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I Like 2 Stay Home #5 : Lucio Battisti

Un mix thématique par jour à écouter en temps de confinement.

Je conserve soigneusement une compilation semi-licite de l’édition 1969 du Festival di Sanremo. Non pas pour France Gall qui s’y produisit — comme elle s’est produite dans tous les concours de chants de l’après-guerre –, pas non plus pour la chanson qui remportera le concours, Zingara de Bobby Solo et Iva Zanicchi. Un couple que l’on croirait sorti d’un roman populaire : lui, cheveux en arrière et visage coulant de maquillage et elle, triste et malicieuse poupée de téléviseurs.

Non, je la conserve pour ce qui, dans les sillons, manque : les manifestations nourries alors que l’Italie entre dans les années de plomb, le premier attentat des dites années, le contre-Sanremo socialiste qui se produisit en même temps, et, plus que tout encore, Lucio Battisti. Continuer « I Like 2 Stay Home #5 : Lucio Battisti »

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Andrea Laszlo de Simone, Immensità (42 Records)

Échappant plutôt par le haut au narratif du renouveau de la pop italienne coincé entre San Remo et Sorrentino, Andrea Laszlo de Simone est suivi par quelques-uns de ce côté des Alpes depuis son Uomo Donna, album ample, gras et pourtant merveilleux qui s’imposait comme neuf malgré l’évidence de son ambition anachronique. Plutôt que de ciseler, potentialiser et photocopier son talent mélodique, le chanteur turinois délayait, aérait et laissait filer, entre les chansons, des longues plages de vie aux accents pastoraux. Je fus ainsi surpris un jour par le mode aléatoire qui fit se superposer Questo non è amore et Heart of the Country de Paul et Linda McCartney comme une naturelle association d’idées, un raccord cinématographique. Il y avait un romantisme archaïque dans Uoma Donna qui faisait revenir des images du Heureux comme Lazzaro d’Alice Rohrwacher (2018), des prolétaires des premiers Visconti, ou encore, plus récemment, du cinéma de Pietro Marcello. Une filiation paysanne et romantique qui, par son contre-point anachronique, rend le monde plus vrai. Continuer « Andrea Laszlo de Simone, Immensità (42 Records) »

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Nicolò Carnesi, Ho bisogno di dirti domani (Porto Records)

Pop italienne, ancora tu. C’est vrai qu’il y en a marre, en France, les ondes diffusent trop Myss Keta, pas un « prime time » sans une synchro de Coma Cose, aucun dancefloor nous épargne une piste disco signée Bruno Bellissimo. Bref, trop d’Italie s’étale sur la cartographie musicale : basta. Et maintenant Nicolò Carnesi… C’est qui ? Un auteur-compositeur-interprète, grand binoclard aux yeux de labrador mélancolique, à la tignasse qui laisserait supposer que son coiffeur a mis la clé sous la porte pour finir derrière les barreaux. Nicolò vient de sortir son quatrième album, Ho bisogno di dirti domani. Et c’est peut-être son meilleur. Continuer « Nicolò Carnesi, Ho bisogno di dirti domani (Porto Records) »

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Recensione : Nicolò Carnesi, Ho bisogno di dirti domani (Porto Records)

Pop italiano, ancora tu. Non ce la faccio più, in Francia, la radio passa sempre la Myss Keta, non c’è una prima serata in TV senza un pezzo dei Coma Cose, non c’è una pista da ballo senza un brano disco di Bruno Bellissimo. In poche parole, l’Italia occupa troppo spazio sulla mappatura musicale : basta. Ed ecco Nicolò Carnesi… Ma chi è ? Un cantautore-interprete, alto raga occhialuto con gli occhi da labrador malinconico, col ciuffo di capelli da far credere che il parrucchiere ha traslocato alla chetichella per finire dietro le sbarre. Nicolò ha appena uscito il suo quarto album, Ho bisogno di dirti domani. Potrebbe essere il suo migliore. Continuer « Recensione : Nicolò Carnesi, Ho bisogno di dirti domani (Porto Records) »

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La dolce vita par David Rimokh

L’été italo

Ses instantanés d’un été en Italie ont illustré les articles de ce week-end dédié à l’Italo sur section26. Voici pour le clore, un portfolio par David Rimokh.

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Donald Pierre : Glace à l’italo

L’été italo

Donald Pierre
Donald Pierre

Le jeune Romain Guerret a vécu ses premiers émois dans les années 80, et l’italo disco l’a bouleversé. Le chanteur d’Aline, s’il s’est d’ailleurs par le passé rêvé crooner jetable et synthétique sur les deux albums de son projet solo Dondolo, a relancé sa carrière en marge des deux albums d’Aline et officie désormais sous le nom de Donald Pierre avec le tube (Elle Est Partie) Ma Panthère, passé beaucoup trop inaperçu en 2018. Depuis, cet infatigable jeune homme a bouclé l’album d’Alex Rossi, dont le single Tutto Va Bene Quando Facciamo L’amore avec Jo Wedin, a fondu tout l’été avant sa sortie prochaine. Il met une touche finale à la production du disque de mOnde, et retourne se consacrer à son prochain album personnel, mais a tout de même trouvé le temps de retourner dans son enfance pour partager ses vibrants souvenirs d’italo. Continuer « Donald Pierre : Glace à l’italo »

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De la Hague à Rimini

L’été italo

La Dolce vita - Italie, 2019 / Photo : David Rimokh
La Dolce vita – Italie, 2019 / Photo : David Rimokh

Après plusieurs années au sommet des hit parades, l’italo disco a fait pschitt vers 1987 – 88, surpassée par l’indie rock, la techno et la house qui passionneront la décennie 90. Pourtant dans l’ombre, des collectionneurs ont continué à louer sa grandeur. C’est la ténacité d’aficionados hollandais ou australiens, véritables passeurs, qui va présenter ce genre, souvent raillé pour ses excès stylistiques à une nouvelle génération, aguerrie aux sonorités synthétiques et sans doute plus ouverte d’esprit. Depuis le début du siècle, des collectifs et des artistes ont ainsi rêvé l’âge d’or de l’italo disco et rejoué ses mélopées dansantes. Continuer « De la Hague à Rimini »

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Tutto va bene

La playlist Italo

Pour prolonger l’été et accompagner les témoignages et billets d’humeur de nos invités sur l’italo disco, plongeons-nous dans le bleu synthétique d’une pop sucrée aux refrains guimauve et aux rythmes dansants, qui a occupé les charts des années 80 et inspiré à de nombreux artistes des déviations électroniques plus contemporaines.