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Selectorama : Luke Haines

Luke Haines / Photo : Tom Pilston

Comment le guitariste d’un des plus grands groupes du monde s’est t-il retrouvé à enregistrer un album avec le guitariste d’un des groupes le plus injustement méconnu du monde ? Grâce à Lou Reed. Peter Buck a en effet acheté une des peintures de la série des 72 Lou Reed réalisée par Luke Haines. Les deux hommes ont sympathisé et décidé d’enregistrer ensemble. Les exemples sont nombreux, les collaborations entre des artistes que l’on respecte sont souvent loin du résultat escompté. Beat Poetry For The Revivalist est une exception. À la fois enlevé et étrange, le disque se révèle plus proche de l’univers de Haines, on pense parfois à Baader Meinhof, qu’à celui de l’ex R.E.M.. Haines, connu pour ses textes brillants et souvent étonnants ne déroge pas à la règle avec des textes tournant autour de Pol Pot, une radio qui ne passe que du Donovan ou bien Bigfoot. On se demande comme souvent quelle est la part d’excentricité, de génie ou de mauvaise foi chez Luke Haines. Ce selectorama vous le prouvera, il est un peu tout cela à la fois. Continuer « Selectorama : Luke Haines »

Catégories 45 tours de confinementÉtiquettes , , , ,

#19 : Eyeless In Gaza, Others (Cherry Red, 1981)

Eyeless In Gaza, tronc commun.
Eyeless In Gaza, tronc commun.

Que deviennent les autres, proches comme ennemis, quand tu ne les vois plus ? Peut-on tendre à une certaine plénitude en se laissant socialement distancer ? L’altérité est-elle soluble dans le confinement ? Vous avez deux heures. Continuer « #19 : Eyeless In Gaza, Others (Cherry Red, 1981) »

Catégories billet d’humeur, chronique rééditionÉtiquettes , , , , ,

Le flou et la transparence

Lawrence, Felt
Lawrence, captation d’image extraite d’une vidéo YouTube de Felt « Why Do I Cry » (Live London 04/12/1985)

De même que Bernard Noël a jadis postulé qu’il y avait l’écriture du voile et celle du dévoilement, de même on peut dire qu’il y a deux façons de produire un disque : la réaliste, la non réaliste. L’une vise à donner l’illusion que les musiciens sont dans la pièce, l’autre que la musique ne vient pas d’instruments joués, mais d’un « quelque part » qui serait comme le rêve de la chanson soudain magiquement rendu à notre oreille : ainsi de la lumière sur une toile de Turner, qui paraît sans rapport avec la réalité matérielle des pinceaux… Continuer « Le flou et la transparence »