
Il y a dans le cinéma de Jean Eustache, un personnage – qui a réellement existé – se présentant comme le sosie parfait de Jean-Paul Belmondo. On ne le voit pas, on y fait référence. Cette parodie du célèbre acteur devient pour Eustache, plus vrai que le vrai. Et le cinéaste ajoute amèrement : « Le faux, c’est l’au-delà ». Idée séduisante du vampirisme, de la contrefaçon tragique et lumineuse. La musique connaît ces personnages-là, ces fantasmes de création clonée. Cherche-t-on dans ces groupes de seconde zone, une part d’innocence ? Dans cette répétition – qui n’est pas un retour du même mais plutôt un mantra – on prie pour revivre une révélation musicale. On veut retrouver ces moments qui nous rattachent à un secret, un amour inoubliable qui sait ?… Continuer la lecture de « Les enfants de la parodie »
Pour contrebalancer l’anéantissement provisoirement contraint de la cueillette du muguet ou des grandes escapades printanières, nous sommes quelques-uns à avoir au moins pu nous délecter de l’événement majeur de ce week-end dernier. Au beau milieu d’un pseudo- pont du 1er mai qui s’est contenté d’enjamber les deux rives tristement identiques d’un long fleuve d’ennui, la diffusion gratuite pendant quelques jours de
I believe that thoughts can change my body, répète
Soy Tonto!, proclamait-il déjà haut il y a bientôt treize ans sur l’un des titres de son deuxième album, 
Les vertus auditives et indirectes du confinement continuent, à juste titre, d’être suffisamment soulignées pour que l’on s’attarde un instant sur le revers de la médaille. Alors que le temps s’étiole et se fige, l’investigation archéologico-réflexive des vestiges de nos propres passions musicales ne cesse d’apparaître comme un dérivatif captivant à la circularité de l’ennui. Comme autant de 