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Collapsis de Dillon Fence, extrait de l’album Outside In (Mammoth, 1993)

Dillon Fence (Mammoth Records)

La chronique du numéro d’été ou de rentrée des Inrockuptibles citait*, de mémoire, Big Star, Teenage Fanclub ou encore The Posies. Soit une part fondamentale de notre panthéon, finalement assez peu ébranlée depuis. Le label ne nous était pas franchement inconnu, puisque Mammoth abritait également notre dulcinée d’alors Julianna Hatfield ainsi que son groupe d’origine Blake Babies.

Et si cette rubrique a pour base de vous révéler LE morceau absolument génial d’un disque par ailleurs oubliable alors, Collapsis, morceau d’ouverture du troisième album de Dillon Fence (Chapell Hill, North Carolina), est un cas d’école. C’est même doublement une anomalie par le biais qu’il ne constitue de fait qu’un demi morceau. Mais alors quel tremblement, le grand jeu d’emblée, l’effondrement de bonheur, les genoux à terre en génuflexion extasiée devant l’autel de cette power pop mélancolique. Continuer la lecture de « Collapsis de Dillon Fence, extrait de l’album Outside In (Mammoth, 1993) »

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« Big Pink » par The Cudgels (1989)

Et si la meilleure chanson d’indie pop jamais enregistrée était l’œuvre d’un groupe dont même bien des vétérans des eighties n’ont jamais entendu parler ? Bon ok, je démarre peut-être un peu fort là, mais je n’exagère qu’à moitié, car je tiens vraiment Big Pink de The Cudgels pour une de ces merveilles cachées dont on se demande comment elle n’a pas pu devenir un classique. Continuer la lecture de « « Big Pink » par The Cudgels (1989) »

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The Williams, I’m Nothing Special To You (1988)

Longtemps je n’ai connu qu’une seule chanson de The Williams et je n’ai pas cherché à en découvrir d’autres. I’m Nothing Special to You m’avait semblé se suffire à elle-même, tout comme un météore n’a nul besoin d’être accompagné pour illuminer le ciel. Je ne savais rien de ces Anglais et n’avais rien voulu en savoir. J’aurais pu m’enquérir de leur discographie, de leur ville d’origine, de l’identité de chaque musicien, mais j’avais délibérément choisi de laisser ce groupe demeurer pour moi une énigme. C’est certainement la nature même de I’m Nothing Special to You qui m’avait poussé à renoncer à en savoir plus, comme si je voulais maintenir ce morceau dans son halo de mystère. Continuer la lecture de « The Williams, I’m Nothing Special To You (1988) »