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Œ

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Photo : Thomas Chamonaz

Le 31 décembre dernier, pour clore 2017 en beauté, nous postions sur notre page Facebook Cause for great optimism des franco-toulousains-russo-équatoriens « Œ ». Un tube collaboratif et power pop du dernier jour de l’année reprenant les mots d’un David Shrigley faux-prêcheur d’optimisme, sous forme d’un vœu. La protéiforme de l’E dans l’O, c’est Olia Eichenbaum et Vincent Pieuvre et Marion Jo et Pedro Riofrío. C’est aussi une galaxie qui croise Sébastien Trihan, Julien Gasc, Astrobal ou Nina Savary, « et les autres, vrais amis dans la musiquequi forment souvent des chorales spontanées ». Leur catalogue « pop à suspense aux modulations vagues » est déjà foisonnant. Pour ceux qui auraient besoin de superlatifs ou de sources sûres avant de se jeter sur leurs premiers titres et reprises, imaginez un peu le meilleur de la pop synthétique et sensible agrémenté de références très soignées et poétiques où l’on y rencontrerait les rejetons de Stereolab, de Broadcast ou d’Hector Zazou — ou d’une internationale surréaliste. Sans doute n’avions-nous pas entendu une telle joie dans la nostalgie depuis la fin du siècle dernier. La preuve en images, toutes choisies par le groupe en réponse à mes questions…

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Lucrecia Dalt, Anticlines (RVNG Intl.)

Lucrecia Dalt AnticlinesSur la photo promo, on peut voir Lucrecia Dalt tenir une pierre devant ses yeux telle une Reine de Coupes d’un tarot ancien. Son regard concentré semble vouloir percer le secret immémorial de cet élément minéral tangible, et on peut emprunter le sens de cette figure divinatoire sans mal, tellement le sixième album de cette artiste d’origine colombienne, désormais berlinoise, nommé Anticlines représente l’aboutissement éclairé et merveilleux d’une démarche artistique et d’une recherche musicale sensible presque sans défaut, menée de main maîtresse depuis une petite dizaine d’années, en solo ou en collaboration avec, entres autres, Laurel Halo et Julia Holter. Continuer « Lucrecia Dalt, Anticlines (RVNG Intl.) »

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Always Now, section 2[6] & moi

Pourquoi j’adore et je déteste Peter Saville (comment je me suis disputée)

26. Le décompte était inexorable et nombre s’est soudain fait chair. Il fallait lui donner une forme, vite, bonne, belle. L’atmosphère était frondeuse et ça aurait pu être « Fact–ion » mais ce fut « Section ». Section-vingt-six, comme Section-Twenty-Five-Le-Groupe. En effet, quoi de plus naturel que d’aller puiser pour étendard une référence évidente dans l’entre-soi d’un catalogue pop moderne par excellence : Factory Records.

Le logo section25+1, ça commence donc à peu près comme ça, avec un pastiche de pastiche, avec le jaune et le noir, et surtout avec des mots fleuris de poète, comme un manifeste donc : « Nous, c’est Factory, et eux, c’est de la merde ». Continuer « Always Now, section 2[6] & moi »