute pièce par les hebdos britanniques – shoegazing ou sur un mode un peu plus ironique The Scene That Celebrates Itself –, Moose et Lush étaient souvent liés… Des histoires d’amitiés – voire un peu plus si affinité –, des histoires de marottes musicales et d’éducation… Je n’ai jamais su si c’était vrai, mais il se disait que les deux leaders de Moose avaient entre autres fait découvrir à Lush les rares disques d’American Spring – ce que Brian Wilson a sans doute fait de mieux dans sa carrière, soit dit en passant – et étaient ainsi à l’origine de la très belle reprise du classique perdu Fallin’ In Love (sur le EP Black Spring)… Et cette chanson aurait très bien pu faire partie du set que le Miki Berenyi Trio a donné  quatre soirs durant lors d’une escapade continentale qui l’a mené de Lille à Barcelone, en passant par les Vinzelles et Dijon. Continuer la lecture de « Avant-première : Vertigo de Miki Berenyi Trio en vidéo »

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Selectorama : Emma Anderson

Emma Anderson
Emma Anderson

Tout commence par des remerciements. Des remerciements à la violoncelliste et arrangeuse Audrey Riley et au dénommé Robin Guthrie –oui, celui-là même qui était jadis l’une des trois têtes de l’hydre Cocteau Twins. Des remerciements pour avoir été parmi les tout premiers à faire comprendre à Emma Anderson qu’il fallait bien qu’un jour ou l’autre, elle fasse un pas en avant pour oser se retrouver sous la lumière même diffuse des projecteurs et chanter ses propres compositions – après les avoir laissées entre les cordes vocales de Miki Berenyi ou de Lisa O’Neil le temps de Sing-Sing (et d’ailleurs, vous me ferez penser à réhabiliter ces prochains jours le hit de poche que reste Feels Like Summer)… Après la fin en eau de boudin de la résurrection de Lush en 2016, elle s’est ainsi retrouvée avec des compositions et autres idées qu’elle avait destinées à son groupe de (presque) toujours. Continuer la lecture de « Selectorama : Emma Anderson »

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Lush, Spooky, Split & Lovelife (4AD)

Sept ans après la fin d’une reformation en eau de boudin – les tensions subsistent entre les deux têtes pensantes Emma Anderson et Miki Berenyi –, 4AD, le label anglais qui a donné au post-punk son rang de cathédrale sonique, réédite les trois albums de Lush, groupe qui n’a jamais eu le droit au statut qu’il aurait amplement mérité – et ce même si le troisième album a récolté les lauriers d’un certain succès populaire… Retour sur le parcours et les chansons d’une formation maitre dans l’art du grand écart. Continuer la lecture de « Lush, Spooky, Split & Lovelife (4AD) »

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Vaughan Oliver par ceux qui l’ont aimé

Une célébration du travail de l’immense graphiste pour le label 4AD

Vaughan Oliver
Vaughan Oliver / Photo Giles Revell via Designboom

Il est rare que les fans de musique pleurent la disparition d’un artiste n’ayant jamais enregistré la moindre note. C’est ce qui s’est passé fin décembre avec le décès du designer Vaughan Oliver. Ses pochettes de disques inventives, intrigantes, parfois dérangeantes pour les Pixies, Cocteau Twins, Lush et tant d’autres ont transporté les auditeurs dans un univers unique. Parfois plus que celui de la musique des artistes pour lesquels il travaillait. Section26 a voulu lui rendre hommage en recueillant les témoignages de quelques-uns de ses collaborateurs, amis ou fans. Autour de leur pochette préférée de Vaughan, ils évoquent pour nous des expériences de travail insensées, les traits de caractère bien marqués de l’un des plus grands graphistes de sa génération, ou simplement le choc de la découverte de son travail. Continuer la lecture de « Vaughan Oliver par ceux qui l’ont aimé »

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Vaughan Oliver by the ones who loved him

A celebration of the work of 4AD’s unforgettable art director

Vaughan Oliver / Photo Giles Revell via Designboom
Vaughan Oliver / Photo Giles Revell via Designboom

It is very rare that music fans mourn the loss of an artist who has never recorded a single note. Yet this is exactly what happened when we lost the designer Vaughan Oliver at the end of December. His inventive, intriguing and often downright disturbing album covers for Pixies, Cocteau Twins, Lush and so many others, transported listeners to his unique universe. Sometimes more so than the very music of the artists for whom he worked.
Section26 wanted to pay tribute to him by collecting the memories of some of his collaborators, friends and fans. It’s by remembering the album design which marked them most that they recall their extraordinary experiences of working alongside him, his singular character traits or simply the shock of discovering his work for the first time. Continuer la lecture de « Vaughan Oliver by the ones who loved him »

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Piroshka

Piroshka
Piroshka / Photo : Neil Stewart

Qui ?

Miki Berenyi (Voix, guitare)

Kevin J McKillop, alias Moose (Guitare)

Mick Conroy (Basse)

Justin Welch (Batterie) Continuer la lecture de « Piroshka »

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Playlist : Introducing Piroshka

Alors qu’un premier single est sur le point de paraitre – un peu comme si, au hasard, Lush épousait John Barry – et que les premières dates de concerts viennent d’être annoncées, retour en chansons sur le passé musical des quatre membres de Piroshka. Car derrière ce nom exotique, se cachent Miki Berenyi (Lush), Justin Welch (Elastica), Mick Conroy (Modern English) et, last but not least, Kevin J McKillop (Moose), acteurs aux fortunes diverses dans les années 1980 et 1990 qui, un premier album sous le bras, prouveront en 2019 que le talent, l’inspiration et l'(im)pertinence n’ont que faire du nombre des années…