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Sur le fil

Coraline Gaye / Photo : Breche de Roland
Coraline Gaye / Photo : Breche de Roland

Je ne sais pas comment vous allez vous, en ce moment, mais moi ça ne va pas trop trop bien. Le monde part en vrille, partout la colère, la vengeance et la pensée bas de plafond rognent peu à peu ce qu’il me restait d’espoir pour les années à venir. Alors je m’accroche à tout ce que je peux, le soleil revenu, l’amour des miens, les mots des livres et les chansons. Je cherche la beauté et parfois il arrive qu’elle me parvienne, car oui la beauté existe encore, j’en suis convaincue, il faut le croire. Continuer la lecture de « Sur le fil »

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Chiens de Faïence, Touché Coulé (Safe in the Rain/Langue Pendue)

Chiens de faïence, Touché CouléJe l’ai écouté pour la première fois un vendredi soir dans le bus 46 entre Montgallet et Voltaire, à la nuit déjà tombée. Vous voyez un peu la scène, vous connaissez le moment : la fin de semaine un peu hard, celle qui déconnecte des sentiments, qui laisse une pellicule un peu dégueu sur à peu près tout. À la première seconde d’écoute, je sais déjà que Touché Coulé va être un de mes trucs préférés. Comment se peut-il qu’on puisse encore en faire quelque chose comme ça, un truc, un disque, un EP. Que je trouve ça formidable de ne pas en revenir d’avoir un cœur, une pompe, un truc qui marche alors que tout autour est cassé. J’en reviens pas des êtres humains qui font encore des trucs d’êtres humains. 

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Pokett, Fives (autoproduit)

Pockett FivesOn ne va pas vous faire des secrets de polichinelle, on a souvent croisé la route de Stéphane Garry aka Pokett. Lors de la sortie de Crumble son premier album (2004) sur le label Intercontinental puis encore plus amicalement vôtre, lors d’une micro tournée en compagnie du géant et désormais très culte Paloma où des prises de bec exquises à propos de Dave Mustaine (Megadeth) nous ont finalement rapprochés. Et je crois bien que dans l’un des scopitones du groupe, l’on peut voir l’une de mes guitares, récupérée depuis en meilleur état qu’à l’origine, quoique. Mais il est vrai que depuis son départ pour l’Ouest, je n’avais pas franchement fait l’apéricouille avec ledit Garry. Et c’est donc d’autant plus réjouissant de se retrouver aujourd’hui par voie de presse avec Fives, le cinquième album de Pokett. Une fois de plus, après tout de même sept ans d’absence depuis le Time For A Change madré de 2019,  on a su prendre son temps et faire les choses bien, voire au mieux. Continuer la lecture de « Pokett, Fives (autoproduit) »

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« Oui, c’est qui ? C’est Miki »

Miki / Photo : Instagram
Miki / Photo : Instagram

C’était il y a un peu plus d’un an : son premier single Echec Et Mat, dans lequel elle se présente comme « une meuf kétaminée pâteuse pétasse » avant de se comparer à « la pom’pote au fond du frigo que personne n’ose plus toucher ni jeter » fait le tour des réseaux et médias avec son clip tourné devant un Buffalo Grill. Aujourd’hui ? Elle remplit l’Olympia et publie son album Industry Plant (comprendre : la chanteuse que l’industrie a placé là). Et histoire d’ironiser au sujet des critiques qu’elle reçoit, elle y répond dans son premier titre Yes : « Y’a des gens qui me traitent de silicone mais Billy Joel ! ». Sans tomber dans un album dédié à ses haters, elle les bénira simplement de « sa pop d’usine ». Continuer la lecture de « « Oui, c’est qui ? C’est Miki » »

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La victoire de Dééfait

Dééfait / Photo : Dana Elfenbaum
Dééfait / Photo : Dana Elfenbaum

Qui ?

Dééfait, c’est :

Ric Lara au chant
Enir Da à la basse
Grégoire Couvert à la guitare
Les frères Valero (Lucas à la guitare et Pablo à la batterie)
Ric jouait dans des groupes punk en 2000 au Mexique, Enir dans Dali Muru & The Polyphonic Swarm, les frères Valero dans Versolo – Two Bunnies In Love – Young Like Old Men et Pays P (liste non exhaustive). Quand à Grégoire, il est réalisateur, notamment du documentaire sur les Oiseaux-Tempête : Khamsin (2019).

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Nick Wheeldon trace sa route

Nick Wheeldon
Nick Wheeldon / Photo : Marina Cerrudo

Avec un cinquième album solo, la belle aventure de Nick Wheeldon (amorcée auprès de Os Noctàmbulos, 39th and The Nortons, The Necessary Separations) continue sa route. Le natif de Sheffield pour qui la vie semble se jouer à chaque fois qu’il monte sur scène semble s’être accélérée depuis quelques années. Pas un mois sans qu’il performe sa folk aussi sombre que solaire à travers le pays, qu’il compose ou qu’il enregistre. Ces neuf nouveaux titres, il les aura finalisés en sept jours, enregistrés en analogique à Lüe, une petite commune des Landes, section de cuivres et violon / piano / batterie compris. Continuer la lecture de « Nick Wheeldon trace sa route »

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Un petit dej de champion avec Special Friend

Special Friend / Photo : Jules Vandale
Special Friend / Photo : Jules Vandale

On pourrait presque dire que le duo franco-américain est né en même temps que ce site, puisque Guillaume Siracusa et l’hyperactive Erica Ashleson (Eggs, SCHØØL, Dog Park aussi) se sont rencontrés aux alentours de 2018 autour de mélodies slowcore et lofi, où planaient quelques fantômes nineties. Quelques années plus tard, après deux albums et pas mal de tournées, voici Clipping, un troisième disque enregistré par Alexis Fugain (Biche) et Margaux Bouchaudon (En Attendant Ana) et mixé à Londres par Syd Kemp (Ulrika Spacek, Caroline, Crack Cloud…) où le groupe s’émancipe de la douceur de ses débuts avec notamment ce pétillant Breakfast, bien plus uptempo que les rythmiques auxquelles le groupe nous avait habitués. Continuer la lecture de « Un petit dej de champion avec Special Friend »

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V/A, Wizzz! Vol. 5 (Born Bad Records)

Il y a 25 ans (déjà !) sortait la compilation Wizzz!. Derrière la magnifique pochette de Guy Peellaert se dessinait une vision alternative de la musique sixties française. Loin des bluettes de Claude François ou du rock fort de Johnny Hallyday, nous découvrions que les Français eux aussi s’étaient épris de pop, de psychédélisme, à la mode anglaise ou américaine. Nous sommes en 2026, un quart de siècle plus tard, Jean Baptiste Guillot sort un cinquième volume, sur son label Born Bad (ce n’était pas le cas de la première), quatre ans après la quatrième itération. En découvrant la magnifique pochette de Rocky, une question nous brûle les lèvres: cette Wizzz! sera-t-elle à la hauteur des précédentes ? L’interrogation n’est pas si anodine. Nous sommes désormais éloignés par soixante années de 1966. Continuer la lecture de « V/A, Wizzz! Vol. 5 (Born Bad Records) »