
Fondé en 2017 par Jonathan Fitoussi et Sébastien Rosat, Transversales Disques s’est très rapidement imposé comme l’un des labels les plus passionnants de ces dernières années. Porté par une haute exigence esthétique et un parti-pris à l’érudition impeccable, c’est autour de deux axes principaux qu’il développe une ligne impressionnante par son refus de certaines facilités qui peuvent caractériser un secteur aujourd’hui saturé : que ce soit par la redécouverte de travaux de certains représentants de la musique électro-acoustique, liés au GRM, comme Bernard Parmegiani, Luc Ferrari ou François Bayle, ou encore par une attention toute particulière portée à la bande originale de film et à son âge d’or (les années 60-70-80) avec François de Roubaix, Philippe Sarde, Ennio Morricone, l’acte de redécouverte de l’inédit ou de réédition n’est jamais gratuit, évitant soigneusement l’archive dispensable ne valant que par sa pseudo-rareté. Continuer la lecture de « Transversales / Jonathan Fitoussi et Sébastien Rosat »

La figure du musicien-théoricien a toujours été singulière dans le domaine des musiques populaires : de
Lors de son passage parisien à l’occasion de l’édition 2019 du festival Présences électroniques,
Dès
Dans une
La réédition d’œuvres oubliées ou considérées comme cultes fait aujourd’hui office de secteur bien identifié de la production discographique. Et ce jusqu’à une certaine forme de saturation, la recherche de la rareté à tout prix, l’exhumation de l’incunable (typique du digger), conduisant parfois plus au dispensable qu’à la redécouverte décisive—une logique qui est trop souvent celle de la surenchère érudite. Reconnaissons dès lors au label états-unien
L’impact de