
Alors que le label romainvillois Born Bad Records a récemment pris l’heureuse initiative de rééditer en vinyle la discographie complète des mythiques Calamités, les fans des rockeuses de Beaune n’auront pas manqué de jubiler en leur découvrant des petites sœurs parisiennes, Alvilda. Ces quatre nanas endiablées, incarnations de la « Rock and Roll Girl » idéale dont rêvait jadis Paul Collins dans son fameux hit de 1979, partagent avec leurs aînées le même goût pour les mélodies acidulées chantées en chœurs et les riffs incisifs imparables. Depuis sa sortie en 2021, on a joué en boucle sur nos platines les quatre micro-tubes de leur 45 tours Négatif, sorti sur le label allemand Alien Snatch! et on n’aura pas non plus boudé notre plaisir à l’écoute de leur nouveau hit Moustique, paru en octobre dernier sur la très réjouissante compilation Nuits Blanches, chez Lollipop Records. La power-pop revient donc en force en France et elle est loin d’avoir dit son dernier mot. Nina, chanteuse et guitariste d’Alvilda, a sélectionné pour nous quelques titres chers à son cœur. Continuer la lecture de « Selectorama : Alvilda »

Leur musique qui s’écoule tranquillement entre liberté formelle et pistes diaboliquement entêtantes s’échapperait d’une faille spatio-temporelle, qu’on n’en serait point étonnés. Peut-être d’une époque où les gens du jazz s’amourachaient de variété, où les compositeurs pour le cinéma revendiquaient des textures impures, pour emmener les auditeurs dans un voyage enfumé, sans retour. Le film d’
tirée de cette même cassette. On a vu dans cette pop une image un peu grise fluo, comme le tableau précis d’une errance dans l’univers synthétique des jeunes générations, balayées par le blues confinement, COVID, climat, tout ça. La vidéo donne le parfait contrepoint à cette musique de chambre (dans sa littéralité) en s’offrant un bon bol d’air. Comme celui que prennent les deux héroïnes de la vidéo en balade en forêt. Tiens, ça donne envie de poser son clavier et d’aller faire un petit tour dans les Vosges… Fin d’année en fanfare, car Clara revient aussi avec une compilation à rallonge où elle a invité la fine fleur des nuages numériques à réinterpréter les merveilleuses chansons de sa cassette !
A chantar m’er de so qu’eu no volria