
À flanc d’église, Ménilmontant. On fume devant, on fume dedans, des cigarettes, des vraies. Les bières sont tirées du pack, vite rafraîchies, décapsulées pour 2,50 euros. Chez Eva Pritsky légendaire bar-brocante, 5 rue d’Eupatoria, le concert va commencer. J’inspecte la scène bricolée à même le sol, au centre baroque des objets de bazar : un arbuste de câbles maigres, quelques micros, un clavier Nord pour adultes, un Casio pour enfants, une rutilante guitare demie-caisse mal branchée dans un minuscule ampli-basse, quelques pédales tombées du camion, des jouets… Jean-Daniel Botta gesticule au comptoir face aux indigènes et sourit patiemment à celui-là qui regrette que le concert ne soit pas assuré par le groupe de punk qu’on ne sait pas qui avait promis. Et kurde en plus. Du punk kurde, ça promettait d’être pas mal. Remarque, il a vu la balance, et c’est peut-être bien punk un peu aussi votre machin, qu’il concède. Continuer la lecture de « Léonore Boulanger chez Eva Pritsky »
Pas un jour ne passe sans que l’un d’entre nous annonce son départ des réseaux sociaux. La démission de facebook devient l’une des nombreuses figures de styles du monde contemporain, une manière d’affirmer aux yeux des autres sa singularité. Reconnaissons être tous plongés dans une certaine lassitude vis à vis de l’application (ou du site) du géant américain ; la spontanéité des débuts a laissé place à une communication resserrée et contrôlée pas toujours propice à découvrir et échanger avec les autres. Mais parfois des limbes, surgit l’inattendu.
Mais comment en est-on arrivé là ? En à peine plus de dix ans, les choses ont incroyablement changé pour 
De la musique d’usage
C’est l’un de ces instants où le plaisir rare des retrouvailles se mêle à la tristesse du deuil puisque la publication de ce neuvième album de 