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Yuzo Koshiro, Streets of Rage (I-II-III)

Le 30 novembre 1990, l’Europe découvrait la Mega Drive, deux ans après le Japon, l’une des premières consoles 16 bits du marché. Trois décennies plus tard, elle est rééditée par Sega sous forme d’émulateur, une tendance lourde du marché depuis quelques années avec l’apparition de version miniature et moderne (connectique HDMI, alimentation USB etc.) des NES, Super Nintendo, Playstation ou Neo Geo. Au-delà de la nostalgie des trentenaires et quadras pour la console de leur jeunesse, il y a la qualité de nombreux jeux de cette génération, exploitant souvent de manière très ingénieuse les limitations des machines de l’époque afin d’en tirer la quintessence, sur le plan sonore comme visuel. La Mega Drive inspira de nombreux programmateurs ou musiciens. Elle peut ainsi compter sur un solide catalogue, faisant souvent jeu égal avec sa principale rivale. La série Streets of Rage, en particulier les deux premiers épisodes, représente le zénith d’un genre, devenu beaucoup plus discret depuis, le Beat’em Up. Au delà des mécaniques imparables de jeu, la série séduit par son esthétique générale, à laquelle contribue largement la musique géniale de Yuzo Koshiro. Celle-ci se suffirait presque à elle-même, au point d’avoir été rééditée plusieurs fois en vinyle, notamment par le label britannique Data Disc. Continuer « Yuzo Koshiro, Streets of Rage (I-II-III) »

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David Pajo, 1968 (Drag City, 2006)

David Pajo, 1968Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Peut-être pour les quelques souvenirs qu’il m’avait laissés ou bien parce que ce soir, je n’(en) attendais pas grand-chose si ce n’est des moments de beauté qui viendraient se glisser entre les silences. Pourquoi l’avoir acheté à l’époque d’ailleurs ? Sûrement la pochette et les quelques histoires que j’avais lu sur lui. Ou peut-être ces mots lus récemment – « ….simplicité qui donne de la profondeur. » – ces mots qui m’ont fait penser à Bark PsychosisHex (1994)- , SlintSpiderland (1991)-, puis qui m’ont donné envie de. Tout ça, ce ne sont que des questions qui ne méritent pas de réponses. Continuer « David Pajo, 1968 (Drag City, 2006) »

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Peter Davison, Glide (Avocado Records, 1981)

La pochette de Glide de Peter DavisonIl faut croire que l’on a besoin d’un peu de paix. De silence. C’est peut-être l’époque qui veut ça. Une lourde fatigue greffée à l’échine, filant des envie d’ailleurs où s’étendre de tout son saoul pour oublier la pulsation des artères. Regardez-nous, explorateurs immobiles, ballotés au vent aléatoire des suggestions YouTube, tombant amoureux en cascade d’un obscur disque dédié aux plantes vertes, nous perdant par paquets de mille dans sa douceur analogique au point de la faire revenir des morts (immense Plantasia de Mort Garson, réédité en vinyle ce mois-ci chez Sacred Bones). Continuer « Peter Davison, Glide (Avocado Records, 1981) »

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Advertising, Jingles (EMI Records, 1978)

AdvertisingOn s’en aperçoit quarante ans plus tard : en l’an 1 post-punk (à savoir 1978), le réseau de la presse pop française a tiré la grande majorité de ses câbles pour traverser la Manche, et connecter nos cerveaux de façon quasi-exclusive à la new wave de nos voisins grands-bretons. Du coup, du haut de la tour Eiffel, l’équivalent outre-Atlantique de la même époque ressemble encore aujourd’hui à une contrée étrangère et vaguement inconnue mais ça, c’est une autre histoire, et on y reviendra un peu plus loin. Continuer « Advertising, Jingles (EMI Records, 1978) »

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Section 25, The Key Of Dreams, Factory Benelux, 1982

Section 25N’en déplaise aux conservateurs du Rock and Roll Hall Of Fame, la petite histoire de la musique pop moderne est pleine de disques passés aux oubliettes, et dont la valeur ne peut s’estimer au regard des exemplaires vendus, ni de leur descendance. La sensation de la redécouverte, c’est justement ce qui rend l’exercice de chercheur d’or auquel nous nous adonnons tous si passionnant, et les erreurs (rarement manifestes) ne se révèlent souvent que lors de la rencontre d’une subjectivité un peu snob avec l’un de ces disques laissés pour compte. Et tant mieux si le phénomène ressemble parfois davantage au frottement de deux babouches qu’à celui de la lampe par Aladdin. Ainsi, aujourd’hui encore, Section 25 est le groupe mineur de deux disques essentiellement réservés aux initiés : Always Now (1981) et From The Hip (1984). Continuer « Section 25, The Key Of Dreams, Factory Benelux, 1982 »

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The Nerves, The Nerves (auto-produit)

Depuis Los Angeles, cité des rêves déchus, épicentre de l’industrie du film et en partie de la musique, The Nerves n’auront, en quatre années d’existence (1974-1978), sorti qu’un unique EP 4 titres, auto-publié en 1976. S’ils n’ont guère laissé une discographie pléthorique, il serait cependant malheureux de s’en tenir à ce court curriculum vitae tant le groupe marqua les esprits, a posteriori de son existence. Continuer « The Nerves, The Nerves (auto-produit) »

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The Dentists, Some People Are On The Pitch They Think It’s All Over It Is Now (Spruck Records)

Le Medway fut, dans les années quatre vingt, presque une anomalie. La région abritait en effet une fantastique scène indépendante de groupes à guitare. Loin du tumulte de Londres, les formations s’en tapaient de faire la couverture du NME et s’inspiraient sans complexe des sixties, sans non plus s’inscrire dans le spectre fort étriqué du garage-revival et son cortège de guitares Vox Phantom branchés sur la fuzz en permanence. Continuer « The Dentists, Some People Are On The Pitch They Think It’s All Over It Is Now (Spruck Records) »

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Virgin Insanity, Illusions Of The Maintenance Man (Funky Record Co.)

Dans le monde du vinyle collector, le pressage privé, ou private press chez les anglophones, tient une place particulière.  Tirage à compte d’auteur en quelque sorte, souvent limité à plusieurs dizaines ou centaines de copies, sa rareté alimente forcément les fantasmes, ainsi que les enchères les plus déraisonnables sur eBay. Virgin Insanity rassemble à ce titre toutes les qualités que l’on peut attendre d’une autoproduction : introuvable (200 exemplaires), mystérieux (on ne connait ni le nom des musiciens, ni la date précise de publication entre 1970 et 1972), et, bien sûr, délicieusement bancal et amateur. Continuer « Virgin Insanity, Illusions Of The Maintenance Man (Funky Record Co.) »