Catégories sunday archiveÉtiquettes , , , , , , , ,

Black Box Recorder : noir, c’est noir

Black Box Recorder, Londres 1998 / Photo : Ramón Escobosa
Black Box Recorder, Londres 1998 / Photo : Ramón Escobosa

Le temps passe toujours un peu plus vite mais il reste quand même quelque chose de rassurant : se dire que finalement, tout (oui, ou presque) reste possible. En tout cas, c’est à peu près (oui, ou plutôt très exactement) ce que j’ai pensé quand j’ai appris un peu plus tôt cette année la reformation de Black Box Recorder le temps d’abord d’un concert londonien, puis d’un concert parisien – ce vendredi 24 septembre, mais c’est complet je crois. Aujourd’hui, je ne suis pas certain que tout le monde se souvienne de Black Box Recorder. Mais dans les bureaux de la RPM canal historique, la découverte de l’existence d’un tel projet avait sans doute été fêté par une semaine d’apéritifs – non pas parce que dans ce trio mixte, figurait le spécialiste de l’humour vache et noir, Luke Haines, enfant presque chéri des critiques  (de part et d’autre de la Manche, mais surtout sur nos rivages) qui avait su faire sien l’art du contre-pied : d’un disque sous très forte influence The Go-Betweens à un album produit par l’ascétique Steve Albini, il n’y avait pour lui qu’un pas. Mais dans les locaux de la RPM, c’est surtout la présence de John Moore qui avait provoqué une certaine excitation. Continuer la lecture de « Black Box Recorder : noir, c’est noir »

Catégories selectoramaÉtiquettes , , ,

Selectorama : Luke Haines

Luke Haines / Photo : Tom Pilston

Comment le guitariste d’un des plus grands groupes du monde s’est t-il retrouvé à enregistrer un album avec le guitariste d’un des groupes le plus injustement méconnu du monde ? Grâce à Lou Reed. Peter Buck a en effet acheté une des peintures de la série des 72 Lou Reed réalisée par Luke Haines. Les deux hommes ont sympathisé et décidé d’enregistrer ensemble. Les exemples sont nombreux, les collaborations entre des artistes que l’on respecte sont souvent loin du résultat escompté. Beat Poetry For The Revivalist est une exception. À la fois enlevé et étrange, le disque se révèle plus proche de l’univers de Haines, on pense parfois à Baader Meinhof, qu’à celui de l’ex R.E.M.. Haines, connu pour ses textes brillants et souvent étonnants ne déroge pas à la règle avec des textes tournant autour de Pol Pot, une radio qui ne passe que du Donovan ou bien Bigfoot. On se demande comme souvent quelle est la part d’excentricité, de génie ou de mauvaise foi chez Luke Haines. Ce selectorama vous le prouvera, il est un peu tout cela à la fois. Continuer la lecture de « Selectorama : Luke Haines »