
La première fois, c’était au printemps 2001, au téléphone, dans les bureaux de la RPM : nous avions reçu le mini-album de ce gars dont le nom nous disait bien quelque chose sans savoir où nous l’avions croisé – le principal intéressé nous a rafraichi la mémoire en racontant ses excès avec Longpigs : les sept chansons avaient un gout d’avant, à l’instar d’une pochette au charme suranné et de cette voix à la gravité rassurante. L’homme n’allait pas chômer, en réalisant quelques mois plus tard un premier album aussi magnifique que son titre pouvait le laisser présager, Late Night Final. Nous nous sommes dits alors qu’avec Richard Hawley, ce serait pour la vie – et entre nous, nous n’avions pas vraiment tort. Nous avons alors souvent croisé sa route, comme pour cette interview croisée avec son ami Jarvis Cocker, attablés dans un PMU de la rue Amelot, quelques heures avant que les deux acolytes ne passent des disques dans la cave du légendaire Espace Couleur… Continuer la lecture de « Richard Hawley, au nom du père »
On pourrait récrire l’histoire. Fanfaronner. Dire qu’on l’avait prévu depuis les tout débuts. Qu’il y aurait eux et les autres, ces autres toujours derrière, à la traine, ou disparus en moins de temps qu’il ne faudrait pour siffloter l’un de ces refrains qui ne tiendrait pas plus d’une saison. Certains le feront avec un panache certain. Pour ma part, j’avais déjà vendu la mèche dans la préface que m’avait demandé