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Lab Coast reprend “I Only Want To Be With You” par The Tourists (qui reprend Dusty Springfield)

Lab Coast
Lab Coast sur la pochette de leur album éponyme de 2017.

Lab Coast : le moins qu’on puisse dire, c’est que le nom n’est pas sur toutes les bouches. Pourtant les Canadiens ont tout pour ravir les ex-fans des nineties. D’ailleurs, si ce groupe (très discret au demeurant) avait fait paraître ses disques en même temps que The Lemonheads, Guided By Voices ou Pavement, nul doute qu’on en aurait parlé (il suffit d’écouter ceci ou cela pour s’en convaincre). Pour résumer, Lab Coast, c’est un peu mon Own Private Sebadoh. Après trois ans de silence, la pandémie semblait avoir eu raison de Lab Coast, jusqu’au début du mois de mai où les Calgariens ont mis en ligne une compilation de reprises enregistrées entre 2014 et 2020. On y retrouve Hüsker Dü, The Lemonheads, The Pursuit Of Happiness, Smudge, Camper Van Beethoven et Guided By Voices et cette reprise du hit absolu I Only Want To Be With You. A propos de cette reprise, Chris Dadge écrit : “La première fois que j’ai écouté cette chanson consciemment, c’était avec la reprise de The Tourists, le groupe dans lequel Annie Lennox et Dave Stewart étaient avant Eurythmics. J’ai bien sûr dû écouter la version de Dusty Springfield auparavant, mais le disque de The Tourists a un petit côté punk pré-new wave qui a vraiment retenu mon attention. C’est tout à fait le genre de mélodies avec lesquelles mon pote David Laing pourrait débouler pour l’enregistrer avec Lab Coast.”


L’intégralité de la compilation est écoutable ici avec les commentaires de Chris Dadge.

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Jeremy Jay reprend “Where Have All the Flowers Gone?” de Pete Seeger (inédit)

Jeremy Jay
Jeremy Jay

Depuis son dernier disque et le début de la pandémie, on était sans nouvelles l’Américain installé à Londres. Une éternité, donc. Il nous a gentiment confié une de ses reprises (exercice dans lequel il a toujours excellé). “Cette chanson, écrite à l’origine par Pete Seeger, résonne profondément en moi. Le fait qu’elle a été reprise par Marlene Dietrich dans les 60’s, des années après son engagement pendant la guerre m’émeut beaucoup. Cette chanson est chargée de sens, c’est un de ces classiques qui est capable de réunir les gens.”

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Zad Kokar reprend “The Israelites” de Desmond Dekker

100% réalisé à la maison, de l’enregistrement sur cassette (piste par piste, instrument par instrument…) au tartinage de peinture sur le corps et les murs, Zad Kokar balance une version doigts dans la prise du classique reggae de Desmond Dekker, The Israelites (1968). Pour ceux qui l’ignorent, ce vaillant soldat de l’Underground strasbourgeois a beaucoup traîné ses guêtres du côté du Diamant d’Or, salle autogérée ouverte en 2014 où sont passés quelques légendes rock, punk et wave des quatre coins du globe, où il officie en tant que “concierge / organisateur de concert / barman / cuisinier / ingé son / personne à l’entrée – ça dépend des soirs…”. Cet amoureux de Jad Fair, The Residents, Brian Chippendale de Lightning Bolt, R. Stevie Moore, de la Grande Triple Alliance Internationale de l’Est mais aussi des Beatles écoute toujours de la musique à fond en dessinant. “Je pense que ça se lie d’une façon étrange parfois, ça joue un peu sur les mêmes enjeux de rythmes, de motifs, de compositions, d’ambiance… Les deux témoignent de formes en mouvement.” Côté illustration, il cite volontiers Gary Panter, Julie Doucet, Mark Beyer, Topor ou Caroline Sury. Un univers étrange, coloré, spontané et foutraque qu’il définit comme “assez libre et spontané, un peu dada dans l’esprit, lo-fi dans la démarche d’enregistrement et assez no-wave dans les dissonances d’où le fait que ça ratisse large dans les influences…” Hyper productif, il a déjà sorti un Ep, deux Lp et 7/8 cassettes à retrouver sur son bandcamp. Les chanceux mettront également la main sur ses illustrations, affiches, bandes dessinées ou badges tout aussi merveilleusement cramés.

https://petite-nature.bandcamp.com/

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Matt Kennedy reprend “True Love Will Find You Into The End” de Daniel Johnston (inédit)

Depuis son adolescence et ses premiers groupes  Look!Pond et White Cop, Matt Kennedy a su saisir l’essence même de la violence du punk et une certaine mélancolie propre à des courants plus pop. Depuis 2009 et Loneliness is a Dirty Mattress, son premier album sous le nom de Kitchen‘s Floor pratique une musique rugueuse et désabusée, tantôt en groupe, tantôt en solo. Sans le vouloir, Matt et les diverses formations qui gravitent autour de lui ont contribué au son actuel caractéristique à Brisbane : pas trop propre, qui se fiche des conventions, parfois bruitiste, où se mélangent divinement bien colère et désenchantement. Un paradoxe dans une ville ensoleillée quasiment toute l’année. Le lien avec Daniel Johnston viendrait-il de sa présence au sein de Meat Thump, ce groupe formé par le regretté Brendon Annesley, dans lequel à gravité une poignée de musiciens du coin qui jouaient un rock lo-fi triste et bruyant ? Kitchen‘s Floor en solo ravira nos oreilles avec une version du classique True Love Will Find You Into The End, enregistrée en solo dans son salon, lieu ou bon nombre de concerts – on pense notamment à Blank Realm, Royal Headache ou Circle Pit – ont eu lieu.

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Dragon Rapide reprend “Lost In Space” de Aimee Mann (inédit)

Dragon Rapide
Dragon Rapide / Photo : Jean-Frédéric “Blondin” Normandin

De façon étonnante, le triangle Creuse-Allier-Puy-de-Dôme n’est pas un autre Bermudes : un aussi bel aéronef que le De Havilland DH.89, Dragon Rapide y décolle à l’aise, chargé de kérosène psychédélique ou baggy – c’est pareil – depuis sa conception – baggy tendance Happy Mondays retrouvés à Athens, Géorgie, période I.R.S., avec les murs d’arpèges, de riffs et de contrechants de guitare.

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Kinrisu et Charles Virot reprennent “Oh My Love” de John Lennon (inédit)

Les confinements se suivent et se ressemblent, à quelques modalités près, et c’est peut-être une aubaine pour la prolixité de Charles Virot (dont on a pu entendre le tonitruant et complexe son de basse dans Clara Clara, et le clavier bien tempéré au sein de Vika Orline), qui continue d’envoyer, avec une belle régularité, des nouvelles sur son compte Soundcloud. Des pistes expérimentales âpres et épurées, des improvisations à la basse ou au synthé, des reprises inopinées, et des chansons aux canevas subtils, souvent bouleversantes, où affleure le désenchantement le plus implacable, que Charles écrit, ou improvise aussi parfois (L’air gelé notamment).  Continuer la lecture de « Kinrisu et Charles Virot reprennent “Oh My Love” de John Lennon (inédit) »

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Sinaïve reprend “Changer” de Stereolab (clip inédit)

La cassette de reprises réalisée pour le fanzine Langue Pendue comportait déjà en couverture cette figure de femme forte, béret sur la tête et cigare aux lèvres, sorte de Che Guevara au féminin comme si elle était réinventée par Guy Peellaert sur fond doré. L’engagement n’est pas chose vaine pour notre quatuor strasbourgeois préféré, qui illustre cette cover de StereolabChanger, tout est déjà dans le titre – par des images d’une salle de cinéma déserte et d’un pas de danse improvisé par des danseuses en tutu blanc sur le parvis de l’Opéra Garnier en grève. Poétique et percutant, à l’heure où la culture se meurt.

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The Reds, Pinks & Purples reprend “Chemtrails Over The Country Club” de Lana Del Rey

Glenn Donaldson
Glenn Donaldson

C’est ma fille qui n’arrêtait plus de parler d’elle, après l’avoir découverte au fil de ses écoutes sur Deezer, et m’avait demandé si je la connaissais – j’adore quand elle me demande si je connais un.e artiste et surtout, j’adore si c’est bien le cas… Je lui ai dit la vérité, que je n’avais pas vraiment accroché « à l’époque » – et sincèrement, à part mon léger snobisme d’alors, je ne comprends pas pourquoi parce que cette chanteuse avait quand même – et ce jusqu’à son nom d’artiste à consonance hispanique – beaucoup d’atouts pour me plaire (mon ami Hervé m’avait d’ailleurs bien dit que j’avais tort). Alors, pour un autre média, j’ai demandé le mois dernier à écrire la chronique du nouvel album de Lana Del Rey, sans doute pour impressionner (un peu) ma fille et aussi parce que j’en avais déjà entendu deux ou trois chansons, et c’étaient deux ou trois belles chansons, des chansons de peu, surtout habillées par un piano et une voix débarrassée de toute frime, en particulier celle qui allait donner son titre au disque – et oui, il n’est pas vain de préciser que Chemtrails Over the Country Club, c’est quand même un bel album, hein…

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