
Trente raisons de redécouvrir la TR-808, la machine culte de Roland, en complément de l’article de la série Machines #7 à lire ici.
Playlist Youtube :
quotidien pop moderne since 1991

La TR-808 est désormais un classique. Ses sonorités figurent sur beaucoup de nos disques favoris. Le sujet, vaste et intimidant, se devait d’être traité avec le regard Section26, mais comment faire au juste ? À chaque interstice de la toile, des analyses ou des documentaires sur la vénérable 808 de Roland. À notre tour, nous nous penchons sur la boîte à rythmes à la robe gris métallique et aux boutons poussoirs aux allures de dégradé de coucher de soleil. Continuer la lecture de « Machines #7 : Roland TR-808, transistor mi amor »
Sixième épisode : Two Hands

Écrire comme activité peut se vider facilement, s’asphyxier sans peine : il suffit de ne pas vouloir être lu. Ou de croire donner à lire, en ne donnant qu’à l’inaccessible, au plus éloigné : un service de manuscrits, un comité de lecture, un visiteur de blog inexistant, une idole, quelqu’un qui ne répond pas, et j’en passe.
Et d’oublier que toute écriture est une inscription, une présentation de ce qui n’est pas là – soi, dont il faut savoir faire le deuil. On ne sera pas là quand on sera lu, et on ne lira que des absents. Je ne vais pas développer tout ce qu’il y a d’affaires de deuil à régler là-dessous, mais il peut s’agir d’une des nombreuses raisons qui font que l’on écrit, vraiment, ou non : accepter d’avoir maille à partir avec ça.
Ça peut effrayer, à bon droit. Ça calme parfois même les bavardages. Continuer la lecture de « Big Thief, ou comment rencontrer son groupe préféré à 38 ans (6/7) »
Cinquième épisode : Not

Le 31 juillet, Thomas chez Section26 me transfère le lien inattendu vers le prochain album de Big Thief.
Boum. Disque à paraître en octobre, la même année donc que U.F.O.F. Continuer la lecture de « Big Thief, ou comment rencontrer son groupe préféré à 38 ans (5/7) »
Septième épisode : The Toy

“The toy in my hand is real.”
Vous pouvez écouter cet album trois fois de suite, puis cette chanson attentivement, sa fin, puis Two Hands qui suit. Peut-être éprouverez-vous, sentirez-vous, déciderez-vous que Big Thief tient là son chef-d’œuvre. Ou un chef-d’œuvre de plus.
C’est possible.
Ou peut-être vous direz-vous que Big Thief en entier est un chef-d’œuvre, et qu’on peut réfléchir deux minutes à ça, à ce genre de renversement-là. A masterpiece. Continuer la lecture de « Big Thief, ou comment rencontrer son groupe préféré à 38 ans (7/7) »
Quatrième épisode : Masterpiece

Nous gagnons New York en bus pour passer la semaine chez Stephanie et David, qui habitent un appartement modeste de Brooklyn : manger, boire, discuter, rire. Ils ont vu Bikini Kill la semaine précédente, nous nous extasions à propos du Weyes Blood récemment sorti, nous vaquons, eux à leur travail, Maggie parfois au sien, moi à la découverte de la Grosse Pomme, parfois seul donc, le plus souvent avec elle. Continuer la lecture de « Big Thief, ou comment rencontrer son groupe préféré à 38 ans (4/7) »
Troisième épisode : Cattails

(You’ll be riding that train in late June / With the windows wide by your side)
Tôt le jour suivant la fin de Tinals, direction Marignane avant de monter dans un premier avion pour Paris, puis un deuxième pour Atlanta, puis enfin un troisième jusqu’à Charleston, Caroline du Sud. Nous nous rejoignons là-bas, Maggie – partie quelques jours auparavant – et moi, afin de passer une première partie de nos vacances avec sa famille, qui loue une maison dans le coin tous les ans – ils sont de l’Ohio. Continuer la lecture de « Big Thief, ou comment rencontrer son groupe préféré à 38 ans (3/7) »
Deuxième épisode : Mary

Un festival est une cérémonie, car il est une occasion du sacré.
C’est très important. Pas : très sérieux. Non, très important.
Depuis les Rock au Max clermontois du siècle dernier, depuis l’an 2000 et un premier Benicàssim, chaque année sans festival constitue une année moindre, parce que la vie change alors mieux qu’ailleurs.
En tant que récent Nîmois, Tinals représente un rêve réalisé, celui de dormir dans son lit après les effusions de la meilleure programmation indie de la saison, entre confidences et têtes d’affiche. Et on retrouve des trognes de nos petites internationales du goût, on en rencontre d’autres, on sourit et on danse beaucoup, on dodeline ou on crispe la mâchoire autour d’une cigarette en traversant les plus brutaux des émois, c’est selon et à la discrétion de chacun. Continuer la lecture de « Big Thief, ou comment rencontrer son groupe préféré à 38 ans (2/7) »