Catégories mixtapeÉtiquettes , , , , ,

I Like 2 Stay Home #40 : Emotional Haircut

Un mix thématique par jour à écouter en temps de confinement.

S’il n’avait pas fait carrière avec The Go-Betweens, Robert Forster aurait aimé être coiffeur. Les cheveux ont toujours été une des ses principales obsessions. Dans les années 80, il y avait même consacré un article dans Debris, le fanzine de Dave Haslam. Comme pour beaucoup d’entre nous dans cette dernière ligne droite du confinement, il doit se regarder dans le miroir de sa salle de bain le matin et être prêt à offrir un rein en échange d’un rendez-vous chez le coiffeur. S’il faut bien entendu relativiser, cette marotte de la coiffure incontrôlable est telle que la rédaction de Section 26 a joint ses forces pour vous proposer un mix autour des cheveux. Certains titres comme Devil’s Haircut ou The Long Hair Of Death n’ont jamais été autant d’actualité.

Continuer la lecture de « I Like 2 Stay Home #40 : Emotional Haircut »

Catégories selectoramaÉtiquettes , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Selectorama : Rustin Man

Rustin Man
Rustin Man / photo : Lawrence Watson

Après 17 années de silence radio depuis la sortie de son album avec Beth Gibbons, Rustin Man nous a gratifié de deux albums en l’espace d’un an. Enregistrés lors des mêmes sessions, ils se démarquent par des atmosphères différentes. Si Drift Code est un album dense et électrique Clockdust en est une variation plus aérée et cinématographique. Il aura fallu quinze ans à Paul Webb, l’ancien bassiste de Talk Talk, pour finaliser ces enregistrements. Lee Harris, dont il semble inséparable depuis la séparation du groupe en 1992, est venu lui prêter main forte sur quelques titres. Une grande variété influences musicales ont orienté son approche pendant ces années de travail. De Sigur Ros à Ministry, il revient en détail sur la majorité d’entre elles dans ce selectorama conséquent, et très riche en anecdotes. Continuer la lecture de « Selectorama : Rustin Man »

Catégories selectoramaÉtiquettes , , , , , , , , , , ,

Selectorama : NZCA Lines

Michael Lovett / NZCA Lines
Michael Lovett / NZCA Lines

La vidéo de Pure Luxury, premier single extrait du troisième album de NZCA Lines, sort aujourd’hui. Derrière ce nom se cache Michael Lovett, cerveau unique de ce projet, membre de Metronomy et musicien de session réputé (présent dès les débuts de Christine & The Queens). Pour son Selectorama, il s’est focalisé sur ses découvertes récentes et ses influences. Ses choix sont en parfaite cohérence avec l’univers pop et électronique de ses albums, où les mélodies accrocheuses dissimulent toujours une noirceur sous-jacente. A l’image de Pure Luxury, qui met en parallèle l’obsession du paraître et le futur incertain de notre planète. Totalement d’actualité.
Continuer la lecture de « Selectorama : NZCA Lines »

Catégories mixtapeÉtiquettes , , , ,

I Like 2 Stay Home #20 : Mute early years (1978-1988)

Un mix thématique par jour à écouter en temps de confinement.

Daniel Miller n’avait qu’une seule ambition en créant Mute Records en 1978 : sortir un single de son projet solo The Normal. S’il a par la suite signé Depeche Mode, Nick Cave & The Bad Seeds ou plus récemment New Order, cette partie immergée de l’iceberg a souvent fait de l’ombre à des sorties plus expérimentales. La passion de Miller pour la scène allemande des années 70 (Kraftwerk, Can, Neu! et consorts), a marqué au fer rouge les premières années du label. C’est cette facette que nous avons décidé d’explorer avec playlist qui montre également à quel point Mute était une histoire de famille. Les membre de Depeche Mode, Wire, Fad Gadget ont par exemple créé d’autres groupes, collaboré avec des artistes Mute ou bien sorti des projets solos. Les grosses pointures de l’époque ont depuis quitté le navire, mais quarante-deux années après sa création, Mute Records est encore un formidable laboratoire de recherche. Continuer la lecture de « I Like 2 Stay Home #20 : Mute early years (1978-1988) »

Catégories mixtapeÉtiquettes , , , , , , ,

I Like 2 Stay Home #11 : Dogs are everywhere

Un mix thématique par jour à écouter en temps de confinement.

L’histoire de la musique ne manque pas d’anecdotes sur les chiens, meilleurs amis des amoureux de pop moderne. Si certaines sont bien connues, comme Martha, My Dear qui parle du chien de McCartney, d’autres sont plus obscures. Par exemple, le titre Nelson d’Hubert Mounier parle du chien de Vanessa Paradis… Cette sélection de 26 titres est inspirée par ma chienne, Sonia, qui malgré de longues heures de télétravail depuis le début du confinement, rythme ma vie au gré de ses envies de se promener, de jouer ou de manger. Comme disait Macca : Take a good look around you, Take a good look you’re bound to see, That you and me were meant to be, With each other, Silly girl. Continuer la lecture de « I Like 2 Stay Home #11 : Dogs are everywhere »

Catégories interviewÉtiquettes , ,

The Proper Ornaments : « Notre seule règle était que tout devait rester simple. »

Nouvel album pour les anglais, à peine quelques mois après le précédent.

The Proper Ornaments
The Proper Ornaments

Quelques mois après la parution de 6 Lenins, les Proper Ornaments sont de retour avec Missions Bells. Plus aéré et synthétique que son prédécesseur, ce cinquième album a été conçu dans la foulée de la dernière tournée du groupe. Sans jamais se répéter, James Hoare et Max Oscarnold y perpétuent la tradition d’une pop psyché mélancolique et intemporelle. Ils nous ont accordé un entretien où ils reviennent sur les dix ans du groupe, la vie dans les squats et la précarité, mais surtout leur attachement au Do It Yourself. Derrière l’apparente mélancolie et la douceur de leur musique, les Proper Ornaments ne seraient-ils pas l’ultime groupe punk ? Continuer la lecture de « The Proper Ornaments : « Notre seule règle était que tout devait rester simple. » »

Catégories interviewÉtiquettes , , , ,

Mark Hollis, une interview oubliée – Janvier 1998

Mark Hollis
Mark Hollis

Le 25 février 2019 a été une journée noire pour tout admirateur de la pop anglaise dans ce qu’elle a de plus ambitieux, avant-gardiste et intemporel, un peu plus de trois ans après le chant du cygne de Bowie. La disparition de Mark Hollis, dont nous n’avions presque plus aucune nouvelle depuis 1998, sonnait le glas de nos espoirs d’entendre à nouveau sa voix si particulière, lui qui osa l’utiliser comme un instrument (oui, c’est un cliché !), mais un de ceux dont personne n’avait joué avant. Je me consolais en me disant que j’avais eu la chance de le rencontrer il y a plus de vingt ans, quelques semaines après Christophe Basterra dont l’article figure ici-même. Je ne vais donc pas ajouter grand-chose de plus, il l’a si bien écrit.
Mais… Continuer la lecture de « Mark Hollis, une interview oubliée – Janvier 1998 »

Catégories interviewÉtiquettes , , ,

Destroyer : « Donner forme à un album reste un mystère pour moi »

Destroyer
Destroyer / Photo : Alain Bibal

Destroyer vient de sortir Have We Met, son treizième album. Projet initialement centré autour de la paranoïa liée au changement de siècle, il s’est transformé en un recueil de titres intenses mais pop. Dan Bejar le crie haut et fort, s’il est l’homme à tout faire de Destroyer, il délègue une bonne partie du processus créatif à ses fidèles collaborateurs. Il a conçu Have We Met en isolement total, lançant les idées et attendant impatiemment de recevoir les résultats par e-mail. La prise de risque artistique a payé. Ce disque qu’il pensait ne pouvoir jamais finir s’éloigne des influences parfois flagrantes de ces albums précédents. Bejar nous a accordé un long entretien au cours duquel il nous parle ouvertement de ses conflits intérieurs, de ses albums passés, de ses obsessions musicales et de son rapport à la vieillesse. Continuer la lecture de « Destroyer : « Donner forme à un album reste un mystère pour moi » »