« I have a memory of a time and place where history resigned »
Débutant par une plage d’ouverture ample, nette et instantanément chaleureuse, A Beginner’s Mind, disque de retour au folk de Sufjan Stevens et Angelo de Augustine, annonce son programme sans détours. D’une part, la voix agile et souple d’Angelo de Augustine et d’autre part, le timbre fragile de Sufjan Stevens, enfin à nu après tant de dissimulations, réunis là pour conduire à deux des mélodies charpentées, immédiates, et aussi familières à l’oreille que du bois craquant dans la cheminée. Continuer la lecture de « Sufjan Stevens & Angelo de Augustine, A Beginner’s Mind (Asthmatic Kitty) »
Il a bien fallu s’y résigner ; il est plus rare de s’en réjouir : à chaque découverte, à chaque coup de cœur, le triomphe posthume de
On ne sait pas toujours de quoi est faite la réalité. Lorsque cet album sort, le 16 juin 1997, l’ouverture de son packaging médicamenteux et le décollement de l’opercule en alu du blister laissent planer dans toute la pièce l’aura opiacée de
Dans mon quartier, enfin là où j’habite parfois, il y a une femme qui crie souvent, presque tous les soirs entre 21 heures et 23 heures, elle fait son apparition. On ne sait jamais si elle engueule quelqu’un en particulier ou l’humanité toute entière. Personne ne s’occupe d’elle, personne ne la rassure, personne, pas même la personne à qui elle semble s’adresser, personne ne fait plus attention à elle. Elle fait désormais partie du décor. Un décor permanent d’indifférence. Les raisons existent. On n’a pas à suppléer à la psychiatrie. On ne peut plus rien faire pour elle. Pis, on en a de moins en moins l’idée, ni le désir. En plus, les deux tiers de ce qu’elle émet est un sabir inintelligible que la colère n’arrange en rien.
Il faut compter ici pas moins de neuf disques – tous les albums originaux avec leurs bonus respectifs, de 
Pour ce nouvel album, son vingt-et-unième depuis 2007, 