
Pas la peine de tourner autour du pot : je tiens le dénommé Antonio Luque, la tête pensante du groupe Sr Chinarro, comme l’un des auteurs-compositeurs les plus doués de sa génération. En et hors d’Espagne. Depuis la découverte de son premier EP, Pequeño Circo – grâce à des connexions espagnoles qui ont rythmé plus que bercé mes années 1990, mes années folles en quelque sorte, avec la naissance de la RPM canal historique, les quelques mois comme disquaire, la casquette honorifique de « manager », pseudo-animateur d’une émission de radio très indépendante intitulée Eldorado et dont le générique était… la version instrumentale de la magnifique Mi Caracola Loca de Sr Chinarro –, j’ai souvent succombé aux mélodies douces-amères imaginées par cet homme au charisme plutôt inné, à la langue assez bien pendue et dotée – à l’instar de Jean-Louis Murat – d’une détermination de tous les instants, d’une passion inassouvie pour le verbe de sa langue natale. Continuer la lecture de « Sr Chinarro, un lugar en el pasado »
« As-tu aimé poser ton cœur à l’intérieur d’un être heureux ? »
Douze ans après 

Les musiques bruitistes, qu’elles soient industrielles, harsh, Power Electronics ou acousmatiques, engagent quasi-systématiquement une expérience de la matérialité du son. Car il s’agit d’éprouver à leur écoute quelque chose de l’ordre d’une résistance du format- noise. Le bruit n’est pas seulement ce qui excède les contraintes de la production pop, il est aussi ce qui rappelle que la densité des textures et l’épaisseur des timbres sont parties prenantes d’une logique des intensités qui résiste à l’abstraction des esthétiques numériques. Harsh Noise Wall dans ses formulations les plus radicales, mais aussi drone ou brutalisme
On attendait un retour en fanfare un peu plus bling pour la légende