
C’est une « ghost track » qui porterait bien son nom, mais qu’on n’aurait pas voulu reléguer en dernière place dans un jeu un peu artificiel avec l’auditeur. Ophélie est un morceau caché qui ne se cache pas, que Chevalrex expose comme une cicatrice. Une chanson fantôme de fantôme (« Sans Ophélie quel est mon nom ? »). La guitare classique y entre dans l’espace comme des musiciens qui se tiendraient hors champ d’un plan-séquence au milieu d’une clairière (où l’on entend les oiseaux, le vent, la rivière). Continuer la lecture de « 05. Ophélie / 06. Ophélie suite »




Le paradoxe du songwriter vaut bien celui du comédien. Il y a ceux qui cherchent à restituer au plus proche l’illusion de l’intimité, qui jouent le jeu du dévoilement privé pour mieux laisser croire à chaque auditeur qu’il partage, le temps d’une chanson, un peu d’un secret singulier et authentique. L’art sans artifice en quelque sorte. 
« Vous êtes plus penchés que nous, vous êtes trop lourds parce que vous êtes penchés, et vous êtes penchés donc vous tombez dans la boue »