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Leonard Cohen, Various Positions (Columbia, 1984)

Leonard Cohen
Leonard Cohen

If it be your will.
« Si telle est ta volonté. »

C’est ainsi que Leonard Cohen conclut la difficile deuxième période de sa carrière dite « des désamours », qui a succédé à la lune de miel entre le poète et son public, à sa bohème élégante mais sincère, inattaquable géographiquement — le Chelsea Hotel et Hydra avant l’arrivée de l’électricité sur l’île, qui dit mieux ? — et artistiquement — les recueils, le roman, puis les trois premiers albums, inattaquables — trop noirs ? Inattaquables. Continuer “Leonard Cohen, Various Positions (Columbia, 1984)”

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Les Coronados, N’importe Quoi (Romance)

Tout l’été, les albums qui ont échappé aux radars des plateformes de streaming.

Au panthéon des groupes rock français, les Coronados se situent quelque part entre Marie et les Garçons, les Dogs ou les Olivensteins. S’inscrivant dans cette tradition bien française des groupes élégants et sauvages, le dandysme électrique des Coros a marqué durablement la scène underground hexagonale à défaut de connaître un succès grand public. Aujourd’hui encore absent des sites de streaming, la discographie (deux albums) du groupe francilien est rééditée par les Niçois de Mono-Tone. Ils ont démarré en 2019 avec Un Lustre (1989), le second album de la formation, reste N’importe Quoi initialement paru en 1984 chez Romance Records, éphémère labels qui ne produisit qu’une dizaine de références (Les Injectés, Civils Radio entre autres). Continuer “Les Coronados, N’importe Quoi (Romance)”

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#35 : Stockholm Monsters, All At Once (Factory, 1984)

Stockholm Monsters, syndrome de la lose.
Stockholm Monsters, syndrome de la lose.

Sur un plateau de la balance, Virna Lindt, Attention Stockholm. Sur l’autre, les Stockholm Monsters. Brett Anderson et Suede n’ont pas été convoqués.
Aller chercher l’exception suédoise en matière de stratégie sanitaire, le pays européen où le confinement n’est pas appliqué, où les écoles, les bars et les restaurants restent ouverts, où le port du masque est considéré comme une option négligeable, tout ça juste pour justifier le choix d’un disque, pointe clairement, après cinq semaines de circonvolutions, les limites de l’exercice. Mon stock d’alibis commence à dangereusement s’épuiser, la valse des sélectionnables s’emballe. Certains, assurés d’être sur la feuille de match, se sont vus renvoyés en tribune. D’autres, suite à je ne sais quel tour de passe-passe, ont été extirpés du chapeau. Si la France compte 60 millions de sélectionneurs, j’en viens à reconsidérer la position d’un Didier Deschamps avec un peu moins d’animosité. Retour à l’arbitraire, donc.
Considérant le match du jour, le nom de l’équipe va être déterminant. The Compact Organization ayant eu les honneurs du post #1, et Factory étant jusqu’ici aux abonnés absents, c’est vers Palatine Road que se tourne le jury. Continuer “#35 : Stockholm Monsters, All At Once (Factory, 1984)”

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#30 : The Danse Society, 2000 Light Years From Home (Society Records, Arista, 1984)

The Danse Society, ombres et lumière.
The Danse Society, ombres et lumière.

Je lorgne sur certaines des listes de confinement qu’on a bien voulu me communiquer. Ad Astra, First Man, The Right Stuff (L’étoffe des héros), l’immarcescible 2001 : A Space Odyssey. Notre besoin d’évasion est impossible à rassasier – et nous pousse à maladroitement singer Stig Dagerman. Amusant comment toutes ces histoires de conquête de l’espace convoquent la claustration comme condition sine qua non. D’autres relisent Voyage autour de ma chambre, de Xavier De Maistre, et l’adoptent comme vade-mecum pour la période repliée. Ca vaut toujours mieux que Les Carnets du sous-sol, me direz-vous. Continuer “#30 : The Danse Society, 2000 Light Years From Home (Society Records, Arista, 1984)”