
Ce week-end, les indie kids avertis seront (presque) toutes et tous au Paris Pop Fest au Hasard Ludique. Samedi, gardez un peu de votre attention et de votre passion pour Xavier Boyer. Si Lawrence est la tête d’affiche, il serait dommage de passer à coté du Normand, l’un des plus beaux orfèvres de la pop d’ici, dont les deux albums nous ravissent. Une carrière solo plus succincte que celle de son autre groupe (Tahiti 80), mais au charme unique qui depuis vingt ans nous séduit toujours. Après avoir discuté avec lui du Mot‘ il y a quelques mois, nous sommes ravis de l’accueillir pour un second Selectorama, fort du différent du précédent mais certainement tout aussi attachant et intéressant. Continuer la lecture de « Selectorama : Xavier Boyer »


Il y a toujours une part d’imprévu dans le succès d’un album. Un soupçon de chance, parvenir à tomber dans une bonne oreille avisée, ou toucher à l’intime d’une époque.
On se souvient tous plus ou moins (enfin surtout nous, les jeunes, qui l’avons vu de son vivant) de notre réaction énamourée et définitive à l’écoute du premier morceau d’Eliott Smith que nous ayons entendus. L’évidence d’un talent supérieur, d’une propension à toucher les étoiles l’air de rien, et surtout du décalage entre la vision humaine, pas ramenarde, presque banale de la chose malgré son caractère divin, et l’air de rien, rien à foutre. Cet aspect désespérément morose et déprimant, et puis, 20 ans après, des regrets et un culte aussi évident que facile.
Depuis quelques années, le revival psychédélique nous gratifie de disques plus ou moins réussis. Comment renouveler un genre musical qui cumule déjà plus d’un demi-siècle d’histoire, avec ses propres codes et ses icônes ? Parmi les réussites, il y a eu 