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Born Idiot, Coco Trip (autoproduit)

Le format EP a décidément la cote avec les groupes indés français. Tandis que nous évoquions ici même, récemment, Beach Youth ou Accident, Born Idiot propose à son tour un douze pouce dans ce format intermédiaire entre le simple et l’album. La raison n’est peut être pas tout à fait innocente, car l’EP a les faveurs de nombreux professionnels du milieu musical. Il constitue une carte de visite idéale pour un groupe. Moins complexe à digérer qu’un album pour prospecter, moins frustrant qu’un single, il offre la longueur idéale d’un échantillon à la fois suffisamment long pour donner envie sans pour autant tout dévoiler. Born Idiot n’a, en tout cas, pas ménagé ses efforts, offrant cinq chansons particulièrement réussies à travers ce Coco Trip.

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Beach Youth, Second (WW2W)

Si vous êtes un lecteur assidu de Section 26, et de nos écrits précédents, Beach Youth ne doit pas vous être totalement inconnu. Mon talentueux camarade Xavier Mazure (que trop discret) avait évoqué le groupe caennais dans un Sous Surveillance en décembre 2015 ! Plus récemment, nous nous étions rappelés au bon souvenir de cette double page aux conséquences inattendues dans la chronique du single de The Yetis.

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Requin Chagrin, Sémaphore (KMS Disques)

Il y a quatre ans, Marion Brunetto postait Adélaïde, une démo, sur soundcloud.  Requin Chagrin, le nom du projet est choisi un peu dans la précipitation. Il dessine pourtant en filigrane les contradictions inhérentes entre le succès et la délicatesse des chansons de Marion.  La trajectoire de Requin Chagrin marque en effet par sa singularité : après avoir publié le morceau sur la plateforme d’écoute et envoyé le lien à Laurent Bajon de La Souterraine, il s’en suit un crépitement médiatique aussi fascinant qu’inédit. Continuer « Requin Chagrin, Sémaphore (KMS Disques) »

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The Pains of Being Pure at Heart, The Pains of Being Pure at Heart (Slumberland)

En 2019, de nombreux classiques des années soixante et soixante-dix vont fêter de respectueux anniversaires (cinquante et quarante ans), mais n’existe-t-il pas des albums cultes (ou en passe de le devenir) plus proches de nous, auxquels nous pourrions davantage nous identifier, nous qui n’étions pas nés à la sortie de ces monuments ? En scrutant d’une attention débordante ma timeline facebook, je tombe sur un post de Slumberland qui rappelle à dessein les dix ans d’un disque qui m’a personnellement marqué : le premier album des Pains Of Being Pure At Heart, qui porte le nom du groupe. Vendredi dernier, le 1er février, je passais justement Young Adult Friction en ouverture d’un de mes dj sets au Supersonic, juste après un concert de Dead Horse One. La coïncidence était beaucoup trop troublante pour ne pas avoir envie de dire quelques mots sur ce disque significatif.

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EggS, EggS (Hellzapoppin, Howlin Banana)

EggSNous les avions découvert sur scène au Supersonic et en première partie d’En Attendant Ana au Chinois à Montreuil, voici enfin le premier EP des Parisiens de EggS. Derrière un énigmatique nom, quasiment impossible à retrouver dans les moteurs de recherche, quatre jeunes gens, croisés pour certains dans d’autres formations – notamment Joujou Jaguar pour deux d’entre eux, Charles et Greg. Le groupe, à bien des égards, matérialise particulièrement bien la dynamique de la scène indépendante francilienne actuelle. Continuer « EggS, EggS (Hellzapoppin, Howlin Banana) »

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Papercuts, Parallel Universe Blues (Slumberland)

Papercuts, Parallel Universe BluesCe n’est qu’avec la sortie de Parallel Universe Blues, sixième album de Papercuts, que j’ai découvert la dream pop de Jason Quever et le talent inouï de ce touche-à-tout californien. Tandis que j’écoutais Luna, Beach House ou The Mantles, c’est dans les studios d’enregistrement de ces derniers que le producteur s’affairait. Après quatre ans consacrés à la musique de ses pairs, il se recentre enfin sur sa propre production et, sans doute nourri par ces collaborations au sommet, délivre un album si actuel qu’il est naturellement passé pour celui d’une formation émergente auprès de mes oreilles profanes. Continuer « Papercuts, Parallel Universe Blues (Slumberland) »