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The Purcells reprend “O Solitude” de Henry Purcell et fait chanter Laetitia Sadier

The Purcells / Visuel : Guillaume Long
The Purcells / Visuel : Guillaume Long

Touche à tout aux identités multiples, Mickaël Mottet n’a pas froid aux oreilles. Après Mark E. Smith, le voici rendant hommage à Henry Purcell, compositeur baroque britannique du XVIIème siècle. Ses pièces courtes sont pour lui construites comme de parfaites petites pop songs, qui pourraient facilement sonner comme du Pavement teinté de krautrock. Si on ne peut oublier la fabuleuse Cold Song de Klaus Nomi, il fait signe à son comparse Flavien Girard, accompagné du multi instrumentiste JeanChristophe Lacroix pour un 4 titres, accompagné sur l’un d’entre eux par une surprise de taille au chant : leur amie Laetitia Sadier sur cet O Solitude minimal, métronomique et poétique.

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Selectorama : Gilb’r

Gilb'r
Gilb’r

Il a eu mille vies, à contribué à une belle poignée d’avant-gardes. Si Gilb’r habite désormais aux Pays-Bas (à Amsterdam, depuis 6 ans), il ne s’est point éloigné du nerf de sa guerre : la musique via son label Versatile. Lequel fête d’ailleurs ses 25 ans ce printemps, avec une première sortie qui avait littéralement catapulté le label au firmament de la french touch d’alors avec le légendaire Disco Cubizm d’I:Cube remixé par Daft Punk. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts, et le boss de la maison-mère de la Folie-Régnault n’a cessé de se diversifier. De très belles signatures (Zombie Zombie, Acid Arab, I:Cube – partner in crime de toujours – ou l’album de  Parrenin / Weinrich récemment) en productions perso (Château Flight, Aladdin avec Nicolas Ker, Quixote inviant Lisa Li-Lund…), il a été l’indispensable sélecteur de Radio Nova dès 1991, et pendant des années. Pour revenir à son actualité, On Danse Comme Des Fous, son tout premier album solo vient juste de sortir, et il contient sans doute le meilleur de son univers, aussi vaste soit-il. Sur un départ aux accents de messe kraut, des bulles d’extase ambient, de la syncope en clin d’oeil à ses années Jungle Vibes (j’ai toujours le CD, je l’adore, ndlr), et un disque qui finalement, contrairement à ce que son titre On Danse Comme Des Fous suppose, ne contient pas de banger housey mais une bonne dose de génie bien supérieure. On est très fiers d’avoir le patron aux commandes d’un Selectorama pas piqué des hannetons, qui prouve son écléctisme total et sa curiosité furieuse toujours aussi vive. Continuer la lecture de « Selectorama : Gilb’r »

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Selectorama : Nine Antico

Laetitia Dosch et Sara Forestier dans "Playlist" de Nine Antico
Laetitia Dosch et Sara Forestier dans “Playlist” de Nine Antico

De petits boulots en coups de cœur souvent illusoires, Sophie (Sara Forestier), la presque trentaine, erre dans un Paris en noir et blanc filmé par Nine Antico, qu’on connaissait avant tout par son coup de crayon générationnel bien senti (Girls Don’t Cry, Le Goût du paradis, Coney Island Baby, entre autres). Comme dans ses BD à l’humour bittersweet, elle émaille ça et là son film de références musicales comme de petites pierres blanches qui nous ont immédiatement parlé. Jugez plutôt : Daniel Johnston, Electrelane, Yo La Tengo et trois morceaux de Lispector, dont on vous a souvent parlé ça et sont dans la BO, Bertrand Belin, Lescop et Berroyer dans le casting. Frais et piquant, Playlist s’éloigne vite d’une colorimétrie de posture pour un cadre graphique parfaitement saisi, et de la promesse de romcom vendue sur l’affiche vers un portrait de fille dans la tourmente d’une vie pas toujours facile, mais terriblement touchant et drôle. On a évidemment eu très envie de lui demander de nous détailler un peu ses choix musicaux entre trois coups de fil et deux e-mails en cette période effrénée de sortie de son film en salles. Continuer la lecture de « Selectorama : Nine Antico »

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Exclu Clip : Pop Crimes, Up To The Moon + There Were Smiles (Howlin Banana / Safe In The Rain)

Pop Crimes
Pop Crimes / Photo : Melvin Ghandour

Il y a quelques mois, le quatuor francilien Pop Crimes nous offrait une petite session filmée en studio qui témoignait de l’énergie tendue et de la justesse de ses compositions. Et comme nous aimons suivre ceux qu’on aime surtout en ces temps compliqués, les revoici avec une ballade absolument désarmante du genre à réchauffer les cœurs et à nous envoyer dans l’espace, Up To The Moon, mise en clip par Gaspard Rolland, à retrouver des vendredi 4 juin sur un 45 tours co-publié par les labels Howlin Banana et Safe In The Rain. Enregistré par leurs bons soins cet hiver dans le studio où Romain travaille – au micro cette fois, quand ce n’est pas Nicolas -, il a été masterisé par Etienne Colin, qui a entre autres déjà travaillé sur les disques de Volage ou Buvette. Sur l’autre face tout aussi temporairement assagie, There were smiles qu’il faudra par contre attendre jusqu’à vendredi pour écouter, mais n’en doutez pas, le jeu en vaut clairement la chandelle.


Up To The Moon + There Were Smiles par Pop Crimes sera disponible sur le bandcamp de Howlin Banana et celui de Safe In The Rain le 04/06.

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TRANSMISSION #59 Spéciale Festivals avec Sonic Protest

Emission du 30 mai 2021 sur Rinse France
Une émission présentée par Thomas Schwoerer et Viktor Der Panini Joe avec Arnaud Rivière de Sonic Protest 

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Kim et Cléa Vincent en live chez vous, maintenant.

En direct à 20h sur à la chaine YouTube Arthi Live programmée par Romy’s Music Events.

Kim a trouvé en Cléa, ou Cléa a trouvé en Kim, peu importe, un.e alter-ego de choix puisqu’ils ont déjà à leur actif plusieurs disques dont ces Sessions du Carreau dont nous vous avions parlé à deux reprises, l’an dernier et il y a peu. Depuis, qu’il s’agisse d’un concert ambulatoire extérieur ou d’une session live au petit déjeuner, ils n’ont cessé de trouver, en pleine pandémie, moult occasions pour contourner ces restrictions sanitaires écrasantes et se retrouver, guitare à la main, pour jouer leurs créations devant un public, qu’il soit un ou cent, peu importe. Guitariste chevronné à la voix agile et à l’hyperactivité étourdissante, Kim explore sa pop lo-fi avec autant d’aisance que Cléa Vincent, une des fines plumes d’une pop française rêveuse et inspirée.
Les voici en duo par l’entremise d’une initiative qu’on ne peut que recommander : Arthi Live, comme le studio Arthi, s’est associé à l’agence de programmation événementielle Romy’s Music pour proposer, le temps de la fermeture des lieux de concert, une alternative réjouissante au manque de sensations scéniques. Monté bénévolement, ils offrent une plateforme à ceux qu’ils aiment voir jouer en vrai, renouent un lien avec un public qui les écoute chez eux au moment où on se réunit à quelques-uns devant un verre. Nous sommes ravis de s’associer avec eux pour deux concerts, Kim & Cléa cette semaine et Hoorsees, auteurs d’un album sorti en février dernier chez nos amis du label francilien Howlin’ Banana samedi prochain.

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Zad Kokar reprend “The Israelites” de Desmond Dekker

100% réalisé à la maison, de l’enregistrement sur cassette (piste par piste, instrument par instrument…) au tartinage de peinture sur le corps et les murs, Zad Kokar balance une version doigts dans la prise du classique reggae de Desmond Dekker, The Israelites (1968). Pour ceux qui l’ignorent, ce vaillant soldat de l’Underground strasbourgeois a beaucoup traîné ses guêtres du côté du Diamant d’Or, salle autogérée ouverte en 2014 où sont passés quelques légendes rock, punk et wave des quatre coins du globe, où il officie en tant que “concierge / organisateur de concert / barman / cuisinier / ingé son / personne à l’entrée – ça dépend des soirs…”. Cet amoureux de Jad Fair, The Residents, Brian Chippendale de Lightning Bolt, R. Stevie Moore, de la Grande Triple Alliance Internationale de l’Est mais aussi des Beatles écoute toujours de la musique à fond en dessinant. “Je pense que ça se lie d’une façon étrange parfois, ça joue un peu sur les mêmes enjeux de rythmes, de motifs, de compositions, d’ambiance… Les deux témoignent de formes en mouvement.” Côté illustration, il cite volontiers Gary Panter, Julie Doucet, Mark Beyer, Topor ou Caroline Sury. Un univers étrange, coloré, spontané et foutraque qu’il définit comme “assez libre et spontané, un peu dada dans l’esprit, lo-fi dans la démarche d’enregistrement et assez no-wave dans les dissonances d’où le fait que ça ratisse large dans les influences…” Hyper productif, il a déjà sorti un Ep, deux Lp et 7/8 cassettes à retrouver sur son bandcamp. Les chanceux mettront également la main sur ses illustrations, affiches, bandes dessinées ou badges tout aussi merveilleusement cramés.

https://petite-nature.bandcamp.com/