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Collapsis de Dillon Fence, extrait de l’album Outside In (Mammoth, 1993)

Dillon Fence (Mammoth Records)

La chronique du numéro d’été ou de rentrée des Inrockuptibles citait*, de mémoire, Big Star, Teenage Fanclub ou encore The Posies. Soit une part fondamentale de notre panthéon, finalement assez peu ébranlée depuis. Le label ne nous était pas franchement inconnu, puisque Mammoth abritait également notre dulcinée d’alors Julianna Hatfield ainsi que son groupe d’origine Blake Babies.

Et si cette rubrique a pour base de vous révéler LE morceau absolument génial d’un disque par ailleurs oubliable alors, Collapsis, morceau d’ouverture du troisième album de Dillon Fence (Chapell Hill, North Carolina), est un cas d’école. C’est même doublement une anomalie par le biais qu’il ne constitue de fait qu’un demi morceau. Mais alors quel tremblement, le grand jeu d’emblée, l’effondrement de bonheur, les genoux à terre en génuflexion extasiée devant l’autel de cette power pop mélancolique. Continuer la lecture de « Collapsis de Dillon Fence, extrait de l’album Outside In (Mammoth, 1993) »

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Memorials, All Clouds Bring Not Rain (Fire Records)

Memorials All Clouds Bring Not RainÇa y est, yeah, ça me refait le coup, l’obsession. Le morceau qui ne me lâche plus. Que je suis obligé d’écouter plusieurs fois par jour tant je l’aime, tant je l’adore, tant il me porte, tant il m’obsède. Et il porte assez mal son nom : Mediocre Demon. Car médiocre,  il ne l’est aucunement. Quant à mon addiction, ma totale soumission à cette chanson, démoniaque, elle l’est sûrement. Première plage de la face B du nouvel album de Memorials, ce groupe libre et fantasque constitué d’une plus ou moins jeune noblesse d’une Angleterre qui en a vu d’autres, certes, mais qui mérite toujours ses galons en termes de résistance. Et à la médiocrité en premier lieu. Enfin là, oui, c’est patent.

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Pokett, Fives (autoproduit)

Pockett FivesOn ne va pas vous faire des secrets de polichinelle, on a souvent croisé la route de Stéphane Garry aka Pokett. Lors de la sortie de Crumble son premier album (2004) sur le label Intercontinental puis encore plus amicalement vôtre, lors d’une micro tournée en compagnie du géant et désormais très culte Paloma où des prises de bec exquises à propos de Dave Mustaine (Megadeth) nous ont finalement rapprochés. Et je crois bien que dans l’un des scopitones du groupe, l’on peut voir l’une de mes guitares, récupérée depuis en meilleur état qu’à l’origine, quoique. Mais il est vrai que depuis son départ pour l’Ouest, je n’avais pas franchement fait l’apéricouille avec ledit Garry. Et c’est donc d’autant plus réjouissant de se retrouver aujourd’hui par voie de presse avec Fives, le cinquième album de Pokett. Une fois de plus, après tout de même sept ans d’absence depuis le Time For A Change madré de 2019,  on a su prendre son temps et faire les choses bien, voire au mieux. Continuer la lecture de « Pokett, Fives (autoproduit) »

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Rocketship, A Certain Smile, A Certain Sadness, (Slumberland, 1996)

Rocketship, A Certain Smile, A Certain Sadness, (Slumberland, 1996)On a beau avoir eu l’impression de faire ça toute notre vie et que finalement, cahin caha, on aurait pas un peu fait le tour de la question que la notion de trésor caché, comme le reste de l’actualité, pourrait devenir à plus ou moins long terme, navrante. Mais par ce biais précisément, la petite étincelle arrive toujours. Et se rapproche de nous puisqu’à l’instar de Numero Group qui semble avoir décidé de remettre sur la table le moindre groupe emo / slow / shoegaze de fac des années nonantes, et c’est probablement une mine intarissable (spoiler : j’y étais), Slumberland réédite une de ses premières références, et dans le genre c’est plus que simplement pas mal. Le premier album de Rocketship, projet pléonasmique d’un certain Dusty Reske. Continuer la lecture de « Rocketship, A Certain Smile, A Certain Sadness, (Slumberland, 1996) »

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« Paul Di Anno, Iron Maiden’s Lost Singer » de Wes Orshoski

Paul di Anno / Photo : DR
Paul di Anno / Photo : DR

Musical écran #11 Bordeaux Rock 2025En de nombreuses occasions, un peu pour le plaisir de faire chier mais surtout parce que je le pense vraiment et sincèrement, il m’arrive d’inclure une ou deux saillies d’Iron Maiden première période dans ma liste des meilleurs morceaux post punk de tout l’étang. Prowler, Running Free, Women In Uniform, Iron Maiden, Drifter, Wratchild (une ligne de basse introductive à faire caguer JJ Burnel et Peter Hook de concert), Killers (chédeuvrabsolu, dans le genre les Allemands ont essayé de tuer nos parents pendant quatre longues années, seul le Section 25 de The Beast – Matrixmix —, sorti 6 mois plus tard, est à niveau), Purgatory, n’en jetez plus. Continuer la lecture de « « Paul Di Anno, Iron Maiden’s Lost Singer » de Wes Orshoski »

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« Butthole Surfers, The Hole Truth and Nothing Butt » de Tom Stern

Butthole Surfers, 1985 / Photo : DR
Butthole Surfers, 1985 / Photo : DR

Musical écran #11 Bordeaux Rock 2025Bien avant Primal Scream et un peu au même moment que New Order, le groupe Texan ZZ Top a su lui aussi faire un salutaire rapprochement entre la musique rock et la techno. J’espère que tu as bien de l’urticaire à lire ceci. Sauf que c’est rigoureusement vrai. Eliminator est sorti le 23 mars 1983, soit à peine 4 mois après Thriller de Jacko et précisément 16 jours après Blue Monday. Mais tu dois foncièrement te dire que le Texas c’est sympa comme tout et que ces sympathiques chantres du heavy blues aux systèmes pileux revendiqués ne sont finalement que la partie un peu fun d’un état rétrograde et miné par un conservatisme rural arriéré. Je pense, mon petit bonhomme que tu n’es pas au bout de tes peines. Continuer la lecture de « « Butthole Surfers, The Hole Truth and Nothing Butt » de Tom Stern »

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The Cure, The Head On The Door (Fiction / Polydor, 1985)

The Cure, The Head On The Door (Fiction/Polydor 1985)Ah c’est déjà fini ?

Profitant d’un abrutissement dit du nouveau variant (je me retape un Covid) je me suis permis de me retaper aussi un joyau de l’adolescence, The Head On The Door, paru le 30 août 1985 soit il y a, oui, quarante ans. Et si je suis encore amusé voire sidéré par un certain nombre de choses, c’est surtout sa brièveté qui m’étonne aujourd’hui. Trente-sept minutes et quarante-sept secondes. Qui passent en fait comme un quart d’heure bien agencé d’une convers(at)ion en bonne et due forme. Pour les puristes, fort marris de voir leur groupe chéri au Top 50, une purge, une trahison communautaire. Pour les nouveaux venus, que les autres appelleront bile en tête curistes* une véritable porte d’entrée vers quelque chose de plus important. C’est un disque de réconciliation, de concorde nouvelle, d’un nouveau départ. Continuer la lecture de « The Cure, The Head On The Door (Fiction / Polydor, 1985) »

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The New Eves, The New Eve Is Rising (Transgressive/Proper/Berthus)

The New Eves, The New Eve Is Rising Déjà repérées il y a plusieurs mois sur la foi d’une très belle proximité avec quelques révolutions new-yorkaises pré-punk de pas beaucoup, The New Eves de Brighton sortent enfin leur premier album. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas le disque le plus agréable du moment, mais il n’est pas là pour ça. Et puis en fait il l’est souvent, agréable, mais surtout parce que corrosif,  vital, essentiel, inspirant, déraisonnable et inspiré. Un vrai jeu de piste entre la déraison et la beauté. On sort les références importantes dans deux minutes, soyez patient.e.s un peu, merde. Continuer la lecture de « The New Eves, The New Eve Is Rising (Transgressive/Proper/Berthus) »