John Bramwell, The Light Fantastic (autoproduit)

Il a souvent été question de lumière dans les chansons de John Bramwell. L’éclat solaire impromptu saisi au détour d’un nuage, le scintillement discret d’une étoile dans un ciel nocturne, la lueur du matin qui colore la grisaille sans pour autant la dissiper totalement. La métaphore pourrait sembler convenue mais elle condense, en l’occurrence, quelque … Continuer la lecture de « John Bramwell, The Light Fantastic (autoproduit) »

Sean O’Hagan (High Llamas) : « Je ne veux pas être qu’un conservateur du musée de la musique »

Une semaine s’est à peine écoulée depuis la publication de Hey Panda et dans le Landernau – petit, convenons-en – des passionnés d’indie-pop, le débat commence déjà à faire rage. Sacrilège ! On entend de l’auto-tune sur le nouvel album des High Llamas, ces gardiens consacrés d’un temple dont les piliers semblaient sculptés, depuis plus … Continuer la lecture de « Sean O’Hagan (High Llamas) : « Je ne veux pas être qu’un conservateur du musée de la musique » »

Adrianne Lenker, Bright Future (4AD)

Is this what you wanted ? To live in a house that is haunted By the ghost of you and me Un grain de sel, jamais sur les plaies. Qui publie donc entre deux tours de Terre en 2024 un disque enregistré en 2022, si vraisemblablement brut que l’on pourrait oublier de se cogner dedans, glisser … Continuer la lecture de « Adrianne Lenker, Bright Future (4AD) »

The Long Ryders, Native Sons (1984, Frontier Records / réédition Cherry Red)

On en est persuadé depuis longtemps : la transmission de témoin peut devenir parfois, en matière de musique, un art à part entière. Et même une forme majeure pour tous ceux qui bénéficie de l’expertise transitionnelle des passeurs les plus doués et les plus convaincus de la nécessité impérieuse de défendre une cause presque perdue. En … Continuer la lecture de « The Long Ryders, Native Sons (1984, Frontier Records / réédition Cherry Red) »

Le classement de la rédaction 2023

Il y a toujours quelque chose de l’artifice à tenter de redonner une cohérence collective à l’addition des préférences individuelles, à tous ces enthousiasmes singuliers et incommensurables que chacun d’entre nous essayons de mettre en mots et de partager le plus régulièrement possible. Pour la sixième année consécutive et, franchement, personne parmi nous n’aurait jamais … Continuer la lecture de « Le classement de la rédaction 2023 »

Nick Cave, Foi, Espérance et Carnage (Éditions de la Table Ronde)

My solution was a simple one. I decided to avoid whenever I could all of these words and instead use the one simple English word that evokes the whole notion of relationship : you. Norman Fischer La personne se tient debout, au bord gauche de la fosse, tournée vers jardin. Juchée sur l’une de ces parois … Continuer la lecture de « Nick Cave, Foi, Espérance et Carnage (Éditions de la Table Ronde) »

Guilty pleasure : « Bullet The Blue Sky » par U2 (The Joshua Tree, 1987)

La limite. Où et comment poser une limite ? Où et comment définir un « plaisir coupable » ? Un plaisir coupable, ça pourrait être par exemple choisir de ne pas juger certaines icônes malgré la merde qu’ils font (je pense à Michel H ou John Lydon, pas à Morrissey), ça  peut être un morceau top concon mièvre mais … Continuer la lecture de « Guilty pleasure : « Bullet The Blue Sky » par U2 (The Joshua Tree, 1987) »

Shannon Lay, Covers Vol. 1 (Sub Pop)

Gémir n’est pas de mise aux Marquises. Découvrir ces mots de Brel à l’orée de l’adolescence donnait le vertige, déjà, alors même que la gangue de jugement que l’on pouvait avoir pour un temps fermée autour de ses disques, de sa figure, parce qu’il s’agissait toujours de trier afin de s’y retrouver, et de se … Continuer la lecture de « Shannon Lay, Covers Vol. 1 (Sub Pop) »