
Vadim Vernay ne fait rien comme personne. Ce qui est, d’ailleurs, plutôt un bon point quand on enregistre des chansons. Sept ans se sont écoulés depuis la publication de It Will Be Dark When We Get There, son précédent album. Vernay prend donc son temps en se donnant une obligation de moyens. Ses disques ont la même saveur que les (rares) apparitions de Mark Linkous à la télévision dans les années 90. Il y a une vingtaine d’années, on guettait l’apparition de la frêle silhouette torturée de Linkous sur nos écrans… Aujourd’hui, on surveille l’arrivée des solides chansosn de Vernay sur notre platine. Continuer la lecture de « Vadim Vernay, vers l’obscurité »




Longtemps je me suis levé de bonne heure. Bien sûr je me souviens de ma naissance musicale, quelque part entre 2000 et 2002 à une époque de ma vie sans besoin particulier (ma naissance clinique quant à elle ne remonte qu’en 1995) si ce n’est d’être le meilleur footballeur de ce village paumé du sud de la Moselle où j’ai grandi. Avec le capital culturel ma foi conséquent de mes parents (à défaut d’y vivre, dans une capitale culturelle), je suis l’enfant d’une génération 

Colette, ma mère, ses parents, mes grands parents, étaient instituteurs. Elle est devenue institutrice, plus parce qu’elle nageait, depuis toute petite, dans ce bain socio-culturel que par véritable vocation. Elle ne détestait pas son métier, loin de là, mais ça n’était pas une folle passion. On n’en a pas fait un plat.