
Le Styx est un fleuve des Enfers, ou le royaume des morts dans la mythologie grecque, qui séparait le monde terrestre de celui-ci. Lorsque Bobby Would est tombé sur cette photo de sa mère, elle venait tout juste de partir, et de rejoindre ce royaume, après quelques mois de lutte contre la maladie. Dans ses affaires, se trouvait cette photo d’elle jeune, d’une beauté éclatante, alors une femme forte issue de la classe moyenne et mère de trois enfants. Il a décidé de conserver cet instant éphémère de jeunesse, « dans un geste Barthien » dit-il, et de lui dédier ce nouveau disque. Les chansons sont des pièces conceptuellement basées sur des souvenirs, et l’on retrouve tout ce qu’on adore dans la musique de Bobby Would : la voix fantomatique, les accords de guitare fuzz crépusculaires, la mélodie mélancolique et une certaine poésie poussiéreuse de rock siècle dernier. Juste pour mieux accompagner sa mère à travers cette rivière qui la mènera vers la paix éternelle.

Le mois de juin se sera écoulé avec une régularité effarante. Au rythme moyen de cinq publications par jour, le fil d’actualités de mon téléphone n’aura cessé de m’indiquer que 


Le single
Plus que jamais, la passion musicale demeure essentielle et, à la fois, un peu dérisoire. En particulier lorsqu’on se surprend à exercer la même vigilance teintée d’anxiété à guetter les moindres nouvelles, même périphériques, en provenance d’un groupe particulièrement chéri que celle qui s’impose lorsqu’il s’agit de suivre les péripéties terrifiantes de l’actualité du vrai monde. Surveiller Glasgow en général et tout ce qui concerne
Fétiches et gris-gris de la grisaille.
Depuis 2010,