
1987. Fin de l’histoire.
In the pouring rain / It’s called love / And it belongs to us / It dies so quickly. 1987 ou un peu avant, fin de l’histoire. Deux adolescents s’enlacent timidement sous un réverbère. La pluie est forte, d’une verticalité sans égale. Orage de juin et cette odeur de bitume chaud. Orage de juin et leurs tee-shirts devenus éponges, transparents par endroits. Qu’aucun n’ose regarder vraiment, par pudeur, par peur surtout de rompre ce début d’étreinte. Continuer la lecture de « New Order (A life), #5 »
S’évanouir pour mieux revenir. C’est curieux comme les fantômes qui nous hantent le plus intensément sont ceux qui pratiquaient déjà, lors de leur passage terrestre, une forme d’effacement préliminaire. La disparition progressive avant la mort, comme pour ménager une phase de transition aux vivants, mieux les préparer à être hantés sur le long terme. « 
Y a-t-il encore quelque chose à écrire sur 
Le premier contact avec ce disque est une phrase. “Ça devrait te plaire”, m’avait prévenu mon ami Nicolas P. en me tendant le CD – et quand je repense à cet emploi du conditionnel, je ne peux m’empêcher de sourire. Je me souviens bien de ces mots-là, et pourtant, je ne me souviens pas de la période, ni de l’année exacte – mais c’est bien sûr 1999, il suffit aujourd’hui parfois d’un clic pour étayer sa mémoire. Et puis, je me souviens aussi du lieu, les bureaux de la 
