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Omertà, Âmes bleues (Standard in-Fi, Carton, ZamZam Records)

omerta

« Dormir dans les champs, entendre le vent effacer ton souvenir »

C’est en 2022 que Musique Journal, par la plume d’Etienne Menu, avait attiré mon attention sur ce super groupe lyonnais (encore un). Super au sens où il réunissait un aréopage de personnalités s’épanouissant chacun.es de leur côté dans la musique ou les arts. On rigole un peu avec cette notion de super groupe, parce que l’époque n’est plus à la bagarre d’ego, mais plutôt à la complémentarité, la transversalité, et tout cela fonctionne heureusement très bien à l’échelle du territoire et de ses souterrains. Avec, donc, pour ceux que je connais et ça suffirait déjà : Romain de Ferron, de Balladur, un des meilleurs trucs à voir en concert de ses dernières années, ou autre un autre Romain, Hervault qu’on a croisé dans Société Etrange. No offense, les autres, hein, comme on dit, de toute façon, « le tout est plus grand que la somme de ses parties ». Continuer la lecture de « Omertà, Âmes bleues (Standard in-Fi, Carton, ZamZam Records) »

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Avant-gardes folk

Ce week-end, le festival Rage Sacrée à Petit Bain explore la puissance immersive des musiques expérimentales associées aux instruments folk et traditionnels.

Malicorne
Malicorne / Photo : DR

Il peut au premier abord paraître paradoxal d’associer musiques expérimentales et musiques folks ou traditionnelles. Le plus souvent, la posture avant-gardiste semble exclure tout rapport aux formes sur le long terme, pour lui substituer une logique de la table rase − la projection futuriste comme seule option défendue. Pourtant, une filiation minoritaire semble pouvoir être repérée : sans remonter jusqu’à Bartók et son intérêt pour les musiques folkloriques d’Europe centrale, la séquence psyché aura été particulièrement féconde en croisements acid et folk – Incredible String Band, Tim Buckley, Robert Wyatt, et pour la France Malicorne ou Alan Stivell. Continuer la lecture de « Avant-gardes folk »

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Selectorama : Tanz Mein Herz

Tanz Mein Herz
Tanz Mein Herz / Photo : Pierre Bujeau, 2016.

On ne sait pas trop s’il s’agit d’un collectif ou d’un supergroupe, mais peu importe, seul le résultat compte. Musique expérimentale ? Traditionnelle ? Le curseur s’affole sans se poser. Après plusieurs essais improvisés, Jérémie, Mathieu et Yann décident de segmenter leurs différents projets et de les nommer : naissent alors France, Zeitspielraum ou encore Meutr. Au gré de rencontres et sans opter pour un line-up statique, ils décident un soir, au Crous de Valence, d’appeler leurs efforts communs Tanz Mein Herz, en référence aux maigres notions d’allemand de Mathieu. En guise d’introduction aux musiques traditionnelles, la bande fréquente assidûment les concerts de Toad, le projet de Yann Gourdon & Guilhem Lacroux vite rejoints par Pierre-Vincent Fortunier. « C’était complètement barjo, ça jouait très fort, très sale avec une nonchalance très rock qui ne pouvait que nous plaire ». L’amitié entre tous les membres de Tanz Mein Herz est le lien qui fédère l’ensemble, leur musique est non calculée, navigue au gré des sensibilités et des envies. Ils prennent leur temps, fonctionnent par thèmes, pour les enregistrements comme pour les lives. Tout part souvent d’une rythmique, d’une ligne de basse et d’un placement spécifique des membres en cercle, car comme le dit si bien le groupe d’une seule voix, il veut être également auditeur de son propre son.

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